Un an après la disparition tragique de Betsy Arakawa, épouse de l’acteur Gene Hackman, les circonstances de son décès restent marquées par le mystère de l’hantavirus, comme le rapporte Le Figaro. Sa mort, survenue en février 2025 dans leur résidence de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, a précédé celle de son mari quelques jours plus tard. Aujourd’hui, ce même virus, généralement transmis par les rongeurs, fait l’objet d’une alerte sanitaire mondiale après une épidémie à bord d’un navire de croisière.

Ce qu'il faut retenir

  • Betsy Arakawa est décédée d’une infection pulmonaire à hantavirus en février 2025 dans leur maison de Santa Fe.
  • Le virus, souvent mortel dans 50 % des cas, a également provoqué trois décès et sept cas confirmés à bord du MV Hondius en avril 2026.
  • Gene Hackman, âgé de 95 ans, est mort d’une maladie cardiovasculaire, sans être infecté par l’hantavirus.
  • La souche en circulation dans le sud-ouest des États-Unis n’est pas transmissible entre humains, selon les autorités sanitaires.
  • Les symptômes de Betsy Arakawa évoquaient ceux de la grippe, mais son état n’a pas été correctement identifié par son médecin.

Une mort inexpliquée qui révèle une menace sanitaire

Le 26 février 2025, les corps de Betsy Arakawa et de Gene Hackman sont découverts dans leur domicile de Santa Fe. La scène, décrite par les enquêteurs, est troublante : la salle de bains de la défunte est jonchée de vêtements et de draps, tandis qu’un berger allemand se tient près de son cadavre en décomposition. « Il monte la garde », aurait lancé une policière, selon le rapport d’enquête. Dans une autre pièce, un second chien est retrouvé mort de déshydratation dans sa cage. Quant à Gene Hackman, son corps est retrouvé habillé, des lunettes de soleil à proximité.

Aucune trace d’effraction ni d’acte criminel n’est relevée. Les autorités envisagent d’abord une fuite de monoxyde de carbone avant d’écarter cette piste. C’est finalement l’autopsie qui révèle la cause du décès de Betsy Arakawa : une infection pulmonaire à hantavirus, contractée au contact de rongeurs contaminés ayant infesté la maison.

Une maladie méconnue, mais aux conséquences potentiellement mortelles

Selon la médecin légiste Heather Jarrell, interrogée par Le Figaro, « la maladie se produit après une exposition d’une à huit semaines aux excréments d’une espèce particulière de souris porteuse de l’hantavirus ». Les autorités sanitaires du Nouveau-Mexique confirment que la souche circulant dans la région peut être mortelle dans 50 % des cas. Heureusement, ce virus n’est pas transmissible entre humains, une information confirmée par l’absence de contamination de Gene Hackman, dont le test s’est révélé négatif.

Gene Hackman, lui, est décédé d’une « maladie cardiovasculaire athéroscléreuse et hypertensive grave », selon le bureau du médecin légiste du Nouveau-Mexique. Son autopsie révèle également des antécédents d’insuffisance cardiaque congestive, des changements hypertensifs chroniques et des lésions rénales graves. Par ailleurs, les données de son pacemaker montrent des infarctus du myocarde à distance, tandis que son cerveau présente des signes microscopiques de maladie d’Alzheimer à un stade avancé, qualifiée de « facteur contributif significatif » à son décès.

Un jeûne prolongé et des recherches médicales infructueuses

Le rapport d’autopsie souligne un autre élément troublant : Gene Hackman n’avait pas mangé depuis plusieurs jours avant sa mort. Son taux d’acétone dans le sang atteignait 5,3 mg/dl, un niveau normalement limité à 0,3 mg/dl. Ce solvant peut résulter d’un jeûne prolongé, d’un diabète non contrôlé ou de l’ingestion d’isopropanol. Pour Betsy Arakawa, son état de santé préoccupait son entourage. Une analyse de ses dernières recherches en ligne révèle qu’elle s’est interrogée sur les symptômes de la grippe, comme « Le Covid peut-il causer des vertiges ? ».

Selon Le Parisien, la pianiste aurait tenté de consulter son médecin de famille, mais ce dernier n’a pas identifié la nature de ses symptômes. Le 11 février 2025, elle envoie un mail à sa masseuse pour reporter un rendez-vous « par excès de prudence », après que Gene Hackman s’est réveillé avec des symptômes grippaux. Ce même jour, elle effectue une dernière recherche en ligne sur les « soins médicaux à domicile à Santa Fe » avant de décéder quelques heures plus tard.

L’hantavirus, une menace qui resurgit en 2026

Un an après la mort du couple, l’hantavirus refait surface à l’échelle internationale. Le 1er avril 2026, le navire de croisière MV Hondius, parti d’Ushuaïa en Argentine, doit procéder à l’évacuation d’urgence de ses passagers après la découverte d’un foyer d’hantavirus. Trois décès sont confirmés, dont deux cas avérés d’infection à hantavirus, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Sept autres cas sont confirmés, et un probable supplémentaire est signalé. Cette résurgence rappelle celle de 2018 en Argentine, où une fête d’anniversaire avait entraîné 34 contaminations et 11 morts.

La situation soulève des questions sur la propagation de cette maladie, généralement associée aux zones rurales ou aux milieux infestés par les rongeurs. Les autorités sanitaires rappellent que l’hantavirus se contracte par inhalation de particules virales issues des excréments, de l’urine ou de la salive de rongeurs infectés. Aucun vaccin n’est actuellement disponible, bien que des recherches soient en cours.

Et maintenant ?

Face à la résurgence de l’hantavirus, les autorités sanitaires internationales devraient renforcer les protocoles de surveillance, notamment dans les zones à risque et à bord des navires de croisière. Une enquête épidémiologique est en cours pour identifier l’origine de la contamination à bord du MV Hondius, tandis que des campagnes de sensibilisation pourraient être lancées pour informer les voyageurs et les résidents des régions concernées. La question d’un vaccin reste en suspens, mais des études sont menées pour évaluer son efficacité. Enfin, les proches de Gene Hackman et Betsy Arakawa n’ont pas encore réagi publiquement à cette actualité.

L’hantavirus, longtemps considéré comme une maladie rare et localisée, s’impose aujourd’hui comme une menace sanitaire globale. Son mode de transmission, son taux de mortalité élevé et l’absence de traitement spécifique en font une priorité pour les autorités. En attendant, les voyageurs et les résidents des zones infestées par les rongeurs sont invités à prendre des précautions, comme le recommande l’OMS.

L’hantavirus se transmet principalement par inhalation de particules virales présentes dans les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs infectés. La maladie n’est pas transmissible entre humains, selon les autorités sanitaires.

À ce jour, aucun vaccin n’est disponible pour prévenir l’hantavirus. Des recherches sont en cours pour évaluer l’efficacité de traitements potentiels, mais aucun résultat concret n’a encore été annoncé.