Un navire de croisière touché par un foyer de hantavirus, une maladie virale rare et potentiellement mortelle, a accosté dimanche aux îles Canaries, en Espagne, avec 147 personnes à son bord. Selon Euronews FR, les passagers et membres d’équipage, originaires de 23 nationalités différentes dont 70 Européens, ont été soumis à un protocole sanitaire d’urgence coordonné par les autorités espagnoles, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).
Tous les occupants du navire ont été examinés à bord avant d’être rapatriés vers leur pays d’origine pour une période d’isolement de 42 à 45 jours, selon les recommandations sanitaires. Sur les 147 personnes à bord, 54 restent encore à bord : 32 passagers poursuivront le voyage par voie maritime tandis que 22 autres seront transférés par avion vers les Pays-Bas, dont six en partance pour l’Australie. Les autorités européennes ont mis en place un suivi médical strict pour prévenir tout risque de propagation.
Ce qu’il faut retenir
- 147 personnes à bord du paquebot, dont 70 Européens, après l’apparition d’un foyer de hantavirus, une maladie virale rare et potentiellement mortelle.
- Tous les passagers ont été examinés à bord avant d’être rapatriés pour une quarantaine de 42 à 45 jours, selon leur nationalité.
- 54 personnes restent à bord : 32 continuent le voyage par mer, 22 sont transférées par avion vers les Pays-Bas, dont six pour l’Australie.
- En Espagne, les 14 ressortissants espagnols sont isolés à l’hôpital militaire Gómez Ulla de Madrid pour une quarantaine de 42 jours.
- En France, cinq passagers ont été rapatriés, dont un cas confirmé de hantavirus ayant développé des symptômes pendant le transfert.
Un foyer de hantavirus détecté à bord : les passagers répartis dans toute l’Europe
Le paquebot a accosté dimanche aux îles Canaries après qu’un cas de hantavirus ait été identifié à bord. Selon Euronews FR, l’ensemble des 147 passagers et membres d’équipage ont subi des tests médicaux avant leur rapatriement vers leur pays d’origine. L’opération a été coordonnée avec l’OMS et l’ECDC pour garantir une prise en charge uniforme et sécurisée.
Parmi les passagers, 54 personnes restent encore à bord : 32 poursuivent le voyage par voie maritime, tandis que 22 autres seront transférés par avion vers les Pays-Bas. Six de ces passagers néerlandais sont ensuite en partance pour l’Australie, où ils devront également observer une période d’isolement prolongée. Les autorités sanitaires européennes insistent sur la nécessité de respecter strictement les mesures d’isolement pour éviter toute propagation du virus.
Espagne : 14 ressortissants en quarantaine à Madrid
Les 14 passagers espagnols ont été conduits à l’hôpital militaire Gómez Ulla de Madrid, un établissement doté d’une unité d’isolement de haut niveau. Selon le ministère espagnol de la Santé, ils y resteront en quarantaine pendant 42 jours, ponctuée de tests PCR réguliers pour détecter d’éventuels nouveaux cas. Cet hôpital est spécifiquement équipé pour prendre en charge des maladies infectieuses à haut risque.
Le ministère a précisé que cette durée de quarantaine pourrait être ajustée en fonction des résultats des tests. Les autorités sanitaires espagnoles suivent un protocole strict pour éviter toute contamination secondaire et assurer un suivi médical rigoureux des patients.
France : cinq passagers rapatriés, dont un cas confirmé
Cinq passagers ont quitté l’Espagne pour la France dimanche. L’un d’eux a développé des symptômes pendant le transfert et a été confirmé positif au hantavirus, devenant ainsi le cas le plus récent identifié parmi les occupants du navire. Selon le ministère français de la Santé, les autorités ont publié un décret lundi pour placer tous les passagers du navire en quarantaine dans un établissement de santé.
À l’issue d’une évaluation médicale et épidémiologique, ils seront isolés pour une durée totale de 42 jours. Le ministère a rappelé que toute personne ayant été en contact avec les passagers ou des personnes infectées pourrait également être soumise à des mesures de quarantaine ou d’isolement si un risque sérieux de contamination est avéré.
Pays-Bas : 26 passagers isolés à domicile ou en centre de quarantaine
Un avion transportant 26 passagers est arrivé aux Pays-Bas dimanche, dont huit ressortissants néerlandais. Après leur atterrissage à Eindhoven, ils ont été raccompagnés à leur domicile, où ils devront rester en auto-isolement pendant 42 jours. Ceux qui ne résident pas aux Pays-Bas seront hébergés dans un centre de quarantaine.
Pendant cette période, les passagers sont autorisés à faire de courtes sorties extérieures, à condition de respecter une distance d’au moins 1,5 mètre avec les autres et de porter un masque. Cette mesure vise à concilier respect des droits individuels et protection de la santé publique.
Allemagne, Belgique, Grèce, Irlande et Royaume-Uni : des mesures adaptées à chaque pays
En Allemagne, huit ressortissants étaient à bord, dont l’un est décédé. Quatre passagers allemands ont été transférés à l’hôpital de Francfort pour des examens avant d’être envoyés dans leurs Länder respectifs pour y effectuer leur quarantaine. Chaque passager sera suivi par les autorités sanitaires locales, a indiqué l’Institut Robert Koch (RKI), l’agence fédérale allemande de santé publique.
En Belgique, deux passagers ont été accueillis dimanche et conduits à l’hôpital universitaire d’Anvers (UZA) pour un bilan médical. S’ils ne présentent aucun symptôme, ils seront raccompagnés chez eux pour un suivi à domicile par les autorités flamandes. La Grèce, qui ne comptait qu’un seul ressortissant à bord, a placé cette personne en quarantaine préventive à l’hôpital Attikon d’Athènes pour 45 jours.
En Irlande, deux passagers ont été transférés depuis l’Espagne et sont isolés dans un établissement médical de Dublin, où ils seront testés et suivis. Les autorités sanitaires irlandaises ont confirmé qu’ils ne présentaient aucun symptôme. Au Royaume-Uni, l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) suit 20 ressortissants britanniques, un résident allemand et un passager japonais du MV Hondius à l’hôpital Arrowe Park, dans le Wirral. Après 72 heures de tests, ils devront s’isoler jusqu’à 45 jours à leur retour.
Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer l’efficacité des mesures mises en place et ajuster, si nécessaire, les protocoles de surveillance et de prévention. Les compagnies maritimes pourraient également revoir leurs procédures de sécurité sanitaire à la lumière de cet incident.
Le hantavirus est une maladie virale rare transmise principalement par les rongeurs, notamment via l’inhalation de particules infectieuses présentes dans leurs excréments ou leur salive. La transmission interhumaine est exceptionnelle, mais des cas ont été documentés dans certaines régions du monde. Les symptômes incluent fièvre, douleurs musculaires et troubles respiratoires pouvant évoluer vers des complications graves.
Le taux de mortalité du hantavirus varie selon les souches, mais il est généralement estimé entre 30 % et 50 % en l’absence de traitement. Cependant, une prise en charge médicale précoce et adaptée améliore considérablement les chances de guérison. Tous les passagers isolés font l’objet d’un suivi médical régulier pour détecter d’éventuelles aggravations.