Le navire médical « Hondius » a quitté les eaux territoriales de Tenerife, en Espagne, après avoir achevé l’évacuation des 28 derniers patients diagnostiqués ou suspectés d’infection par le hantavirus. Selon Le Monde, l’armateur du bâtiment a confirmé que le navire, qui transporte désormais 25 membres d’équipage ainsi que deux professionnels de santé, devrait accoster à Rotterdam, aux Pays-Bas, dans la soirée du dimanche 12 mai 2026.

Ce qu'il faut retenir

  • Le « Hondius » a évacué 28 patients liés à une épidémie de hantavirus aux Canaries, selon le dernier bilan de l’OMS rapporté par Le Monde.
  • L’évacuation complète laisse à bord 25 membres d’équipage et 2 professionnels de santé pour assurer la sécurité du voyage.
  • Le navire devrait arriver à Rotterdam (Pays-Bas) dans la soirée du 12 mai 2026, d’après l’armateur.

Un navire médical mobilisé dans le cadre d’une épidémie de hantavirus

Le « Hondius » a joué un rôle clé dans la prise en charge des patients atteints ou suspectés d’hantavirus, une maladie virale transmise principalement par les rongeurs. Selon Le Monde, sept patients ont été officiellement diagnostiqués positifs à ce virus, tandis qu’un huitième cas reste considéré comme « probable ». Ces chiffres, communiqués par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), illustrent l’ampleur de l’épidémie qui a touché les îles Canaries ces dernières semaines.

L’évacuation progressive des malades a permis de désengorger les structures hospitalières locales et de transférer les patients vers des centres spécialisés mieux équipés pour gérer les complications liées à cette infection. Le navire, initialement affrété pour des missions humanitaires et médicales, a ainsi servi de solution temporaire dans un contexte sanitaire tendu.

Un équipage réduit mais opérationnel pour le retour aux Pays-Bas

Bien que le « Hondius » ait débarqué l’intégralité des patients, son retour vers l’Europe ne se fait pas à vide. Avec 25 membres d’équipage et deux professionnels de santé encore à bord, le navire maintient une équipe réduite mais fonctionnelle pour assurer la navigation et la sécurité du trajet. L’armateur n’a pas précisé si des mesures sanitaires supplémentaires étaient mises en place à bord pour éviter toute contamination résiduelle.

Le trajet vers Rotterdam, prévu pour durer plusieurs jours, permettra également de préparer la logistique de débarquement du personnel et du matériel restant. Selon les informations disponibles, aucun nouveau cas de hantavirus n’a été signalé parmi l’équipage pendant la mission.

Un bilan sanitaire encore sous surveillance

Alors que les patients évacués ont été pris en charge dans des structures adaptées, les autorités sanitaires continuent de surveiller l’évolution de l’épidémie aux Canaries. Le Monde rappelle que le hantavirus, bien que rare en Europe, peut entraîner des complications graves, notamment des insuffisances rénales ou pulmonaires. Les mesures de prévention, comme la désinsectisation des zones à risque, restent donc essentielles pour limiter la propagation.

L’OMS a souligné l’importance d’une coordination internationale pour gérer ce type d’épidémie, d’autant que le hantavirus peut se transmettre d’une région à l’autre via les déplacements de population ou de marchandises. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué sur d’éventuels foyers résiduels aux Canaries après le départ du « Hondius ».

Et maintenant ?

Une fois à quai à Rotterdam, le « Hondius » fera l’objet d’une inspection sanitaire pour vérifier l’absence de contamination résiduelle à bord. Les 25 membres d’équipage devraient être soumis à un suivi médical dans les prochains jours, bien que les autorités néerlandaises n’aient pas encore précisé la nature exacte des mesures envisagées. Quant aux patients évacués, leur prise en charge se poursuit dans les centres spécialisés, où leur état de santé sera évalué sur le long terme.

Côté espagnol, les autorités canariennes pourraient annoncer dans les prochains jours les résultats définitifs de l’enquête sur l’origine de l’épidémie et les actions de prévention à renforcer pour éviter une résurgence.

Pour rappel, le hantavirus, bien que moins médiatisé que d’autres virus, nécessite une vigilance constante en raison de son potentiel épidémique et de ses conséquences parfois graves. La mission du « Hondius » aura ainsi permis de limiter l’impact sanitaire sur place, tout en soulignant l’importance des dispositifs médicaux mobiles dans les crises sanitaires.