Selon BFM Business, Airbus a franchi une nouvelle étape dans l’optimisation de sa production en inaugurant, sur son site toulousain Jean-Luc Lagardère, une seconde ligne d’assemblage final dédiée à la famille A320, ses avions les plus vendus. Cette installation, située dans l’ancien bâtiment autrefois réservé à l’A380, doit permettre à l’avionneur de répondre à la demande croissante du marché, notamment pour le modèle A321neo.
Ce qu'il faut retenir
- Deuxième ligne d’assemblage final des A320 ouverte à Toulouse, dans l’ancien bâtiment de l’A380.
- Objectif : porter la production à 75 appareils par mois d’ici fin 2027, contre 70 à 75 prévus d’ici là.
- Ce site s’ajoute aux quatre lignes de Hambourg, deux à Mobile et deux à Tianjin, portant le réseau à dix lignes opérationnelles en 2026.
- La première ligne emploie déjà 700 personnes ; la seconde montera en puissance pour atteindre près de 1 500 salariés sur le site toulousain.
- Le hangar, d’une surface de 122 000 m², mesure 490 mètres de long, 250 mètres de large et 46 mètres de haut.
Une infrastructure repensée dans l’ancien site de l’A380
Cette nouvelle ligne d’assemblage s’inscrit dans une stratégie de réutilisation des infrastructures existantes. Airbus a choisi d’installer cette seconde ligne dans le bâtiment Jean-Luc Lagardère, auparavant dédié à l’assemblage du très gros porteur A380, dont la production a été arrêtée en 2021. L’installation intègre des commandes numériques, une logistique automatisée et des robots afin d’optimiser les flux et l’ergonomie des postes de travail, comme le précise BFM Business.
Selon le communiqué de l’avionneur, ce choix permet non seulement de moderniser le site, mais aussi de renforcer la flexibilité industrielle nécessaire pour soutenir la montée en cadence. Le hangar central, où sont désormais implantées les deux lignes toulousaines, offre une surface équivalente à 500 terrains de tennis, ce qui témoigne de l’ampleur des moyens mobilisés.
Un réseau de production mondial en expansion
Avec cette nouvelle ligne, Airbus dispose désormais de dix sites d’assemblage final opérationnels en 2026 pour la famille A320. Le réseau se répartit entre quatre pays : quatre lignes à Hambourg (Allemagne), deux à Mobile (États-Unis), deux à Tianjin (Chine) et désormais deux à Toulouse (France). Cette répartition géographique vise à réduire les délais de livraison et à mieux répondre aux demandes des compagnies aériennes, quel que soit leur marché.
Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus, a salué cette avancée lors de l’inauguration. « Donner vie à cette nouvelle ligne d’assemblage de la famille A320 ici, à Toulouse, est une fierté pour nous tous et une réussite remarquable pour nos équipes travaillant sur les avions commerciaux », a-t-il déclaré. Il a ajouté que ce site apporte « la flexibilité et la capacité nécessaires pour répondre à la forte demande du marché, en particulier pour l’A321neo ».
« Ce site apporte la flexibilité et la capacité nécessaires pour répondre à la forte demande du marché, en particulier pour l'A321neo, et pour soutenir notre trajectoire de montée en cadence vers une production de 75 appareils de la famille A320 par mois. Cette ligne, qui opère en coordination avec nos sites d'assemblage de Hambourg, Mobile et Tianjin, soutient notre engagement à livrer des avions répondant aux normes de qualité les plus élevées à nos clients du monde entier. »
— Guillaume Faury, président exécutif d’Airbus
Une montée en puissance progressive pour atteindre 75 appareils par mois
Airbus a confirmé son ambition d’atteindre une production comprise entre 70 et 75 appareils par mois pour la famille A320 d’ici la fin de l’année 2027, puis de se stabiliser à 75 appareils. Cette cadence reflète l’optimisme de l’avionneur quant à la demande future, malgré un contexte économique encore marqué par des incertitudes. La nouvelle ligne toulousaine jouera un rôle clé dans cette stratégie, en complément des sites internationaux déjà en activité.
L’intégration de technologies avancées, comme la robotique et l’automatisation, doit également contribuer à maintenir les standards de qualité tout en augmentant les volumes. Selon BFM Business, cette approche permet de réduire les délais et d’améliorer la précision des assemblages, deux critères essentiels pour les compagnies aériennes clientes.
Avec cette nouvelle installation, Airbus confirme sa volonté de renforcer sa position dominante sur le marché des avions de ligne, tout en modernisant ses outils de production. La réussite de cette stratégie dépendra désormais de la capacité de l’entreprise à concilier volume, qualité et innovation, dans un secteur aérien en pleine mutation.
Le site Jean-Luc Lagardère, autrefois dédié à l’assemblage de l’A380, disposait d’infrastructures adaptées à la taille des appareils de la famille A320. Réutiliser ce bâtiment permet à Airbus d’optimiser ses investissements tout en bénéficiant d’un espace déjà aménagé pour des lignes d’assemblage. La modernisation inclut désormais des commandes numériques, une logistique automatisée et de la robotique, comme le précise le communiqué de l’avionneur.