À l’approche de l’Aïd al-Adha, ou Tabaski, prévue dans la soirée du mardi 26 au mercredi 27 mai 2026, les autorités algériennes ont pris des mesures pour sécuriser l’approvisionnement en moutons. Selon RFI, l’État a décidé d’importer un million de têtes de bétail afin de répondre à la demande des familles, tout en cherchant à contrôler les prix, souvent en hausse à cette période de l’année.
Ce qu'il faut retenir
- L’Aïd al-Adha 2026 aura lieu du 26 au 27 mai, occasionnant une forte demande en moutons.
- L’Algérie importe 1 million de moutons pour répondre aux besoins des ménages et stabiliser les cours.
- La production locale est insuffisante pour couvrir la demande, justifiant les importations massives.
- L’État vise un double objectif : assurer l’approvisionnement et limiter la flambée des prix.
Cette tradition religieuse, l’une des plus importantes de l’islam, impose aux familles de sacrifier un mouton en signe de piété. Or, chaque année, la flambée des prix des animaux de boucherie rend cet achat difficile pour de nombreux ménages. En Algérie, où la consommation de viande ovine est particulièrement élevée pendant cette période, les autorités tentent d’anticiper les tensions sur le marché. Selon les informations rapportées par RFI, l’État mise sur les importations pour éviter une crise d’approvisionnement, tout en encadrant les tarifs.
Les chiffres avancés par les pouvoirs publics — un million de moutons — reflètent l’ampleur des besoins. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large visant à sécuriser les approvisionnements agricoles et à limiter les fluctuations de prix. « L’objectif est de garantir que les familles puissent accéder à un mouton à un prix raisonnable », a expliqué un responsable du ministère de l’Agriculture, cité par RFI. « En contrôlant les importations, nous évitons aussi les abus des intermédiaires ».
Cependant, cette approche ne fait pas l’unanimité. Certains éleveurs locaux dénoncent une concurrence déloyale, arguant que les importations massives pénalisent leur activité. « Nous ne pouvons pas rivaliser avec des prix subventionnés », a réagi un représentant du secteur privé, contacté par RFI. « À long terme, cela risque de fragiliser notre filière ». Malgré ces critiques, l’État maintient sa politique d’importation pour répondre à l’urgence de la période.
L’enjeu dépasse la simple logistique : il s’agit aussi de préserver la cohésion sociale à l’approche d’une fête aussi symbolique. L’Aïd al-Adha, au-delà de son aspect religieux, cristallise les tensions économiques qui traversent le pays, notamment en période de hausse des prix. Autant dire que la réussite de cette opération d’importation sera scrutée de près par l’ensemble des acteurs du secteur.
La filière locale ne produit pas suffisamment de moutons pour couvrir la demande pendant l’Aïd al-Adha. Les importations permettent de compléter l’offre et de limiter la flambée des prix, souvent exacerbée par la spéculation des intermédiaires.