Selon Journal du Coin, une écrasante majorité des cryptomonnaies alternatives, communément appelées altcoins, sont condamnées à disparaître. L’analyse révèle que 99 % de ces actifs numériques pourraient s’effondrer à moyen terme, une estimation qui s’appuie sur l’évolution historique du marché et la concentration croissante des capitaux autour des projets les plus structurés.

Ce qu'il faut retenir

  • Près de 99 % des altcoins pourraient disparaître à terme, selon une analyse du Journal du Coin.
  • Cette estimation repose sur l’historique des cycles du marché et la domination progressive des cryptomonnaies les plus capitalisées.
  • Les projets sans utilité réelle ou sans modèle économique viable seraient les plus vulnérables.
  • Le secteur reste marqué par une forte volatilité et une régulation encore en construction dans de nombreux pays.

Une prédiction basée sur l’évolution du marché

L’analyse publiée par Journal du Coin s’appuie sur les tendances observées depuis la création du Bitcoin en 2009. Sur plus de 20 000 cryptomonnaies référencées aujourd’hui, seules une poignée – principalement le Bitcoin et l’Ethereum – ont su s’imposer durablement. Les autres, souvent créées dans un but spéculatif ou sans innovation technologique significative, peinent à survivre aux cycles de marché. « Les altcoins qui n’apportent rien de nouveau ou qui ne résolvent pas un problème concret finissent par être abandonnés par les investisseurs », souligne l’analyse.

Cette prédiction n’est pas isolée : plusieurs experts du secteur ont déjà alerté sur la concentration des liquidités autour des actifs les plus liquides. En 2025, selon les données de CoinGecko, les 10 premières cryptomonnaies représentaient plus de 80 % de la capitalisation totale du marché. Un phénomène qui s’est accentué avec l’adoption institutionnelle des actifs majeurs.

Les critères de survie des cryptomonnaies alternatives

Parmi les critères qui pourraient permettre à certains altcoins de résister à cette purge, Journal du Coin met en avant plusieurs éléments clés. D’abord, une utilité réelle : les projets qui résolvent un problème technique ou économique ont plus de chances de survivre. Ensuite, une communauté engagée et un écosystème développé autour du token. Enfin, une transparence dans la gouvernance et une équipe capable de s’adapter aux évolutions réglementaires.

À l’inverse, les cryptomonnaies créées uniquement pour des raisons spéculatives, sans roadmap claire ou sans adoption par les développeurs, sont les plus exposées. « Les investisseurs deviennent de plus en plus sélectifs, et les projets sans valeur ajoutée sont rapidement marginalisés », explique l’analyse. Cette sélection naturelle pourrait accélérer d’ici la fin de l’année 2026, période où plusieurs échéances réglementaires majeures sont attendues, notamment en Europe et aux États-Unis.

Un marché en constante mutation, mais des risques persistants

Le secteur des cryptomonnaies reste marqué par une forte volatilité et une régulation encore fragmentée. En Europe, l’entrée en vigueur du règlement MiCA en décembre 2024 a commencé à structurer le marché, mais son application complète prendra plusieurs années. Aux États-Unis, la Securities and Exchange Commission (SEC) continue de surveiller de près les projets considérés comme des titres non enregistrés, ce qui pourrait entraîner des liquidations forcées pour certains altcoins.

Par ailleurs, la concentration des liquidités autour des actifs les plus liquides pose un risque systémique. Une chute brutale du Bitcoin ou de l’Ethereum pourrait entraîner dans son sillage une grande partie des altcoins, même ceux qui semblaient prometteurs. « Le marché des altcoins est un casino géant, où la plupart des joueurs perdent », résume l’analyse de Journal du Coin.

Et maintenant ?

D’ici la fin 2026, plusieurs facteurs pourraient précipiter l’effondrement annoncé des altcoins marginaux. L’entrée en vigueur définitive du règlement MiCA en Europe, prévue pour mi-2026, devrait renforcer la pression sur les projets non conformes. Aux États-Unis, une décision de la SEC concernant certains stablecoins ou altcoins pourrait aussi déclencher des vagues de liquidations. Enfin, l’adoption croissante des cryptomonnaies par les institutions pourrait accélérer la marginalisation des actifs les moins liquides.

Reste à voir si cette prédiction se concrétisera ou si, comme par le passé, certains projets inattendus parviendront à émerger. Une chose est sûre : le marché des cryptomonnaies reste un espace hautement spéculatif, où la survie des actifs dépend autant de leur utilité que de la confiance des investisseurs.

Un altcoin (contraction de « alternative coin ») désigne toute cryptomonnaie autre que le Bitcoin. Leur volatilité s’explique par plusieurs facteurs : une liquidité souvent faible, une adoption limitée, une forte spéculation et une sensibilité aux annonces réglementaires ou technologiques. Contrairement au Bitcoin, qui bénéficie d’une adoption institutionnelle et d’une rareté programmée, la plupart des altcoins dépendent de la confiance des investisseurs dans leur projet, ce qui les rend particulièrement instables.

Selon Journal du Coin, les projets les plus résilients sont ceux qui combinent une utilité réelle (comme Solana pour les smart contracts ou Polkadot pour l’interopérabilité), une communauté active et une gouvernance transparente. Les cryptomonnaies liées à des infrastructures blockchain établies (comme Ethereum Layer 2) ou à des secteurs en croissance (comme l’IA décentralisée) semblent mieux positionnées. Cependant, aucun projet n’est à l’abri d’un retournement de marché.