Arnaud Prost, 33 ans, polytechnicien et ingénieur d’essais, a été choisi pour piloter en 2027 la première mission habitée vers Haven-1, la première station spatiale commerciale privée. Selon Le Figaro, ce jeune astronaute, sélectionné comme réserviste en 2022 au sein de la même promotion que Sophie Adenot, s’envolera donc un an plus tôt que prévu vers l’orbite terrestre.
Ce qu'il faut retenir
- Arnaud Prost, 33 ans, ingénieur d’essais et ancien réserviste de l’ESA depuis 2022, a été désigné pour commander la mission vers Haven-1 en 2027.
- Cette mission sera la première habitée de la station spatiale commerciale privée Haven-1, développée par une entreprise privée.
- Il sera l’ingénieur d’essais de l’équipage, une fonction clé pour les tests et la validation des systèmes embarqués.
- Prost avait été repéré par Le Figaro en février 2026 à Cap Canaveral, à l’occasion du départ de Sophie Adenot pour l’ISS.
- Sa sélection s’inscrit dans un contexte de montée en puissance des missions privées dans l’espace, portées par des acteurs comme SpaceX ou les stations commerciales.
- La mission est programmée pour 2027, soit un an avant la date initialement évoquée pour sa participation à une mission publique.
Un profil unanimement salué dans le milieu spatial
Les retours sur Arnaud Prost sont exceptionnels. Tous ceux qui l’ont croisé dans le secteur — ingénieurs, collègues, responsables de l’ESA — soulignent son professionnalisme et son adaptabilité. Le Figaro rapporte que son nom suscite des éloges unanimes, une rareté dans un milieu où la modestie est souvent de mise.
Polytechnicien de formation, Prost a intégré le corps des astronautes de réserve en 2022, aux côtés de Sophie Adenot. À l’époque, peu imaginaient qu’il pourrait partir si tôt dans l’espace. Pourtant, son nom circule désormais comme celui d’un pionnier des missions privées, un domaine en pleine expansion depuis le début des années 2020.
Une mission vers Haven-1 : un tournant pour le spatial privé
Haven-1 n’est pas une station spatiale comme l’ISS, mais bien la première installation commerciale dédiée à des activités privées — recherche, tourisme, ou même production en microgravité. Sa conception et son lancement sont assurés par une entreprise privée, marquant une étape supplémentaire dans la privatisation de l’accès à l’espace.
Arnaud Prost sera donc aux commandes d’un équipage composé de civils et de professionnels, avec pour mission principale de valider le fonctionnement de la station et de réaliser des tests techniques. Son rôle d’ingénieur d’essais sera crucial : il devra s’assurer que tous les systèmes — vie support, propulsion, communications — fonctionnent comme prévu avant que d’autres missions ne s’y amarrent.
Un parcours déjà marqué par l’excellence
Rencontré par Le Figaro en février 2026 à Cap Canaveral, à la veille du départ de Sophie Adenot pour la Station spatiale internationale, Prost avait alors évoqué avec modestie les défis à venir. Ancien ingénieur d’essais, il a passé plusieurs années à tester des systèmes critiques pour des programmes spatiaux, une expérience qui sera déterminante pour cette mission.
Son profil correspond en tout point aux attentes des nouveaux acteurs du spatial : rigueur technique, sang-froid et capacité à s’adapter. Autant dire que son nom s’inscrit déjà dans l’histoire des vols habités, même si son envol reste conditionné aux aléas techniques et budgétaires d’un projet encore jeune.
« Quand son nom est prononcé, les compliments fusent. Beaucoup espéraient le voir partir dans l’espace un jour, mais peu imaginaient que cela se concrétiserait aussi vite. »
Le Figaro, février 2026
Reste à savoir si cette accélération du calendrier spatial français — traditionnellement axé sur des missions publiques — marquera le début d’une ère où les Français joueront un rôle central dans les vols privés. Une chose est sûre : Arnaud Prost, avec son profil atypique et son expérience, incarne déjà cette nouvelle génération d’explorateurs.
Une mission vers Haven-1 est une mission purement commerciale, organisée par une entreprise privée et destinée à des activités privées (recherche, tourisme, production). À l’inverse, l’ISS est une station internationale gérée par plusieurs agences spatiales (NASA, ESA, Roscosmos, etc.) et dédiée à des missions scientifiques et technologiques publiques.