Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a clairement affiché son ambition : « Je ne souhaite plus qu’aucun examen se déroule les après-midi », a-t-il déclaré ce dimanche 14 juin 2026. Une position qui s’inscrit dans un contexte marqué par des épisodes de canicules de plus en plus fréquents et intenses, autant dire que cette mesure vise à protéger les candidats des risques sanitaires liés aux fortes chaleurs. Selon Ouest France, cette pratique, déjà largement adoptée, pourrait devenir la norme.
Ce qu'il faut retenir
- Le ministre Édouard Geffray a annoncé vouloir supprimer toutes les épreuves du bac l’après-midi, dès cette année.
- Cette mesure répond à une volonté d’éviter les risques sanitaires liés aux canicules, de plus en plus fréquentes en juin.
- Les épreuves l’après-midi sont déjà rares : elles représentent moins de 5 % des sessions depuis 2023.
- La réforme s’appliquerait dès la session 2026 du baccalauréat.
- Les calendriers scolaires et les plannings des centres d’examen devront être adaptés en conséquence.
Une mesure déjà largement appliquée
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, la suppression des épreuves du bac l’après-midi n’est pas une nouveauté. Selon Ouest France, cette pratique est déjà majoritaire : « Les épreuves l’après-midi sont devenues rares », confirme le ministre. En 2025, seulement quelques centaines de candidats sur l’ensemble du territoire ont passé une épreuve en fin de journée, principalement pour des raisons logistiques ou exceptionnelles. Côté organisation, les rectorats privilégient désormais les sessions du matin, plus adaptées aux contraintes climatiques actuelles.
Cette tendance s’explique par deux facteurs principaux. D’abord, la hausse des températures en juin, avec des pics à plus de 35 °C dans certaines régions, rend les salles de classe ou les centres d’examen peu propices à la concentration. Ensuite, les élèves sont souvent plus fatigués en fin de journée, ce qui peut affecter leurs performances. Bref, autant dire que le ministère a déjà pris acte de ces réalités.
Un calendrier à revoir pour 2026
Si la décision est officiellement actée, sa mise en œuvre nécessitera des ajustements logistiques. Les services du ministère doivent désormais réorganiser les plannings des centres d’examen, en coordination avec les académies. D’après Ouest France, cette refonte concernerait l’intégralité des épreuves écrites du baccalauréat général et technologique, ainsi que celles des filières professionnelles. Les épreuves orales, souvent organisées en matinée, ne seraient pas impactées.
Côté calendrier, le ministère table sur une application dès la session 2026. Les candidats et leurs familles seront informés des nouveaux créneaux par les rectorats dans les semaines à venir. Pour les élèves, cette réforme pourrait signifier des journées de révision plus courtes l’après-midi, mais aussi une pression accrue pour les épreuves du matin. Reste à voir comment les établissements s’adapteront à ces changements.
« Les épreuves l’après-midi sont devenues rares. Nous avons déjà basculé vers un modèle où le matin est privilégié, pour des raisons de santé publique et d’efficacité pédagogique. »
— Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale
Un enjeu de santé publique
Derrière cette annonce se cache une préoccupation majeure : la santé des candidats. Les canicules de juin 2022 et 2023 avaient déjà révélé les limites des infrastructures scolaires face aux vagues de chaleur. Les salles non climatisées, souvent bondées, exposaient les élèves à des risques de malaise ou de déshydratation. En 2025, plusieurs académies avaient d’ailleurs adapté leurs locaux en urgence, mais sans solution pérenne. Cette fois, le ministère prend les devants en supprimant les épreuves l’après-midi, où les températures sont généralement les plus élevées. Reste à savoir si cette mesure suffira à couvrir l’ensemble des besoins.
Pour les familles, cette réforme pourrait aussi entraîner des contraintes supplémentaires. Certains parents, notamment ceux qui travaillent, devront peut-être s’organiser pour accompagner leurs enfants aux centres d’examen le matin. Les associations de parents d’élèves ont d’ores et déjà commencé à alerter le ministère sur ce point, sans pour autant remettre en cause la pertinence de la mesure.
Non. Selon Ouest France, seules les épreuves écrites sont visées par cette suppression des sessions l’après-midi. Les oraux, souvent organisés en matinée ou en début d’après-midi, ne sont pas concernés par cette mesure.
Les rectorats doivent communiquer les calendriers définitifs aux candidats au plus tard mi-juillet 2026, avant les épreuves de rattrapage prévues début septembre. Une période de transition pourrait être mise en place pour les établissements encore en cours d’adaptation.
Le ministre a donc tranché : fini les épreuves du bac l’après-midi. Une décision qui, si elle s’inscrit dans une logique de santé publique, soulève aussi des questions pratiques. À suivre de près dès la rentrée prochaine.