Le Conseil d'orientation des retraites (COR) se penche sur le financement des retraites en France, confronté à un déficit croissant. Après un trou de 1,7 milliard d'euros en 2024, les projections alarmantes prévoient un déficit de 5 milliards dès 2026, puis de 6,6 milliards par an à partir de 2030 pour maintenir l'équilibre. Trois analyses ont été commandées par le COR au Trésor public, à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et à l'École d'économie de Paris.
Ce qu'il faut retenir
- Le déficit du système français de retraite est en augmentation, atteignant des chiffres préoccupants.
- Plusieurs solutions ont été écartées, dont la baisse des pensions et la suppression de l'abattement fiscal des retraités.
- Bercy envisage désormais de repousser l'âge de départ à la retraite à 65 ans pour combler le déficit.
L'option du recul de l'âge de départ à la retraite
Face à l'impossibilité politique de réduire les pensions ou d'augmenter les cotisations, Bercy se tourne vers le recul de l'âge de départ à la retraite comme dernier recours. Après l'échec d'une tentative visant 64 ans sous le gouvernement précédent, le passage à 65 ans est à l'étude. Les économies potentielles, estimées entre 8 et 10 milliards d'euros annuellement, résulteraient de cotisations et de pensions reportées d'un an, offrant une solution au déficit structurel.
Des ajustements pour les générations à venir
Le gel du passage à 64 ans est confirmé pour les cohortes nées en 1964, qui pourront partir à taux plein à 63 ans et neuf mois. Les générations postérieures devront attendre respectivement 64 ans et 172 trimestres pour prétendre à une retraite à taux plein. Ces mesures devraient être en vigueur jusqu'en 2027, soumises à l'issue des prochaines élections présidentielles.
En somme, la proposition de repousser l'âge de départ à la retraite à 65 ans, bien qu'efficace sur le plan financier, soulève des défis politiques majeurs pour son application.
