Sur fond de volatilité persistante sur les marchés financiers, BFM Business a consacré une partie de sa programmation du 22 mai 2026 à l’analyse des ETF monétaires, ces instruments souvent méconnus des épargnants. Lors de sa chronique quotidienne Culture ETF, présentée par Gwendal Daubresse-Chasle, l’émission a donné la parole à Jean-François Bay, directeur de Boursofirst, pour expliquer comment profiter de ces fonds indiciels cotés dédiés aux actifs monétaires.

Ce qu'il faut retenir

  • Jean-François Bay, directeur de Boursofirst, a détaillé les avantages des ETF monétaires lors d’un échange sur BFM Bourse ce 22 mai 2026.
  • Ces fonds permettent d’investir dans des actifs à court terme (obligations d’État, créances privées, etc.) avec une liquidité élevée et un risque modéré.
  • Ils constituent une alternative aux livrets réglementés ou aux comptes à terme, tout en offrant des rendements parfois supérieurs.
  • L’émission a également abordé d’autres thématiques financières, comme la progression des marchés actions ou les stratégies d’investissement dans l’IA et l’espace.
  • Les ETF monétaires sont particulièrement adaptés aux investisseurs prudents ou en quête de diversification.

Les ETF monétaires, un outil méconnu mais stratégique pour les épargnants

Dans le cadre de sa chronique matinale, BFM Business a mis en lumière les ETF monétaires, ces fonds indiciels spécialisés dans les actifs à court terme, souvent éclipsés par les produits actions ou obligataires. Jean-François Bay, directeur de Boursofirst, a expliqué leur fonctionnement lors d’un échange avec Gwendal Daubresse-Chasle. « Les ETF monétaires offrent une exposition diversifiée à des instruments comme les obligations d’État, les billets de trésorerie ou les créances privées à moins d’un an », a-t-il souligné. Contrairement aux livrets réglementés, leur rendement n’est pas plafonné, ce qui en fait une option attractive dans un contexte de taux encore élevés.

Ces produits se distinguent par leur liquidité : les parts peuvent être achetées ou vendues en temps réel, comme une action, contrairement aux fonds traditionnels soumis à des délais de rachat. « Ils permettent de concilier sécurité et performance », a précisé Bay. Autant dire que, côté profil d’investisseur, ils séduisent autant les épargnants prudents que ceux cherchant à dynamiser leur épargne sans prendre de risques excessifs.

Un focus sur les marchés financiers et les stratégies d’investissement

Ce 22 mai, BFM Business a également abordé d’autres sujets majeurs avec plusieurs experts. François Rimeu, stratégiste senior chez Crédit Mutuel AM, a analysé la progression des marchés actions, tirée par les secteurs de l’énergie et de la technologie. Malgré les inquiétudes persistantes sur le marché obligataire et la dégradation des indicateurs PMI en zone euro pour mai, les indices boursiers affichent des records, devenus « la norme » selon Rimeu. Une situation qui interroge sur la durabilité de cette tendance.

Par ailleurs, John Plassard, associé chez Cité Gestion, a consacré sa chronique USA Today à plusieurs actualités américaines marquantes. Il a notamment évoqué la prestation de serment de Kevin Warsh à la tête de la Fed en présence de Donald Trump à la Maison-Blanche, ainsi que le renforcement des capacités de production d’AMD pour répondre à la demande croissante en processeurs. Un autre point saillant : le report du lancement de la fusée Starship de SpaceX et la fin de l’accord entre Estée Lauder et Puig.

Des opportunités d’investissement au-delà des marchés traditionnels

L’émission a également élargi son analyse à des secteurs moins conventionnels. Alexandre Hezez, stratégiste indépendant, a exploré les opportunités liées à l’intelligence artificielle malgré la hausse des taux, tandis qu’Antoine Larigaudrie et plusieurs autres intervenants ont discuté des investissements dans l’espace. Une table ronde animée par Guillaume Sommerer a réuni, entre autres, Fabrice Théveneau (Eleva Capital) et Damien Charlet (Mandarine Gestion) pour décrypter les valeurs cotées dans ce domaine.

Côté consommation, Olivier Malteste (Yomoni) et Romain Aumond (Natixis IM) ont mis en évidence un chiffre marquant : un dollar de courses alimentaires sur cinq aux États-Unis est dépensé chez Walmart. Une donnée qui illustre la domination du géant du retail dans l’économie américaine, un thème abordé lors de la chronique La Data Room.

Une programmation riche pour anticiper les tendances financières

La journée du 22 mai 2026 sur BFM Business a donc offert un panorama complet des enjeux actuels, entre analyse technique, stratégies d’investissement et décryptage de l’actualité économique. Les interventions de Jean-François Bay sur les ETF monétaires, François Rimeu sur les marchés actions ou encore John Plassard sur les dynamiques américaines ont permis aux téléspectateurs de mieux cerner les opportunités et les risques du moment. Une émission à retrouver chaque jour de la semaine sur BFM Business, de 15h à 16h, pour décrypter l’actualité financière en direct.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient voir une consolidation des tendances observées sur les marchés actions, notamment si les secteurs technologiques et énergétiques maintiennent leur élan. Concernant les ETF monétaires, leur popularité devrait continuer à croître si les taux restent élevés, offrant aux épargnants une alternative aux produits réglementés. Les investisseurs sont invités à suivre de près les annonces de la Fed et les évolutions géopolitiques, qui pourraient impacter les stratégies d’allocation.

Pour suivre l’actualité financière en continu, BFM Bourse reste une référence, avec des émissions diffusées du lundi au vendredi. Les prochaines éditions devraient notamment revenir sur les résultats trimestriels des grandes entreprises technologiques et les décisions monétaires attendues pour l’été 2026.

Un ETF monétaire permet d’investir dans des actifs à court terme (obligations, créances privées) avec une liquidité quotidienne et un rendement non plafonné, contrairement aux livrets réglementés dont les taux sont fixés par l’État et les plafonds de versement limités. Les ETF monétaires offrent ainsi une flexibilité et un potentiel de rendement supérieur, mais comportent un risque de perte en capital, contrairement aux livrets sécurisés.