Dans un revirement politique marqué, Marie-Pierre Callet, ancienne élue locale Les Républicains (LR) des Bouches-du-Rhône, annonce rejoindre le Rassemblement National (RN) pour mener la liste du parti d’extrême droite lors des prochaines élections sénatoriales. Cette décision, révélée par 20 Minutes – Politique, intervient alors que le scrutin est prévu dans moins de six mois, soit avant la fin de l’année 2026.
Candidate en première position sur la liste RN pour les Bouches-du-Rhône, Marie-Pierre Callet incarne une nouvelle dynamique pour le parti dans ce département historique de la droite républicaine. Son ralliement, confirmé par ses propres déclarations, marque un tournant symbolique dans la stratégie électorale du RN en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle devient ainsi la première figure LR à franchir le pas en direction de l’extrême droite dans cette région, où les équilibres politiques restent traditionnellement ancrés à droite.
Ce qu’il faut retenir
- Marie-Pierre Callet, ancienne élue LR des Bouches-du-Rhône, prend la tête de la liste RN pour les sénatoriales de 2026.
- Ce revirement politique intervient dans un département historiquement ancré à droite.
- Le RN mise sur ce ralliement pour renforcer son implantation en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
- Les élections sénatoriales sont attendues avant la fin de l’année 2026.
Un parcours politique marqué par un changement d’allégeance
Marie-Pierre Callet, figure connue localement pour son engagement au sein de LR, a occupé plusieurs mandats au sein de l’ancienne majorité départementale. Son basculement vers le RN intervient après des mois de tensions internes au sein de son parti d’origine, où les divisions sur les stratégies d’alliance se sont multipliées. Selon ses propres mots, ce choix s’inscrit dans une volonté de « défendre une ligne politique plus ferme face aux défis actuels » — une formulation souvent associée aux discours du Rassemblement National.
Son ralliement est perçu comme un symbole fort par les observateurs politiques. Les Bouches-du-Rhône, bastion historique de la droite, n’avaient jusqu’ici jamais vu une personnalité LR rejoindre le RN à un niveau aussi élevé. Cette décision pourrait influencer d’autres élus locaux, alors que les prochaines municipales et régionales approchent, offrant une tribune médiatique à ce rapprochement.
Le RN en quête de légitimité dans un département clé
Avec cette candidature, le RN cherche à consolider sa présence dans les Bouches-du-Rhône, où il a peiné à s’imposer face à la droite traditionnelle. Lors des dernières élections régionales et départementales, le parti avait réalisé des scores modestes, loin des scores obtenus dans d’autres régions comme le Nord ou l’Est. Marie-Pierre Callet représente donc un atout pour le RN, qui mise sur son ancrage local pour séduire un électorat déçu par LR.
Les sénatoriales de 2026 s’annoncent comme un test pour le parti. Avec huit sièges en jeu dans les Bouches-du-Rhône, le RN pourrait, en cas de succès, entrer pour la première fois au Sénat dans ce département. Une percée qui renforcerait son influence dans les instances nationales, où la chambre haute reste encore largement dominée par la droite classique et la majorité présidentielle.
Interrogée sur cette transition, Marie-Pierre Callet a indiqué qu’elle « assumait pleinement ce choix, au service des Bouches-du-Rhône et de ses habitants ». Pour l’instant, aucune réaction officielle n’est venue de LR, mais les tensions internes pourraient s’exacerber. Quant au RN, il se dit prêt à « accueillir tous ceux qui partagent ses valeurs » — une ouverture qui pourrait, à terme, modifier l’échiquier politique régional.
Les sénatoriales de 2026 dans les Bouches-du-Rhône permettent d’élire huit sénateurs, un scrutin indirect où les grands électeurs (maires, conseillers départementaux, etc.) votent pour choisir les représentants. Le RN espère y réaliser une percée, tandis que LR et la majorité présidentielle défendent leurs bastions. Un bon score du RN pourrait lui permettre d’entrer au Sénat dans ce département pour la première fois.