Une étude récente met en lumière un risque insoupçonné lié à la préparation du thé. Selon Ouest France, les bouilloires électriques pourraient libérer des milliards de nanoplastiques dans les boissons, transformant une habitude quotidienne en une possible source de contamination.
Ce qu'il faut retenir
- Les bouilloires électriques diffusent des milliards de nanoplastiques dans l’eau chaude lors de la préparation du thé.
- Ce phénomène s’ajoute aux alertes précédentes concernant les sachets de thé individuels, déjà pointés du doigt pour leur teneur en microplastiques.
- Les nanoplastiques, particules infimes, pénètrent facilement dans l’organisme et soulèvent des questions sur leurs effets à long terme sur la santé.
- Cette découverte provient d’une étude scientifique dont les résultats ont été rapportés par Ouest France.
Un phénomène lié à la chaleur et aux matériaux des bouilloires
L’étude, dont les conclusions ont été relayées par Ouest France, révèle que la chaleur générée par les bouilloires électriques accélère la dégradation des plastiques utilisés dans leur fabrication. « Les parois internes des appareils, souvent en polypropylène ou en autres polymères, se dégradent sous l’effet de la température », explique un chercheur cité par le quotidien. Résultat : des particules de plastique de taille nanométrique se retrouvent dans l’eau, puis dans la tasse.
Les nanoplastiques, par leur taille minuscule – inférieure à 100 nanomètres –, peuvent traverser les barrières biologiques et pénétrer dans les cellules. Leur impact sur la santé humaine reste encore largement inconnu, mais les chercheurs s’interrogent sur leurs effets potentiels à long terme, notamment sur le système digestif ou respiratoire.
Des risques déjà documentés, mais amplifiés par les bouilloires
Ce n’est pas la première fois que les préparations de thé sont pointées du doigt. En 2022 déjà, des études avaient révélé que certains sachets de thé en plastique libéraient des microplastiques dans l’eau chaude. Comme le rappelle Ouest France, ces alertes avaient poussé certains consommateurs à privilégier les sachets en papier ou les feuilles de thé en vrac.
Avec cette nouvelle découverte, le problème s’étend désormais aux bouilloires. « On pensait avoir identifié tous les risques liés au thé, mais cette étude montre que même un objet aussi banal qu’une bouilloire peut devenir une source de contamination », souligne un expert en santé environnementale interrogé par le quotidien. Les matériaux des appareils, souvent moins contrôlés que ceux des sachets, jouent ici un rôle clé.
Que faire pour limiter l’exposition ?
Face à ces révélations, plusieurs pistes sont envisagées pour réduire l’exposition aux nanoplastiques. Ouest France indique que certains fabricants travaillent déjà à des revêtements internes plus résistants à la chaleur. « L’utilisation de matériaux inertes, comme la céramique ou l’acier inoxydable, pourrait être une solution », propose un ingénieur en matériaux. Mais pour l’heure, ces alternatives restent marginales et souvent plus coûteuses.
En attendant, les consommateurs peuvent limiter les risques en évitant de faire bouillir l’eau trop longtemps ou en utilisant des bouilloires en inox plutôt qu’en plastique. « Baisser la température ou réduire la durée d’ébullition permet de limiter la dégradation des plastiques », précise l’expert. Autant dire que ces ajustements pourraient devenir des réflexes pour les amateurs de thé soucieux de leur santé.
Cette étude rappelle, une fois de plus, que les objets du quotidien peuvent cacher des risques insoupçonnés. Si le thé reste une boisson aux multiples vertus, sa préparation mérite désormais une attention particulière.
Non, mais il est conseillé de privilégier les bouilloires en inox ou en céramique, et de limiter la durée d’ébullition. Les modèles en plastique, s’ils sont encore très répandus, pourraient être progressivement remplacés par des alternatives plus sûres.