Depuis le début de l’année 2026, les marchés financiers français et internationaux ont connu une volatilité marquée. Selon Capital, le CAC 40 a reculé de **2,6 %** depuis janvier, après être brièvement repassé sous la barre des **8 000 points**. Dans ce même laps de temps, l’action TotalEnergies a progressé de **plus de 40 %**, avant de se stabiliser autour de **+38,5 %**. L’or, quant à lui, a atteint un record historique à **5 500 dollars l’once**, avant de corriger de plus de 10 %, puis de rebondir. Face à ces fluctuations, les investisseurs particuliers peinent souvent à déterminer le moment opportun pour vendre leurs positions.
Ce qu'il faut retenir
- Le CAC 40 affiche un recul de **2,6 %** depuis le début de l’année 2026, malgré une volatilité marquée.
- TotalEnergies a enregistré une hausse de **plus de 40 %** en 2026, avant de se stabiliser autour de **+38,5 %**.
- L’or a atteint un pic à **5 500 dollars l’once**, avant de connaître une correction supérieure à 10 %.
- Les investisseurs manquent souvent de stratégie pour vendre leurs actions, privilégiant l’achat plutôt que la sortie.
- Définir un plan clair – avec des seuils de vente en gain et de coupure en perte – permet de limiter le stress et les décisions impulsives.
- La stratégie « Sell in May » a sous-performé sur **25 années** sur 39 testées par Deutsche Bank.
Une volatilité qui interroge les stratégies d’investissement
Les marchés boursiers de 2026 restent marqués par des mouvements erratiques. Selon Capital, le CAC 40 a connu des soubresauts répétés, avec un retour sous les **8 000 points** en début d’année, avant de remonter légèrement. TotalEnergies, en revanche, a affiché une performance exceptionnelle, avec une progression de **plus de 40 %** depuis janvier. L’or, valeur refuge par excellence, a également connu une trajectoire mouvementée : après avoir battu un record à **5 500 dollars l’once**, son cours a corrigé de plus de 10 % avant de se reprendre. Pour les épargnants, ces variations soulèvent une question récurrente : faut-il vendre ses actions pour sécuriser ses gains, ou attendre une potentielle reprise ?
Ce dilemme est d’autant plus prégnant que les conseils en matière d’investissement se concentrent davantage sur l’achat que sur la vente. Pourtant, savoir vendre au bon moment est tout aussi crucial pour préserver – voire optimiser – ses rendements. Les actifs spéculatifs, comme les cryptomonnaies ou les petites capitalisations boursières, amplifient ce risque : une plus-value latente peut s’évaporer en quelques semaines si l’investisseur ne fixe pas de limites claires.
Des règles strictes pour éviter les pièges émotionnels
Andrea Tueni, expert marché chez Saxo, insiste sur l’importance de la préparation en amont. « Le bon moment pour vendre n’est pas une date sur le calendrier, mais un scénario que vous avez défini avant d’acheter », a-t-il expliqué à Capital. Selon lui, le stress en Bourse provient bien souvent d’un manque de planification. Un cadre prédéfini permet de réduire la peur des décisions impulsives, qu’il s’agisse de céder à la panique lors d’un krach ou de succomber à l’euphorie lors d’une hausse.
Pour éviter ces écueils, l’expert recommande de fixer **quatre paramètres clés** pour chaque ligne détenue : le prix d’entrée, un objectif de vente en gain (par exemple **+15 %**), un seuil de coupure en perte (par exemple **-10 %**), et un horizon de détention. « On ne maîtrise ni le marché ni le calendrier, mais on maîtrise toujours son prix d’entrée, son prix de sortie et son horizon de temps », résume-t-il. Ce cadre agit comme un garde-fou contre les décisions prises à chaud, surtout sur des actifs volatils comme les cryptomonnaies ou les small caps.
« Ce cadre agit comme un garde-fou contre les décisions prises à chaud, surtout sur des actifs volatils comme les cryptomonnaies ou les small caps. »
— Andrea Tueni, expert marché chez Saxo
« Sell in May » : une stratégie souvent contre-productive
Chaque année, l’adage « Sell in May and go away » revient sur le devant de la scène. Pourtant, les données de Deutsche Bank, analysées par Capital, montrent que cette stratégie a sous-performé sur **25 années** sur 39 testées. Seuls trois étés – **1998, 2001 et 2002** – ont confirmé son efficacité, lors de périodes particulièrement difficiles pour les marchés. Sans ces exceptions, vendre en mai aurait clairement affiché des résultats médiocres à long terme.
Andrea Tueni rappelle une évidence souvent oubliée : « L’histoire des marchés montre une chose simple : rater quelques séances de rebond après une correction, c’est sacrifier une grande partie de la performance d’un cycle entier. » Plutôt que de suivre des règles empiriques, il conseille de s’appuyer sur une stratégie personnelle, adaptée à son profil de risque et à ses objectifs. Cela implique de ne pas se laisser guider par le bruit médiatique ou les tendances passagères, mais de rester discipliné dans l’application de son plan.
Des actifs variés, des réactions différentes
Les stratégies de vente doivent être adaptées à la nature des actifs détenus. Sur des actions de grandes entreprises, comme TotalEnergies, la volatilité est généralement moindre que sur des valeurs spéculatives. Pourtant, même dans ce cas, une hausse de **38,5 %** en quelques mois peut inciter à prendre des bénéfices, surtout si l’investisseur anticipe un retournement de tendance. À l’inverse, l’or, souvent perçu comme une valeur refuge, peut connaître des corrections brutales avant de rebondir – d’où l’importance de ne pas vendre dans la précipitation.
Les cryptomonnaies illustrent parfaitement les risques d’une absence de stratégie. Un actif comme le Bitcoin ou l’Ethereum peut multiplier sa valeur par dix en quelques mois, avant de chuter tout aussi rapidement. Sans seuil de vente prédéfini, l’investisseur risque de voir ses gains s’évaporer. Les ETF, en revanche, offrent une diversification qui limite – mais n’élimine pas – ces aléas.
En définitive, la clé réside dans la préparation. Comme le souligne Andrea Tueni, « le marché ne se contrôle pas, mais on contrôle toujours ses propres règles ». Une approche rigoureuse, couplée à une analyse régulière de son portefeuille, reste le meilleur rempart contre les pièges de la volatilité.
Selon les données de Deutsche Bank analysées par Capital, la stratégie « Sell in May » a sous-performé sur 25 années sur 39 testées. Seuls trois étés (1998, 2001 et 2002) ont confirmé son efficacité, lors de périodes de marché particulièrement difficiles. Sans ces exceptions, cette approche aurait affiché des résultats médiocres à long terme.
Andrea Tueni, expert marché chez Saxo, recommande de fixer : 1) le prix d’entrée, 2) un objectif de vente en gain (par exemple +15 %), 3) un seuil de coupure en perte (par exemple -10 %), et 4) un horizon de détention. Ces éléments permettent d’éviter les décisions impulsives et de structurer sa stratégie d’investissement.