Selon RMC Sport, les tensions au sein de l’équipe du Maroc après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, perdue face au Sénégal, trouvent leur origine dans l’échec de Brahim Díaz à convertir une panenka décisive dans les dernières minutes du match. Cet épisode, survenu le 18 janvier 2026, a laissé des traces bien au-delà du terrain, notamment auprès de son coéquipier Achraf Hakimi.

Cinq mois après la désignation du Maroc comme vainqueur sur tapis vert de la CAN 2025 – en raison d’une protestation sénégalaise pour un but refusé –, les relations entre les deux joueurs semblent s’être apaisées. Pourtant, les mots échangés et les critiques exprimées à l’époque ont mis en lumière les enjeux humains derrière l’échec collectif, alors que les Lions de l’Atlas s’apprêtent à affronter la France en quarts de finale de la Coupe du monde 2026 ce jeudi à Boston.

Ce qu'il faut retenir

  • Le 18 janvier 2026, en finale de la CAN 2025, Brahim Díaz obtient un penalty dans les arrêts de jeu après un contact avec Malick Diouf, mais échoue à convertir une panenka arrêtée par Édouard Mendy.
  • Le Maroc est finalement sacré champion d’Afrique sur tapis vert après une protestation contre un but refusé au Sénégal.
  • Romain Saïss, ancien capitaine, a critiqué le choix de Díaz : « Il aurait pu être le héros, mais il a voulu être le super-héros ».
  • Achraf Hakimi, qui avait lui-même raté un penalty en CAN 2024, a été particulièrement affecté par cet échec.
  • Des échanges tendus ont eu lieu entre Díaz et Hakimi en mars 2026, malgré des excuses de la part de Díaz.
  • L’équipe du Maroc, entraînée par Mohamed Ouahbi, aborde la Coupe du monde avec l’objectif clair de remporter le titre.

Une occasion manquée dans les ultimes secondes du match

Le scénario de cette finale de CAN 2025 restera comme l’un des plus controversés de l’histoire de la compétition. Après un match nul et vierge (0-0) et un but sénégalais refusé pour une position de hors-jeu contestée, Brahim Díaz, joueur du Real Madrid, obtient un penalty à la 90+4e minute. Dans un geste audacieux, il opte pour une panenka, une technique risquée où le tireur frappe au centre du but à faible puissance. Édouard Mendy, le gardien sénégalais, devine le mouvement et stoppe le ballon, privant le Maroc d’un titre continental acquis sur le terrain.

Selon RMC Sport, cette décision a suscité des interrogations sur les motivations de Díaz. Plusieurs facteurs pourraient expliquer ce choix : l’interruption prolongée du match due aux protestations des joueurs sénégalais et à l’envahissement du terrain par des supporters, la pression extrême de la finale, ou encore un excès de confiance après une compétition individuelle réussie. Quoi qu’il en soit, l’échec a eu des répercussions bien au-delà du résultat sportif.

Les critiques de Hakimi et la réponse du groupe

Parmi les coéquipiers de Díaz, Achraf Hakimi, latéral du PSG, a été l’un des plus virulents dans ses reproches. Selon des informations rapportées par L’Équipe et relayées par RMC Sport, Hakimi aurait estimé que Díaz n’avait pas le droit de tenter une panenka dans un moment aussi crucial. « Tu peux rater un penalty, en Coupe d’Afrique, en finale, à la fin d’un match. Ça nous est arrivé. Achraf (Hakimi), il a raté un penalty à un moment crucial (lors de l’élimination à la CAN 2024). On est passé à autre chose. Il a tiré, il a essayé. Ça fait partie du foot », avait nuancé Romain Saïss en mars 2026.

Pour autant, Hakimi a persisté : « Mais là, quand il (Brahim) a fait la panenka, j’ai dit : ‘Tu ne peux pas faire ça maintenant’ ». Ces propos illustrent le malaise persistant au sein du vestiaire marocain, où la quête du titre a laissé place à des tensions internes. Les excuses présentées par Díaz lors de la dernière trêve internationale n’ont pas suffi à apaiser Hakimi, au point que des « mots durs » aient été échangés entre les deux joueurs.

Un apaisement progressif avant la Coupe du monde

Alors que le Maroc se prépare à affronter la France en quarts de finale de la Coupe du monde 2026, la situation semble désormais sous contrôle. Toujours selon L’Équipe, le nouveau staff technique de Mohamed Ouahbi, ainsi que des proches du groupe, ont œuvré pour désamorcer les tensions. « Ce n’est pas le grand amour entre eux, mais le plus important reste l’intérêt supérieur du football marocain », précise RMC Sport. Une trêve nécessaire alors que les ambitions des Lions de l’Atlas n’ont jamais été aussi élevées.

Ce revirement s’inscrit dans une dynamique collective renforcée, où l’échec de la panenka est désormais présenté comme un épisode douloureux mais surmonté. « On a tourné la page », confie un membre du staff cité par RMC Sport. Une stratégie qui vise à focaliser l’attention sur l’objectif prioritaire : remporter la Coupe du monde, un titre encore jamais acquis par le Maroc.

Les déclarations de Mohamed Ouahbi et les ambitions affichées

Depuis sa prise de fonction, Mohamed Ouahbi a martelé une ambition sans équivoque : « Jamais je ne vais me contenter de quelque chose alors qu’on peut avoir plus. On en a parlé avec le staff et les joueurs et on veut absolument gagner. On va tout faire pour gagner et on ne va pas écouter les gens qui nous diront : ‘C’est déjà très bien ce que vous avez fait, ce n’est pas grave si on perd’ ». Pour l’entraîneur marocain, « le seul bonus, c’est gagner la Coupe ». Une posture qui contraste avec les doutes suscités par l’échec en CAN.

Cette détermination s’appuie sur les performances récentes de l’équipe, qui a notamment éliminé les Pays-Bas (1-1, 3-2 tab) et le Canada (3-0) en phase à élimination directe. Face à la France, finaliste malheureux de l’édition 2022, les Marocains veulent effacer les déceptions passées et offrir au continent africain son premier titre mondial.

Et maintenant ?

Le match contre la France, prévu ce jeudi 10 juillet 2026 à 22h (heure française) à Boston, s’annonce comme un tournant pour le Maroc. Si les tensions internes semblent désormais maîtrisées, c’est sur le terrain que le groupe devra prouver sa cohésion. Les observateurs s’interrogent : les Lions de l’Atlas parviendront-ils à transformer l’essai de leur titre continental en sacre mondial ? La réponse pourrait redéfinir l’histoire du football marocain.

Quoi qu’il en soit, l’épisode de la panenka ratée en CAN 2025 aura servi de leçon. Entre pression, ambition et gestion des egos, l’équipe de Mohamed Ouahbi devra désormais naviguer avec prudence pour concrétiser ses rêves.

Plusieurs hypothèses sont avancées par RMC Sport : l’excès de confiance après une compétition personnelle réussie, la pression extrême de la finale, ou encore l’interruption prolongée du match due aux protestations des Sénégalais et à l’envahissement du terrain. Aucun élément ne confirme catégoriquement l’une de ces raisons.

Les Lions de l’Atlas affronteront la France en quarts de finale de la Coupe du monde 2026 ce jeudi 10 juillet à 22h (heure française), au stade de Boston.