Selon RMC Sport, Arsène Wenger, ancien entraîneur emblématique et désormais directeur du développement du football à la Fifa, a livré son pronostic pour la fin de la Coupe du monde 2026. L’ex-gérant d’Arsenal et du Nagoya Grampus estime que l’équipe de France est en mesure de remporter un troisième titre mondial, mais précise qu’une seule sélection pourrait rivaliser avec les Bleus dans cette course au trophée.

Ce qu'il faut retenir

  • Arsène Wenger pronostique une victoire de la France en Coupe du monde 2026, soulignant la vitesse et l’intensité de jeu des Bleus
  • L’ancien entraîneur considère que seule l’Espagne possède le niveau technique et collectif pour contrecarrer les plans des Français
  • Wenger critique les sélections asiatiques, éliminées sans même atteindre les huitièmes de finale
  • La France affronte le Maroc ce jeudi 10 juillet à Boston, lors des quarts de finale
  • L’Espagne, avec son jeu collectif et sa qualité technique, est présentée comme la principale menace pour les Bleus

Une sélection française jugée imbattable par Wenger

Invité dans le podcast des frères Felix et Toni Kroos, Arsène Wenger n’a pas hésité à affirmer que la France remportera le Mondial 2026. « La France gagnera la Coupe du monde », a-t-il déclaré sans détour. Cette prédiction s’appuie sur l’observation des performances des Bleus lors de leurs cinq premiers matchs, jugés exceptionnels en termes de rythme et d’intensité. Pour l’Alsacien de 76 ans, « aujourd’hui le train avance à une certaine vitesse. Et il faut être capable de monter à bord du train ». Une métaphore qui illustre la domination actuelle de l’équipe de Didier Deschamps sur le tournoi.

Wenger, qui a également exercé au Japon dans les années 1990, a analysé avec attention les performances des sélections asiatiques. Pourtant, malgré la présence du Japon et de l’Australie en phase de groupes, aucune de ces équipes n’a réussi à franchir le cap des huitièmes de finale. Un constat qui s’explique, selon lui, par un manque de rythme et de qualité technique face à des adversaires plus rapides et mieux organisés.

L’Espagne, l’unique rivale capable de battre la France

Si l’Europe domine largement la compétition avec six quarts-de-finalistes, Arsène Wenger ne voit qu’une équipe capable de rivaliser avec la France : l’Espagne. « Pour moi, la vraie interrogation, c’est l’Espagne. Si une équipe est capable de battre la France à l’heure actuelle, je dirais que c’est l’Espagne », a-t-il souligné. Selon lui, la Roja possède un niveau technique supérieur à celui des Bleus, ainsi qu’une qualité de jeu collectif inégalée à l’échelle mondiale. « Ils ont une qualité de jeu de collective, et une culture du jeu collectif, que personne d’autre n’a dans le monde en ce moment. Pas à ce niveau », a-t-il affirmé.

Bref, pour l’ancien tacticien, la bataille pour le titre mondial se jouera donc entre la France et l’Espagne. Il admet cependant que les Bleus restent plus forts sur le plan physique, un avantage qui pourrait s’avérer décisif en cas de confrontation directe. Wenger n’a pas caché son admiration pour le jeu espagnol, notamment grâce à des joueurs comme Lamine Yamal, considéré comme l’un des talents majeurs de cette génération.

Un quart de finale sous haute tension contre le Maroc

Ce jeudi 10 juillet à 22h, l’équipe de France affrontera le Maroc à Boston, dans le cadre des quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Les Lions de l’Atlas, affamés et soucieux de se racheter après leur défaite contre les Bleus en 2022, représenteront un obstacle de taille pour les Français. Leur parcours jusqu’à ce stade de la compétition a été marqué par des performances solides, notamment face à des adversaires comme l’Argentine et l’Égypte.

Didier Deschamps et ses hommes devront donc faire preuve de la même intensité que lors des matchs précédents pour valider leur place en demi-finales. Wenger, qui a toujours eu un regard bienveillant sur le football africain, n’a pas sous-estimé les capacités des Marocains. Cependant, il reste convaincu que la France, grâce à son collectif et son expérience, saura se montrer à la hauteur.

L’Angleterre et l’Argentine, des outsiders selon Wenger

Si la France et l’Espagne sont présentées comme les deux principales favorites, Arsène Wenger a également évoqué le cas de l’Angleterre et de l’Argentine. Concernant les Three Lions, l’ancien directeur du développement à la Fifa estime qu’ils ne sont pas en mesure de remporter le titre mondial, malgré leurs 22 ans en Premier League. « L’Angleterre n’est pas en position de remporter le titre mondial cet été », a-t-il déclaré, soulignant un manque de maturité collective et technique par rapport aux deux équipes citées précédemment.

Côté argentin, bien que l’Albiceleste soit toujours en lice grâce à Lionel Messi — désormais âgé de 39 ans — et une génération de talents confirmés, Wenger ne la considère pas comme une menace majeure pour la France. Le parcours des Argentins, marqué par des matchs serrés et une défense parfois fragile, ne semble pas suffire à inquiéter les Bleus selon l’expert.

Et maintenant ?

La France se concentrera sur son quart de finale face au Maroc ce jeudi 10 juillet, dans l’espoir de rejoindre les demi-finales. Si elle parvient à franchir ce cap, une confrontation avec l’Espagne en finale n’est pas à exclure, selon les prédictions d’Arsène Wenger. Pour l’Espagne, un parcours sans faute face à l’Allemagne ou aux Pays-Bas en quarts pourrait lui permettre d’affronter les Bleus en demi-finales, le 15 ou 16 juillet. Reste à voir si les deux équipes confirmeront leur statut de favorites lors de leurs prochains matchs.

En attendant, les supporters français et espagnols peuvent déjà se projeter dans une finale au sommet, où la vitesse des Bleus et la technique des Espagnols pourraient s’affronter dans un duel tactique passionnant.

Selon Wenger, l’Espagne se distingue par un niveau technique supérieur et une culture du jeu collectif unique au monde. Il estime que les Espagnols possèdent les atouts nécessaires pour contrer la vitesse et l’intensité des Bleus, contrairement à d’autres équipes comme l’Angleterre ou l’Argentine.