Comme le rapporte BFM Bourse, l’indice phare parisien a clôturé la semaine 19 avec une quasi-stabilité, enregistrant un léger recul de 0,03 % malgré un parcours particulièrement volatil. Cette performance s’inscrit dans un contexte marqué par les incertitudes géopolitiques liées au conflit israélo-américano-iranien, qui a oscillé entre espoirs et déceptions quant à une issue diplomatique.
Selon BFM Bourse, cette stabilité hebdomadaire s’accompagne d’une configuration technique particulière, avec la formation d’une étoile doji parfaite sur l’indice. Ce motif graphique, souvent interprété comme un signal d’indécision des marchés, reflète l’ambivalence des investisseurs face aux tensions persistantes au Moyen-Orient et aux données économiques récentes.
Ce qu'il faut retenir
- Le CAC 40 a terminé la semaine 19 en légère baisse de 0,03 %, malgré une forte volatilité.
- La réponse de l’Iran aux propositions américaines pour mettre fin à la guerre a été rejetée par Donald Trump, relançant les tensions.
- Le baril de Brent a dépassé les 100 $, atteignant 105,30 $, sous l’effet des craintes liées au conflit.
- Les créations d’emplois aux États-Unis ont atteint 115 000 postes en avril, bien au-dessus des attentes.
- Air France-KLM a chuté de 3,9 % en raison des tensions géopolitiques, tandis que Stellantis a progressé de 1,84 %.
- Le S&P 500 a progressé de 0,84 % à l’approche des 7 400 points, tandis que le Nasdaq Composite a gagné 1,71 %.
Un conflit israélo-iranien qui pèse sur les marchés
Les marchés financiers restent sous l’emprise des tensions au Moyen-Orient, après le rejet par Donald Trump de la réponse iranienne aux propositions américaines pour mettre fin à la guerre. Dans un message publié sur Truth Social, le président américain a qualifié la réponse des « soi-disant représentants » de l’Iran de « totalement inacceptable », aggravant les craintes d’une escalade du conflit. Ces déclarations ont directement influencé les cours du pétrole, le baril de Brent frôlant à nouveau les 100 $, pour s’établir à 105,30 $ en début de semaine.
Selon BFM Bourse, les investisseurs ont réagi avec prudence, oscillant entre les espoirs de désescalade et les craintes d’une prolongation des hostilités. Après plus d’un mois de trêve relative, aucune des parties n’a dévoilé publiquement ses propositions, laissant planer un flou total sur l’issue du conflit.
Des indicateurs économiques américains en demi-teinte
Vendredi dernier, les marchés ont accueilli avec satisfaction les dernières données sur l’emploi américain. Le rapport NFP (Non Farm Payrolls), qui mesure les créations d’emplois en dehors du secteur agricole, a révélé 115 000 nouveaux postes en avril, un chiffre bien supérieur aux prévisions des analystes. Le taux de chômage, lui, est resté stable à 4,3 %, un niveau proche du plein emploi, l’un des objectifs clés de la Réserve fédérale américaine.
Ces chiffres ont été interprétés comme un signe de résilience de l’économie américaine, malgré les tensions géopolitiques. Ils ont contribué à soutenir les principaux indices boursiers outre-Atlantique, où le S&P 500 a progressé de 0,84 %, frôlant les 7 400 points, tandis que le Nasdaq Composite a enregistré une hausse plus marquée de 1,71 %. Le Dow Jones Industrial Average, en revanche, a terminé la journée proche de l’équilibre.
Les valeurs du CAC 40 sous l’influence des tensions et des annonces industrielles
Sur le marché parisien, les tensions géopolitiques ont pesé sur certaines valeurs. Air France-KLM, exposée aux perturbations liées aux conflits au Moyen-Orient, a enregistré une baisse de 3,9 %. À l’inverse, Stellantis a profité d’une annonce stratégique pour progresser de 1,84 %. Le constructeur automobile a en effet confirmé le renforcement de son partenariat avec le chinois Leapmotor, avec la production prévue d’un nouveau SUV Opel à partir de 2028. Ce véhicule utilisera des composants issus de la coentreprise entre les deux groupes et sera fabriqué sur le site madrilène de Stellantis.
TotalEnergies a également tiré profit de la hausse des cours du pétrole, enregistrant une progression de 0,7 %. Le groupe énergétique a annoncé des achats communs avec Leapmotor et la fabrication de futurs produits sur le site de Madrid. Ces annonces ont permis à l’action de suivre la tendance haussière des matières premières.
Autres actifs : l’euro, le pétrole et les obligations en mouvement
En ce début de semaine, les autres classes d’actifs ont également connu des mouvements notables. Sur le marché des changes, l’euro s’échangeait autour de 1,1750 dollar, tandis que le baril de WTI, autre référence mondiale du pétrole, atteignait 96,5 $. Côté obligations, le rendement des Treasuries à 10 ans s’établissait légèrement au-dessus de 4,38 %, reflétant une prudence persistante des investisseurs.
Le VIX, indice mesurant la volatilité du marché actions américain, s’affichait à 17,08 à la clôture du S&P 500, un niveau modéré mais indicatif d’une certaine nervosité des marchés. Les analystes de BFM Bourse soulignent que ces indicateurs restent sensibles aux évolutions géopolitiques, notamment à la suite des dernières déclarations de Donald Trump.
D’un point de vue technique, BFM Bourse indique que la configuration du CAC 40 reste « très versatile ». Un franchissement des 8 362 points pourrait relancer la dynamique haussière, tandis qu’une rupture des 7 940 points renforcerait la pression vendeuse. Dans ce contexte incertain, l’indice parisien conserve une orientation neutre à court terme.
La semaine 19 a été marquée par des mouvements contradictoires : d’un côté, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont pesé sur les investisseurs, de l’autre, les données économiques américaines solides (comme les créations d’emplois) ont apporté un soutien aux marchés. La formation d’une étoile doji parfaite reflète cette indécision, où les acheteurs et les vendeurs se sont neutralisés, aboutissant à une clôture proche de l’équilibre.
Le rejet de la réponse iranienne par Donald Trump a immédiatement relancé les craintes d’une escalade du conflit israélo-iranien. Cela s’est traduit par une hausse des cours du pétrole (le Brent dépassant les 100 $), ce qui pénalise les secteurs sensibles à l’énergie comme l’aérien (Air France-KLM). Les marchés actions restent sous tension tant que le risque géopolitique persiste, même si les fondamentaux économiques (comme l’emploi aux États-Unis) restent solides.