La France s’apprête à subir un nouvel épisode caniculaire ce dimanche et lundi, prolongement d’un phénomène déjà exceptionnel. Selon Le Figaro, cette troisième vague de chaleur de l’année touche l’ensemble de la métropole et pourrait persister jusqu’au début de la semaine prochaine.

Un anticyclone tenace, positionné sur le proche Atlantique, bloque toute perturbation atmosphérique. Ce dôme de chaleur, qui s’installe durablement, maintient un temps stable et sec, favorisant l’accumulation des températures. « Un nouvel anticyclone reste bien vissé sur le proche Atlantique et n’est pas près de bouger », souligne Adrien Thomas, météorologue à La Chaîne Météo*.

Ce qu'il faut retenir

  • Un dôme de chaleur persistant bloque les perturbations sur l’ensemble de la métropole.
  • 67 records mensuels ont été battus mardi sur la moitié sud du pays, dont 41,4 °C à Cahors et 41,3 °C à Angoulême.
  • 40,5 °C enregistrés à Marseille-Marignane, un niveau jamais atteint depuis l’ouverture de la station en 1921.
  • 43 °C atteints à Moulès-et-Baucels (Hérault), illustrant l’intensité exceptionnelle des températures.
  • Une mortalité en hausse de près de 30 %, avec une augmentation marquée des décès à domicile, selon Santé publique France.

Une vague de chaleur déjà historique avant ce nouvel épisode

Cette troisième canicule de l’année s’inscrit dans un contexte déjà marqué par des records. Le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France, selon les données officielles. Les épisodes précédents avaient déjà battu des seuils historiques, avec des températures dépassant localement les 40 °C dès mai.

Les prévisionnistes notent que cette persistance des fortes chaleurs s’explique par la configuration météorologique actuelle. L’anticyclone, véritable bouclier atmosphérique, empêche l’arrivée de masses d’air plus fraîches venues de l’Atlantique ou de perturbations pluvieuses. « Il agit comme un véritable bouclier atmosphérique, repoussant toute perturbation », explique Adrien Thomas.

Des températures records et des conséquences sanitaires préoccupantes

Les premières répercussions de cette vague de chaleur se mesurent déjà dans les chiffres. Selon Santé publique France, le nombre de décès a augmenté de près de 30 % en France, avec une hausse particulièrement marquée des décès à domicile. Ces données provisoires, publiées ce vendredi 9 juillet 2026, soulignent l’impact direct de ces températures extrêmes sur la santé publique.

À Marseille-Marignane, le thermomètre a frôlé les 41 °C mercredi, un niveau inédit depuis 1921. Dans l’Hérault, la station de Moulès-et-Baucels a enregistré 43 °C, un seuil rarement atteint en France métropolitaine. Ces records illustrent l’ampleur exceptionnelle de l’épisode en cours.

« Les températures anormalement élevées, couplées à une durée prolongée, aggravent les risques pour les populations les plus vulnérables », a déclaré un porte-parole de Santé publique France.

Quelles perspectives pour les prochains jours ?

Les modèles météorologiques indiquent que ce dôme de chaleur devrait persister au moins jusqu’à mardi. Les prévisionnistes de La Chaîne Météo* estiment que l’anticyclone ne devrait pas se déplacer avant plusieurs jours, maintenant des conditions stables et sèches sur l’ensemble du territoire. Les températures pourraient continuer à progresser graduellement, notamment dans le sud et le centre de la France.

Les autorités appellent à la vigilance, notamment pour les personnes âgées, les jeunes enfants et les travailleurs en extérieur. Les conseils de prévention (hydratation, limitation des activités physiques aux heures chaudes, vérification des proches) restent de mise pour limiter les risques sanitaires.

Et maintenant ?

Si la situation devrait s’améliorer progressivement en début de semaine prochaine, les météorologues surveillent de près l’évolution de l’anticyclone. Une baisse des températures n’est pas exclue d’ici mercredi ou jeudi, mais elle dépendra de l’affaiblissement du phénomène. Les prochains jours seront déterminants pour évaluer l’ampleur des dégâts sanitaires et environnementaux. Les autorités sanitaires pourraient renforcer leurs recommandations en fonction de l’évolution de la situation.

Cette nouvelle vague de chaleur rappelle l’urgence d’adapter les infrastructures et les politiques publiques face au changement climatique. Les épisodes caniculaires, autrefois exceptionnels, deviennent de plus en plus fréquents et intenses, posant la question de la résilience des territoires.

Selon les experts, la répétition des canicules en 2026 s’explique par le réchauffement climatique, qui augmente la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur. L’anticyclone persistant actuel est un phénomène météorologique aggravant, mais il s’inscrit dans une tendance de fond liée au dérèglement climatique.

Les autorités sanitaires recommandent de s’hydrater régulièrement, d’éviter les activités physiques aux heures les plus chaudes, de rester dans des pièces fraîches et de prendre des nouvelles des personnes vulnérables. En cas de malaise, il est conseillé de contacter le 15 (SAMU) ou le 112 (numéro d’urgence européen).