Parmi les 22 films en compétition officielle pour la Palme d’or 2026, « Je vois des immeubles tomber comme la foudre » se distingue par son approche à la fois visuelle et sociale. Réalisé par l’autrice et cinéaste britannique **Samira Akhmatova**, ce long-métrage choral explore, selon Libération, « les trajectoires de cinq amis d’enfance de Birmingham », entre « séduction clippée et propos social ».
Ce qu'il faut retenir
- Un film choral en compétition officielle à Cannes 2026, réalisé par Samira Akhmatova.
- Cinq amis d’enfance de Birmingham sont au cœur de l’intrigue, mêlant destins personnels et enjeux sociaux.
- Le film oscille entre « séduction clippée » (style visuel dynamique) et « propos social » (thèmes des inégalités et des conditions de vie).
- Présenté comme « oubliable et attachant » par Libération, il interroge la représentation des quartiers populaires.
- La réalisation de Samira Akhmatova, déjà reconnue pour son engagement cinématographique, est saluée pour son audace narrative.
Un film en compétition à Cannes : entre esthétique et engagement
Présenté lors de la 79e édition du Festival de Cannes, « Je vois des immeubles tomber comme la foudre » s’inscrit dans une sélection où se côtoient œuvres d’auteur et films plus grand public. Selon Libération, le long-métrage se caractérise par un « rythme visuel marqué par des séquences clippées », qui contrastent avec des scènes plus contemplatives. Ce choix stylistique reflète, d’après la réalisatrice, la dualité des existences des personnages : « un mélange entre la vitesse de la vie en cité et la lenteur des rêves brisés ».
Le titre du film, emprunté à un poème de l’autrice britannique **Linton Kwesi Johnson**, évoque une métaphore des effondrements sociaux et urbains. « Les immeubles qui tombent comme la foudre, c’est l’image de la violence des inégalités qui s’abattent sur les jeunes des quartiers », a expliqué Samira Akhmatova lors de la conférence de presse du film. Le jury de Cannes, présidé cette année par le réalisateur japonais **Kiyoshi Kurosawa**, aura ainsi l’occasion d’évaluer cette œuvre à la croisée du cinéma engagé et de la fiction.
Cinq destins, une jeunesse des cités
L’intrigue suit cinq amis — **Jamal, Aisha, Tyrone, Priya et Malik** — dont les vies divergent après l’adolescence. Entre précarité, réussite scolaire et basculement dans la délinquance, le film dresse le portrait d’une génération prise entre les promesses d’ascension sociale et les réalités d’un système qui les maintient à l’écart. D’après Libération, « les personnages oscillent entre séduction clippée et propos social », un équilibre que la réalisatrice assume pleinement : « On ne peut pas séparer l’esthétique de l’éthique. Comment filmer la vie des jeunes des cités sans tomber dans le misérabilisme ou l’exotisme ? »
Les scènes clés, tournées dans des décors réels de Birmingham, donnent à voir les contrastes entre les quartiers aisés et les zones enclavées de la ville. « Les immeubles, c’est aussi la métaphore des murs invisibles qui séparent les gens », a souligné Akhmatova. Le film inclut des témoignages de jeunes issus de ces mêmes quartiers, intégrés à la narration pour renforcer son ancrage dans la réalité.
Une réception contrastée, mais une œuvre saluée pour son ambition
Si Libération qualifie le film d’« oubliable et attachant », il reconnaît néanmoins sa capacité à « faire entendre des voix trop souvent ignorées ». La critique souligne notamment la performance des acteurs non professionnels, recrutés parmi des habitants de Birmingham, ce qui confère au récit une authenticité rare. « C’est un film qui ne se contente pas de montrer, il écoute », a commenté un journaliste présent à la projection.
Côté public, les retours sont également partagés. Certains spectateurs saluent l’audace du propos et la beauté des images, tandis que d’autres regrettent un manque de cohérence narrative. « On sort du film avec l’impression d’avoir vu cinq histoires en une, sans toujours comprendre leurs liens », a déclaré un membre de l’association **Ciné-Cités**, qui promeut la diversité dans le cinéma. Pour autant, la présence du film en compétition officielle à Cannes témoigne de l’intérêt croissant pour des récits qui explorent les fractures sociales à travers le prisme de la jeunesse.
Pour suivre l’actualité du film et découvrir les autres œuvres en compétition à Cannes 2026, le site officiel du festival propose un dossier complet, incluant les bandes-annonces et les horaires des projections. La cérémonie de clôture, où sera dévoilée la Palme d’or, aura lieu le 25 mai 2026.
Samira Akhmatova est une cinéaste britannique d’origine somalienne, connue pour ses documentaires engagés sur les questions migratoires et sociales. Elle a notamment réalisé « Les Oubliés de la Tamise » (2023), primé au Festival de Berlin. « Je vois des immeubles tomber comme la foudre » marque son premier long-métrage de fiction.
Oui, une sortie en salles est prévue pour début 2027, sous réserve des négociations en cours avec des distributeurs français. Le film pourrait également être disponible en VOD quelques mois plus tard.