Alors que les Bleus viennent de s’incliner d’un souffle face aux All Blacks (34-32) lors de leur premier match du Championnat des nations, la France affronte ce samedi 9 juillet 2026 les Wallabies à Brisbane, pour la deuxième journée de cette compétition. Selon Le Figaro, Fabien Galthié a dû composer avec plusieurs forfaits et réorganiser son équipe pour ce déplacement dans l’hémisphère Sud, où huit finalistes du Top 14 ont déjà rejoint leurs coéquipiers.

Ce qu'il faut retenir

  • Les Bleus, vaincus de justesse par la Nouvelle-Zélande (34-32) à Christchurch, se déplacent en Australie avec une équipe remaniée
  • Matthieu Jalibert est titularisé à l’arrière et Romain Ntamack à l’ouverture, une configuration inédite pour ce match
  • Cinq changements sont opérés dans le pack, avec notamment les débuts de Peato Mauvaka au talon et Emmanuel Meafou en deuxième ligne
  • Moses Alo-Emile, pilier gauche d’origine samoane, honore sa première sélection, tout comme Aaron Grandidier-Nkanang, champion olympique de rugby à VII en 2024
  • Le capitaine Maxime Lucu conserve son brassard et évolue en mêlée, tandis que Yoram Moefana et Fabien Brau-Boirie forment la paire de centres

Après avoir frôlé la victoire face à la Nouvelle-Zélande malgré un déficit de seulement deux points, les Tricolores abordent ce nouveau défi avec une équipe partiellement modifiée. Le staff tricolore a en effet dû s’adapter à plusieurs absences, notamment celle de Damian Penaud (mollet) et Max Spring (commotion), forfaits qui ont conduit à une réorganisation du triangle arrière. « Les joueurs ont fait une belle performance à Christchurch, malgré la défaite, et nous avons pu travailler sur des points précis lors des quatre entraînements dont nous disposions », a déclaré Fabien Galthié, selon Le Figaro.

Une composition surprenante pour bousculer les Wallabies

Pour ce match à Brisbane, Fabien Galthié a choisi de surprendre en alignant Matthieu Jalibert à l’arrière et Romain Ntamack à l’ouverture. Le numéro 10 de l’UBB, incertain jusqu’au dernier moment, a finalement été confirmé titulaire. Côté ailes, Théo Attissogbe reste titulaire, aux côtés d’Aaron Grandidier-Nkanang, qui fête sa première cape après avoir remporté le titre olympique à sept en 2024 avec l’équipe de France.

Dans le pack, les changements sont nombreux avec cinq titulaires différents par rapport au match contre la Nouvelle-Zélande. Seuls Demba Bamba (Racing 92) au pilier droit, Marko Gazzotti (UBB) au numéro 8 et Oscar Jegou (Stade Rochelais) au flanker conservent leur place. Peato Mauvaka (Toulouse) débute au talon, tandis qu’Emmanuel Meafou évolue en deuxième ligne aux côtés de Florian Verhaeghe (Montpellier) et Lenni Nouchi (Montpellier). Moses Alo-Emile, pilier gauche d’origine samoane et natif de Brisbane, fait ses débuts en Bleu, remplaçant Jefferson Poirot (UBB).

Des renforts inattendus et des retours en grâce

Le banc tricolore compte deux autres surprises : Tevita Tatafu (Bayonne), de retour après une saison marquée par les blessures, devrait honorer sa troisième cape. Autre retour remarqué, celui de Kalvin Gourgues, jeune prodige toulousain qui s’était illustré lors d’une percée mémorable face aux Wallabies l’automne dernier. La paire de centres, composée de Yoram Moefana et Fabien Brau-Boirie – ce dernier particulièrement en vue lors du dernier entraînement – est reconduite. Maxime Lucu, capitaine et titulaire à la mêlée, assure une continuité dans la gestion du jeu.

La composition complète des Bleus pour ce match est la suivante : Jalibert – Attissogbe, Brau-Boirie, Moefana, Grandidier-Nkanang – Ntamack (o), Lucu (cap.) – Jegou, Gazzotti, Nouchi – Meafou, Verhaeghe – Bamba, Mauvaka, Alo-Emile. Les remplaçants sont Lamothe, Poirot, Tatafu, Auradou, Staniforth, Tixeront, Le Garrec et Gourgues.

Un enjeu sportif et une préparation serrée

Ce deuxième match du Championnat des nations intervient après une défaite qui, bien que serrée, a révélé des marges de progression pour les Français. « Nous avons pu observer des qualités, mais aussi des axes d’amélioration lors de ce premier affrontement », a précisé le sélectionneur. La défaite face à la Nouvelle-Zélande (34-32) a été obtenue dans des circonstances particulières : les Bleus n’avaient que quatre entraînements pour se préparer, en raison d’un calendrier resserré.

Face à l’Australie, Galthié et son staff misent sur une organisation tactique audacieuse, avec un arrière en retrait et un ouvreur positionné plus haut. L’objectif est clair : surprendre les Wallabies, qui aborderont ce match avec l’ambition de se relancer après une défaite initiale. La rencontre, qui se déroule à Brisbane, s’annonce comme un test de résistance pour une équipe de France en reconstruction.

Et maintenant ?

Les Bleus devraient enchaîner dès lundi 11 juillet avec une séance d’entraînement en vue du prochain match du Championnat des nations, prévu face à l’Argentine ou l’Afrique du Sud selon les résultats de la journée. La suite du tournoi, qui se prolongera jusqu’à la fin du mois, déterminera les ambitions françaises dans cette compétition. Pour les supporters, l’enjeu sera de voir si cette équipe remaniée parvient à confirmer les progrès entrevus à Christchurch, malgré des conditions de préparation difficiles.

La rencontre entre la France et l’Australie est à suivre ce samedi 9 juillet à 10h30 (heure locale) à Brisbane, soit 2h30 du matin en France métropolitaine. Elle sera diffusée en direct sur Canal+ et accessible en streaming sur le service MyCanal.

Selon Le Figaro, cette configuration a été choisie pour bousculer la défense australienne et exploiter la polyvalence de Ntamack, tout en permettant à Jalibert de jouer un rôle clé dans la construction du jeu depuis l’arrière. Le sélectionneur a justifié ce choix par la nécessité de s’adapter aux absences et de tester de nouvelles combinaisons avant les matchs suivants du Championnat des nations.