Les chips de betterave ou de carotte séduisent par leur image de collation saine et naturelle. Pourtant, selon Top Santé, ces produits souvent présentés comme une alternative légère aux chips traditionnelles cachent parfois une composition tout aussi calorique et grasse. Explications.

Ce qu'il faut retenir

  • Les chips de légumes (betterave, carotte) frites sont aussi caloriques et grasses que les chips classiques, malgré leur image saine.
  • Les versions déshydratées, moins répandues, représentent une option plus légère.
  • Le choix entre friture et déshydratation influence fortement l’apport nutritionnel.

Une fausse bonne idée : des légumes transformés en en-cas gras

On les imagine légères, pauvres en calories et riches en vitamines, à grignoter sans culpabilité. Pourtant, comme le souligne Top Santé, les chips de betterave ou de carotte frites sont en réalité aussi riches en lipides et en calories que leurs équivalents à base de pomme de terre. Leur procédé de fabrication, qui implique une friture, transforme ces légumes en produits aussi gras qu’une chips classique. « Les consommateurs sont souvent trompés par l’image saine associée aux légumes, mais la transformation industrielle change la donne », explique une nutritionniste citée par le magazine.

Le piège de la déshydratation, une alternative méconnue

Face à cette réalité, les versions déshydratées de chips de légumes apparaissent comme une solution plus équilibrée. Contrairement aux chips frites, elles ne subissent pas de cuisson dans l’huile et conservent une teneur en eau plus élevée. Résultat : un apport calorique réduit et une texture croustillante préservée. « Côté pratique, ces produits restent rares en grande surface, mais leur popularité devrait croître avec la demande croissante pour des alternatives plus saines », indique Top Santé. Pour les repérer, il faut souvent se tourner vers les rayons bio ou les magasins spécialisés dans les produits diététiques.

Comment bien choisir ses chips de légumes ?

Plusieurs critères permettent de distinguer les options les plus saines. D’abord, la liste des ingrédients : plus elle est courte et composée de légumes, d’huile végétale et de sel, mieux c’est. Les versions avec des additifs ou des arômes artificiels doivent être évitées. Ensuite, le mode de cuisson : privilégiez les mentions « déshydraté », « cuit au four » ou « séché à basse température ». Enfin, les valeurs nutritionnelles indiquées sur l’emballage – notamment le taux de lipides et de calories – offrent une indication claire sur la qualité réelle du produit. « Un chip de betterave déshydraté affiche en moyenne 120 kcal pour 30 g, contre 150 kcal pour une version frite », précise Top Santé.

Et maintenant ?

Les industriels du secteur commencent à répondre à la demande pour des alternatives plus légères. Plusieurs marques devraient lancer d’ici la fin de l’année 2026 des gammes de chips de légumes cuites à basse température, avec des emballages mettant en avant leur faible teneur en matières grasses. Les associations de consommateurs appellent également à une meilleure transparence sur les méthodes de fabrication. Reste à voir si ces évolutions suffiront à changer les habitudes d’achat des Français, encore très attachés aux chips classiques.

En attendant, les consommateurs soucieux de leur santé ont tout intérêt à comparer les étiquettes et à privilégier les produits les moins transformés. Une lecture attentive des informations nutritionnelles pourrait bien faire la différence entre une collation anodine et un apport calorique inutile.