Alors que Beyrouth était la cible de frappes israéliennes le 14 juin 2026, la cinéaste franco-libanaise Danielle Arbid finalisait la post-production de son dernier film, « Seuls les rebelles », dont la sortie en salles est prévue le 24 juin. D’après Le Monde, ce long-métrage, centré sur la ville de son enfance, a été tourné intégralement à Paris en raison des contraintes imposées par le conflit en cours. Une équipe sur place a capté des images de Beyrouth, lesquelles ont ensuite été utilisées par la réalisatrice pour composer son œuvre.
Ce qu'il faut retenir
- Titre du film : « Seuls les rebelles », réalisé par Danielle Arbid.
- Date de sortie : prévue pour le 24 juin 2026.
- Lieu de tournage : Paris, en raison de l’impossibilité de se rendre à Beyrouth à cause des frappes israéliennes du 14 juin 2026.
- Méthode de production : utilisation d’images de Beyrouth tournées par une équipe sur place, transmises à Paris pour le montage final.
- Thématique centrale : la ville de Beyrouth, lieu d’enfance de la réalisatrice.
Un projet né dans un contexte de crise
Le film de Danielle Arbid prend forme alors que Beyrouth subissait des frappes aériennes israéliennes, marquant une nouvelle escalade dans le conflit qui déchire la région depuis des mois. Selon Le Monde, la cinéaste, empêchée de se rendre sur place, a dû adapter sa méthode de travail. Plutôt que d’abandonner le projet, elle a choisi de s’appuyer sur des images tournées par une équipe locale, transmises en temps réel ou quasi réel pour permettre un montage à distance. Cette contrainte technique a transformé une difficulté en une signature artistique, comme l’explique la réalisatrice : « On a dû inventer une nouvelle façon de filmer, en quelque sorte. »
Beyrouth, un personnage à part entière
Pour Danielle Arbid, Beyrouth n’est pas seulement un décor, mais un personnage central de son récit. Le film explore les multiples facettes de la ville, entre histoire, mémoire et résilience. Dans une récente interview, la cinéaste a souligné : «
Beyrouth est une ville qui résiste, qui se reconstruit sans cesse. C’est cette énergie que j’ai voulu capter, même à distance.» Le long-métrage mêle archives et images contemporaines, offrant un portrait kaléidoscopique de la capitale libanaise.
Une œuvre hybride entre réalité et fiction
Selon Le Monde, « Seuls les rebelles » s’inscrit dans une démarche documentaire tout en intégrant des éléments de fiction. La réalisatrice a travaillé avec des acteurs locaux, dont certains ont eux-mêmes vécu les événements récents. Le film inclut également des témoignages recueillis auprès d’habitants, transformant l’œuvre en une mosaïque humaine. Ce parti pris narratif vise à donner la parole à ceux que l’on entend rarement : les Libanais ordinaires, pris dans la tourmente. Danielle Arbid a expliqué : « On ne peut pas parler de Beyrouth sans écouter ceux qui y vivent. Leur voix est la plus importante. »
Reste à voir si ce film, né d’une contrainte, parviendra à devenir un témoignage durable de la réalité beyrouthine. En attendant, il pose une question simple : comment représenter une ville en guerre sans la montrer directement ? Une réponse que le public découvrira dans les salles à partir de la semaine prochaine.
La cinéaste franco-libanaise a été empêchée de se rendre à Beyrouth en raison des frappes israéliennes qui frappaient la ville le 14 juin 2026. Ces attaques ont rendu impossible tout déplacement sur place, contraignant l’équipe à adapter sa méthode de tournage.