Une étude française publiée par Top Santé met en lumière la présence de mercure dans la daurade, un poisson très consommé en France. Ces analyses, centrées sur les espèces prédateurs, révèlent des niveaux de contamination variables selon les spécimens et les zones de pêche. Quels sont les risques réels pour les consommateurs ? Et à quelle fréquence est-il recommandé de consommer ce poisson ? Autant de questions que cette enquête éclaire.
Ce qu'il faut retenir
- Une étude française, relayée par Top Santé, a analysé la présence de mercure dans la daurade, un poisson très apprécié en France.
- Les résultats concernent spécifiquement les poissons prédateurs, dont la daurade fait partie.
- Les niveaux de mercure varient selon les échantillons et les zones de pêche.
- Les autorités sanitaires n’ont pas encore émis de recommandations officielles sur la consommation de ce poisson.
- Les consommateurs sont invités à diversifier leurs sources de protéines pour limiter les risques d’exposition.
Une étude française met en garde contre le mercure dans la daurade
Selon Top Santé, une étude récente s’est penchée sur la présence de mercure dans certains poissons prédateurs, dont la daurade. Ce métal lourd, naturellement présent dans l’environnement, peut s’accumuler dans les tissus des poissons, notamment ceux qui sont situés en haut de la chaîne alimentaire. Les analyses menées en France montrent que les niveaux de contamination varient considérablement d’un spécimen à l’autre, mais aussi selon les zones de pêche.
Les résultats, bien que partiels, soulèvent des questions sur les habitudes alimentaires des Français. La daurade, souvent consommée grillée ou en filet, est l’un des poissons les plus populaires sur les étals des poissonneries et dans les assiettes des ménages. Pourtant, son statut de poisson prédateur en fait un candidat potentiel pour une contamination accrue par le mercure.
Des niveaux de mercure variables selon les zones de pêche
Les données recueillies par Top Santé indiquent que les daurades pêchées en Méditerranée présentent des taux de mercure souvent plus élevés que celles issues de l’Atlantique. Cette différence s’explique par la pollution industrielle et les activités humaines le long des côtes méditerranéennes, où les eaux sont plus stagnantes et moins renouvelées que dans l’océan.
Parmi les échantillons analysés, certains dépassent les seuils maximaux recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cependant, Top Santé précise que ces résultats ne couvrent qu’un nombre limité de spécimens et qu’il est prématuré de tirer des conclusions définitives. Les autorités sanitaires, contactées par la rédaction, n’ont pas encore réagi officiellement à ces données.
Que disent les experts sur les risques pour la santé ?
Un toxicologue interrogé par Top Santé a souligné que « le mercure, sous sa forme organique (méthylmercure), est particulièrement préoccupant pour les femmes enceintes et les jeunes enfants, car il peut affecter le développement neurologique du fœtus et des nourrissons ». Il a ajouté que, pour le reste de la population, les risques dépendent de la quantité consommée et de la fréquence.
Pour limiter l’exposition, les experts recommandent de diversifier les sources de protéines animales et de privilégier les petits poissons, moins susceptibles de concentrer le mercure. Ils rappellent également que la cuisson n’élimine pas ce contaminant, contrairement à d’autres substances.
Cette étude rappelle aussi l’importance de la traçabilité dans le secteur de la pêche. Depuis le 1er janvier 2026, une nouvelle réglementation européenne impose aux distributeurs de fournir des informations plus précises sur l’origine des poissons. Ces données pourraient, à l’avenir, permettre une meilleure évaluation des risques liés à la consommation de daurade et d’autres espèces.
Le mercure, notamment sous sa forme organique (méthylmercure), peut entraîner des troubles neurologiques, notamment chez les fœtus et les jeunes enfants. Pour les adultes, une exposition prolongée peut causer des problèmes de mémoire, des troubles de la coordination ou des effets sur le système cardiovasculaire.
Non, mais il est conseillé de limiter sa consommation et de privilégier les poissons moins exposés au mercure, comme les petits poissons gras (sardine, maquereau). Les autorités sanitaires n’ont pas encore émis d’avis définitif, mais recommandent de varier les sources de protéines.