Selon RFI, le secteur du bâtiment reste un acteur incontournable — et problématique — dans la lutte contre le réchauffement climatique. En 2025, il a généré 37 % des émissions mondiales de CO₂, malgré les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris.
Ce qu'il faut retenir
- Le bâtiment représente 37 % des émissions mondiales de CO₂, un chiffre qui stagne malgré les objectifs climatiques.
- En 2025, 273 milliards de m² de nouvelles surfaces ont été construites, soit l’équivalent de 4 fois la superficie de Berlin.
- La transition écologique dans ce secteur accuse un retard significatif, alors que les constructions se multiplient à l’échelle planétaire.
Ce constat, rapporté par RFI, souligne l’urgence d’agir. Pourtant, la course à la construction ne faiblit pas : 273 milliards de mètres carrés ont été érigés en 2025, un volume record qui dépasse de loin les besoins réels. Cette surface équivaut à quatre fois la taille de Berlin, une comparaison qui illustre l’ampleur de l’expansion immobilière mondiale.
Pourtant, ce secteur clé pour atteindre les objectifs climatiques de l’accord de Paris peine à se décarboner. Les matériaux traditionnels comme le béton et l’acier, très émetteurs, restent dominants. Les innovations en matière d’isolation, de matériaux recyclés ou de bâtiments à énergie positive peinent à se généraliser, faute de cadre réglementaire contraignant ou d’incitations financières suffisantes.
Côté solutions, l’Afrique émerge comme un acteur potentiel. Le continent, confronté à une urbanisation rapide et à un besoin criant de logements, pourrait sauter certaines étapes technologiques en misant directement sur des constructions bas carbone. Des projets pilotes de bâtiments en terre crue stabilisée ou en matériaux biosourcés y sont déjà testés, avec des résultats encourageants. Mais ces initiatives restent marginales face à l’ampleur du défi.
Autant dire que le temps presse. Avec 40 % des émissions du bâtiment liées aux matériaux et 60 % aux usages énergétiques, la marge de manœuvre est étroite. Les acteurs du secteur devront concilier croissance et durabilité, sous peine de voir les engagements climatiques devenir de simples déclarations d’intention.