Dix ans après la disparition du vol MS 804 d’EgyptAir, reliant Paris au Caire, le parquet de Paris a requis un non-lieu général dans cette affaire, comme le rapporte Ouest France. Cette décision, révélée par l’Agence France-Presse (AFP) ce jeudi 14 mai 2026, intervient après des années d’enquête et de rebondissements judiciaires.
Ce qu'il faut retenir
- 14 mai 2016 : le vol MS 804 d’EgyptAir s’écrase en mer Méditerranée avec 66 personnes à bord.
- Les enquêtes française, égyptienne et grecque n’ont pas permis d’établir clairement les causes du crash.
- Le parquet de Paris propose un non-lieu général, estimant que les preuves sont insuffisantes pour poursuivre.
- Cette décision doit encore être validée par un juge d’instruction.
- Les familles des victimes pourraient contester cette décision devant la justice.
Un crash aux causes toujours indéterminées
Le 14 mai 2016, l’Airbus A320 reliant Paris à destination du Caire disparaissait des radars avec 66 personnes à bord, dont 40 Égyptiens et 15 Français. L’épave est retrouvée en Méditerranée, à environ 290 km au large des côtes égyptiennes. Malgré des investigations menées conjointement par la France, l’Égypte et la Grèce, les causes exactes du crash restent officiellement non élucidées.
Les premières hypothèses évoquaient un incendie à bord ou une défaillance technique, mais aucune preuve formelle n’a pu être établie. Les boîtes noires, récupérées et analysées, n’ont pas révélé d’anomalie claire, laissant planer un doute persistant sur les circonstances du drame.
Une décision judiciaire attendue et contestée
Près de dix ans après les faits, le parquet de Paris a décidé de clore le dossier en proposant un non-lieu général. Cette mesure, qui vise à mettre fin aux poursuites faute de charges suffisantes, doit encore être homologuée par un juge d’instruction. Si cette décision est confirmée, elle signifierait qu’aucune responsabilité pénale ne pourra être engagée dans cette affaire.
Cette perspective ne manquera pas de susciter des réactions parmi les familles des victimes, qui espéraient une clarification des causes du drame. Plusieurs associations avaient déjà exprimé leur mécontentement face aux lenteurs et aux incertitudes entourant l’enquête.
Des enquêtes parallèles toujours en cours
Malgré la proposition de non-lieu, les investigations techniques se poursuivent. L’autorité égyptienne de l’aviation civile a maintenu ses propres recherches, tandis que les autorités françaises ont conservé les éléments du dossier. Les familles des victimes disposent toujours de la possibilité de demander une réouverture des investigations si de nouveaux éléments émergent.
Par ailleurs, les assureurs et les compagnies aériennes restent tenus par leurs obligations légales en matière de dédommagements, indépendamment des conclusions judiciaires. Ces procédures, souvent longues et complexes, pourraient encore alimenter les débats dans les mois à venir.
Ce drame, l’un des plus marquants de l’aviation civile récente, rappelle les défis persistants liés à la sécurité aérienne et à la recherche de la vérité dans les catastrophes complexes. Autant dire que cette affaire, bien que juridiquement close, continue de soulever des questions sur la transparence et la coordination internationale en matière d’enquêtes aériennes.
Le parquet de Paris estime que les preuves recueillies au cours de l’enquête ne permettent pas d’établir clairement les causes du crash ni d’identifier une responsabilité pénale. Malgré des hypothèses comme un incendie à bord ou une défaillance technique, aucune preuve formelle n’a pu être retenue, justifiant ainsi la proposition de non-lieu.