Il y a dix ans, le 6 avril 2016, Emmanuel Macron lançait son mouvement politique, En Marche, à Amiens, avec l'objectif de dépasser les clivages droite-gauche. Selon Franceinfo - Politique, ce jour marque l'acte de naissance du macronisme, qui a permis à Emmanuel Macron de s'imposer durablement au pouvoir. Cependant, dix ans plus tard, le projet apparaît affaibli, sans cap idéologique clair, dans un pays plus divisé que jamais.
Ce lundi 6 avril 2026, Emmanuel Macron a celebré le 10e anniversaire de son mouvement politique. Lors de sa création, Emmanuel Macron avait juré que la présidentielle n'était "pas sa priorité". Cependant, son ambition était de créer un mouvement politique "pas comme les autres", "ni de droite ni de gauche", pour "dépasser les blocages" et "en finir" avec "l'immobilisme". Un succès pour l'intéressé, sans aucun doute ! Une incroyable victoire en 2017, suivie d’une large réélection cinq ans plus tard, une performance que Nicolas Sarkozy et François Hollande n’avaient pas réussie.
Ce qu'il faut retenir
- Le macronisme a permis à Emmanuel Macron de s'imposer durablement au pouvoir.
- Le projet apparaît affaibli, sans cap idéologique clair, dans un pays plus divisé que jamais.
- Emmanuel Macron a abandonné l’objectif du dépassement du clivage droite-gauche.
- Le macronisme s’est clairement rangé à droite.
- Le pays est bloqué comme jamais, immobile, incapable de se réformer.
Le bilan du macronisme
Dix ans après, le macronisme a abandonné l’objectif du dépassement du clivage droite-gauche. Il s’est clairement rangé à droite. Et le pays est bloqué comme jamais, immobile, incapable de se réformer. La faute à Emmanuel Macron lui-même. D’abord parce que le chef de l’État a toujours refusé de faire un vrai travail doctrinal, de donner un corpus idéologique à son mouvement. À part sur l’Europe, sa seule constante, sur tous les autres sujets — régaliens, sociétaux, économiques et sociaux — le macronisme a dit tout… et son contraire.
Emmanuel Macron a porté le coup fatal au macronisme avec la dissolution de l’Assemblée en juin 2024. Que restera-t-il du macronisme après son départ de l’Élysée l’an prochain ? Pas grand-chose. Pour ménager leurs chances, les ex-Premiers ministres Gabriel Attal et Édouard Philippe renient l’héritage. Le parti présidentiel, Renaissance, lui a échappé. Pire, dans son livre-programme intitulé Révolution — rien que ça — le candidat Macron s’engageait à "réconcilier les Français" pour accoucher d’un "nouveau monde". Le pays a rarement semblé aussi divisé.
Les conséquences du macronisme
L’extrême droite est aux portes du pouvoir et le spectre d’un duel final Bardella-Mélenchon plane sur la prochaine présidentielle. En 2017, au soir de sa première élection, Emmanuel Macron promettait de "tout faire" pour que les Français n’aient "plus aucune raison de voter pour les extrêmes". Neuf ans plus tard, il semble qu’ils n’en aient jamais trouvé autant. Emmanuel Macron s'exprimait lors d'une rencontre avec des étudiants de l'université Yonsei à Séoul le 3 avril 2026.
En conclusion, le macronisme a connu un parcours contrasté depuis sa création. De son triomphe initial à son impasse actuelle, le mouvement a évolué de manière significative. Il est important de suivre les développements futurs pour comprendre l'impact du macronisme sur la politique française.
