Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois affiché son désaccord avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, allant jusqu’à prédire publiquement sa démission dans les prochains jours. Dans un message diffusé ce dimanche 21 juin 2026 sur sa plateforme Truth Social, l’ancien locataire de la Maison-Blanche a critiqué avec virulence la gestion par Starmer de deux dossiers majeurs : l’immigration et la politique énergétique du Royaume-Uni. « Keir Starmer va démissionner comme Premier ministre du Royaume-Uni. Il a échoué lamentablement sur deux sujets très importants – L’IMMIGRATION ET L’ÉNERGIE (EXPLOITEZ LE PÉTROLE DE LA MER DU NORD !). Je lui souhaite le meilleur ! », a-t-il lancé, alors que la presse britannique évoque effectivement un possible départ du dirigeant travailliste dans les jours à venir.
Ce qu'il faut retenir
- Keir Starmer est sous pression politique après l’ascension de son rival Andy Burnham, désormais favori pour lui succéder à la tête du gouvernement britannique.
- Donald Trump a publiquement appelé à l’exploitation du pétrole de la mer du Nord et critiqué les politiques migratoires et énergétiques de Starmer sur Truth Social.
- Les tensions entre les deux dirigeants se sont accentuées depuis les réserves britanniques sur les frappes américano-israéliennes contre l’Iran en 2025.
- Le ministre britannique du Commerce, Peter Kyle, a indiqué que Starmer « prenait le temps de réfléchir aux réalités politiques » après des mois d’impopularité croissante.
Selon BMF - International, cette séquence s’inscrit dans une relation déjà tendue entre les deux hommes, marquée par des désaccords répétés. En mars 2026, Trump n’avait pas hésité à rabaisser Starmer en le comparant défavorablement à Winston Churchill, déclarant : « Ce n’est pas à Winston Churchill que nous avons affaire ». Ces critiques surviennent alors que le gouvernement britannique avait exprimé ses réserves face aux frappes conjointes américano-israéliennes contre des cibles en Iran à l’été 2025, une position perçue comme un désaveu par l’administration Trump.
Starmer sous pression après l’ascension de son rival
La position de Keir Starmer semble s’être fragilisée ces dernières semaines, notamment après l’élection d’Andy Burnham, maire travailliste du Grand Manchester, au Parlement britannique. Burnham, désormais perçu comme le principal rival de Starmer, est donné favori pour lui succéder à la tête du gouvernement. Vendredi 19 juin 2026, Starmer avait réaffirmé sa volonté de rester en poste, malgré une impopularité croissante dans les sondages. « Il prend le temps de réfléchir aux réalités politiques, aux défis et aux opportunités auxquels il est confronté », a précisé le ministre britannique du Commerce, Peter Kyle, dans des propos rapportés ce dimanche.
Cette situation politique interne coïncide avec des défis économiques majeurs pour le Royaume-Uni. Sur le plan énergétique, Starmer a longtemps prôné une transition vers les énergies renouvelables, une stratégie critiquée par Trump, qui appelle depuis des mois à une exploitation accrue des ressources pétrolières offshore dans la mer du Nord. Trump a d’ailleurs martelé son message dimanche, exhortant le Premier ministre à « exploiter le pétrole de la mer du Nord » pour relancer l’économie britannique.
Les tensions transatlantiques s’aggravent sur plusieurs fronts
Les relations entre Londres et Washington se sont progressivement dégradées depuis l’arrivée de Starmer au 10 Downing Street en juillet 2024. Les divergences se sont multipliées, notamment sur la question iranienne. En juillet 2025, le gouvernement britannique avait émis des réserves sur la légitimité des frappes américano-israéliennes contre des sites iraniens, perçues comme une escalade dangereuse dans la région. Ces critiques avaient alors provoqué une réaction cinglante de Trump, qui avait moqué la posture de Starmer en le comparant à Churchill, un symbole de l’intransigeance britannique en temps de crise.
Sur le plan migratoire, Starmer a été vivement attaqué par l’ex-président américain pour sa gestion des flux de réfugiés et de demandeurs d’asile, jugée trop laxiste. Trump a ainsi pointé du doigt l’incapacité du gouvernement britannique à endiguer l’immigration irrégulière, un sujet hautement inflammable dans le débat politique britannique actuel. Ces prises de position s’inscrivent dans une stratégie plus large de Trump, qui multiplie les interventions sur la scène internationale depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025.
Dans l’immédiat, la situation reste incertaine. Les prochains développements dépendront des choix politiques de Starmer et de la capacité de Burnham à consolider sa position. Les observateurs s’attendent à une période de forte instabilité institutionnelle au Royaume-Uni, dans un contexte déjà marqué par des défis économiques et sociaux majeurs.
Les tensions entre les deux hommes s’expliquent par des divergences politiques majeures. Trump reproche à Starmer sa gestion de l’immigration et de l’énergie, mais aussi ses réserves sur les frappes américano-israéliennes contre l’Iran en 2025, perçues comme un désaveu de la politique étrangère américaine.