La Californie fait face à une recrudescence inhabituelle des attaques de serpents à sonnette au cours des trois premiers mois de l’année 2026. Selon Ouest France, ces incidents ont déjà causé la mort de trois personnes et plus de 700 morsures ont été recensées. Une situation qui s’explique en partie par des températures printanières précoces et une hausse des interactions entre humains et reptiles.
Ce qu'il faut retenir
- Trois personnes sont décédées des suites de morsures de serpents à sonnette en Californie depuis le début de l’année.
- Plus de 700 morsures ont été enregistrées au cours des trois premiers mois de 2026.
- La hausse des incidents est attribuée à un printemps précoce et à des comportements humains risqués.
- Les autorités sanitaires appellent à la prudence et à l’éducation des populations locales.
Un phénomène lié aux conditions climatiques
Les spécialistes relèvent que le printemps précoce enregistré cette année en Californie a favorisé une activité accrue des serpents à sonnette. « Les températures douces en février et mars ont permis aux serpents de sortir plus tôt de leur torpeur hivernale », explique un porte-parole du service des parcs naturels californiens. Ce phénomène, couplé à la sécheresse persistante dans certaines régions, a poussé les serpents à se rapprocher des zones habitées en quête d’eau et de proies.
Les zones les plus touchées se situent dans le sud de l’État, notamment dans les comtés de San Diego et de Riverside, où les rencontres entre humains et serpents sont plus fréquentes. Selon les données du département de la santé de Californie, 80 % des morsures ont eu lieu en milieu périurbain ou en randonnée.
Des comportements humains à risque
Au-delà des conditions climatiques, les autorités sanitaires pointent du doigt des comportements humains imprudents. « Les gens sous-estiment encore le danger représenté par ces serpents », déclare le Dr. Maria Lopez, spécialiste en toxicologie à l’université de Californie à Los Angeles. Elle rappelle que les serpents à sonnette, bien que souvent discrets, peuvent réagir de manière agressive s’ils se sentent menacés.
Parmi les situations à risque, les experts citent le fait de marcher pieds nus dans des zones herbeuses, de soulever des pierres ou des troncs sans précaution, ou encore de s’approcher trop près d’un serpent pour le photographier. « Il ne faut jamais toucher un serpent à sonnette, même s’il semble inoffensif », insiste le Dr. Lopez. Les autorités rappellent que ces reptiles, reconnaissables à leur sonnette caractéristique, sont responsables de la majorité des morsures venimeuses dans l’État.
Une réponse sanitaire en tension
Face à cette hausse des incidents, les services d’urgence californiens sont en alerte. Selon Ouest France, les hôpitaux des comtés concernés ont enregistré une augmentation de 30 % des admissions pour morsures de serpents par rapport à la même période l’an dernier. Les cas les plus graves nécessitent l’administration d’un antidote spécifique, le Crotalidae Polyvalent Immune Fab (CroFab), dont les stocks sont régulièrement renouvelés par les autorités sanitaires.
Les services de secours ont également renforcé leurs campagnes de sensibilisation, distribuant des brochures dans les parcs et les campings. « Nous rappelons aux randonneurs de porter des chaussures fermées et de rester sur les sentiers balisés », précise un responsable des parcs nationaux californiens. Malgré ces mesures, les professionnels de santé s’attendent à une poursuite de la hausse des incidents au cours des prochaines semaines, à mesure que les températures continueront d’augmenter.
En attendant, les autorités insistent sur l’importance de respecter les consignes de sécurité. « La prudence est le meilleur rempart contre ces accidents », rappelle le Dr. Lopez. Avec des températures déjà élevées en avril et un risque accru de sécheresse, les serpents à sonnette pourraient encore gagner en visibilité dans les semaines à venir.
Il faut immédiatement appeler les secours (911) ou se rendre à l’hôpital le plus proche. Il est recommandé de rester calme, d’immobiliser la zone mordue et de ne pas tenter d’aspirer le venin ou de poser un garrot, ces méthodes aggravant généralement la situation.