Depuis le début du mois de mai, les rues de Zagreb, capitale de la Croatie, voient circuler les premiers taxis autonomes d’Europe. Une première sur le continent, portée par la start-up française Verne, comme le rapporte Le Monde. Ces véhicules, d’abord testés dans des conditions contrôlées, sont désormais accessibles au public, marquant une étape clé dans l’introduction des mobilités autonomes en Europe.

Pour l’heure, ces taxis sans chauffeur sont encore fabriqués en Chine. La start-up française a en effet rencontré des retards dans la mise en place de sa propre chaîne de production, ce qui l’a contrainte à s’approvisionner auprès de partenaires asiatiques. Une situation temporaire, assure Verne, qui prévoit de relocaliser une partie de sa fabrication en Europe d’ici la fin de l’année.

Ce qu'il faut retenir

  • Les premiers taxis autonomes d’Europe circulent à Zagreb depuis mai 2026, lancés par la start-up française Verne.
  • Ces véhicules sont pour l’instant fabriqués en Chine en raison de retards dans la production locale.
  • Verne prévoit de relocaliser une partie de sa fabrication en Europe d’ici la fin de l’année.

Une première européenne sous haute surveillance

Zagreb devient ainsi la première ville européenne à intégrer des taxis autonomes dans son trafic urbain. Le Monde souligne que cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec les autorités croates, qui ont autorisé ces essais après plusieurs mois de négociations. Les véhicules, équipés de capteurs et de systèmes d’intelligence artificielle, doivent respecter des règles strictes de sécurité avant d’être déployés à plus grande échelle.

Pour l’instant, ces taxis autonomes sont réservés à un public restreint, notamment des employés d’entreprises partenaires et des résidents volontaires. Verne a précisé que le service sera progressivement ouvert à l’ensemble des habitants de Zagreb d’ici la fin de l’été. « Nous voulons nous assurer que chaque étape se déroule sans accroc avant d’élargir l’offre », a déclaré Pierre Laurent, cofondateur et directeur général de Verne, à Le Monde.

Des défis techniques et réglementaires à surmonter

L’introduction de ces taxis autonomes ne s’est pas faite sans obstacles. Dès les premiers essais, en 2025, Verne avait rencontré des difficultés techniques, notamment des problèmes de connexion entre les véhicules et les systèmes de gestion du trafic. Ces dysfonctionnements avaient alors retardé le lancement officiel, prévu initialement pour le début de l’année 2026.

Côté réglementaire, la Croatie a dû adapter sa législation pour autoriser la circulation de véhicules sans conducteur. Une première en Europe, où la plupart des pays attendent des cadres juridiques plus clairs avant de se lancer. « Nous avons travaillé en étroite collaboration avec le ministère des Transports croate pour établir des protocoles de sécurité adaptés », a expliqué Verne dans un communiqué.

Et maintenant ?

Verne prévoit d’étendre son service à d’autres villes européennes d’ici 2027, sous réserve de l’obtention des autorisations nécessaires. La start-up mise notamment sur l’Allemagne et la France, où les discussions avec les autorités locales sont déjà avancées. Reste à voir si ces déploiements se feront aussi rapidement qu’à Zagreb, où les premiers retours semblent encourageants.

En attendant, les usagers de Zagreb peuvent désormais réserver un trajet via une application dédiée. Le tarif reste identique à celui d’un taxi traditionnel, une stratégie visant à familiariser le public avec cette nouvelle forme de mobilité. Les autorités croates, elles, surveillent de près les premiers mois d’exploitation pour évaluer l’impact sur la sécurité routière et l’acceptation par les citoyens.

Oui, ces véhicules circulent sans conducteur humain à bord. Ils sont équipés de systèmes d’intelligence artificielle capables de gérer la navigation, le respect du code de la route et les interactions avec les autres usagers de la route.