Le président de Reconquête, Eric Zemmour, a refusé dimanche 5 avril de condamner les propos racistes tenus sur CNews au sujet du nouveau maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, selon Franceinfo - Politique. Cette décision intervient après que des séquences diffusées sur la chaîne ont suscité un tollé général et conduit à l'ouverture d'une enquête judiciaire pour injure à caractère raciste.

Eric Zemmour, président du parti d'extrême droite Reconquête, a déclaré sur BFMTV : « Je ne condamne rien du tout, je n'ai rien à condamner. Moi, je suis pour la liberté d'expression ». Il a également précisé avoir écouté le propos en question et estimé qu'il ne fallait pas couper une phrase du contexte dans lequel elle a été prononcée.

Ce qu'il faut retenir

  • Eric Zemmour et le Rassemblement national refusent de condamner les propos racistes contre Bally Bagayoko.
  • Une enquête judiciaire pour injure à caractère raciste a été ouverte suite aux propos tenus sur CNews.
  • Le gouvernement et une large partie de la classe politique ont condamné ces propos.

Les propos incriminés

Lors d'un débat sur CNews, le psychologue Jean Doridot avait répondu à une question sur le nouveau maire en rappelant que les humains sont des mammifères sociaux et que dans toute collectivité, il y a un chef qui a pour mission d'installer son autorité. Le lendemain, le philosophe Michel Onfray prêtait à Bally Bagayoko une attitude de « mâle dominant » pour avoir appelé à faire « allégeance » après son élection.

CNews a contesté formellement que des propos racistes aient été tenus sur son antenne, mais l'enquête judiciaire est en cours pour déterminer la teneur exacte de ces propos et leur éventuelle qualification pénale.

Les réactions

Le porte-parole du Rassemblement national, Laurent Jacobelli, a également refusé de condamner ces propos lors de son passage sur France 2, estimant que cela relevait de la justice et non de son rôle de porte-parole. Il a cependant précisé que s'il y a eu racisme, il le condamne, mais a souligné la nécessité de ne pas rentrer dans un « piège » où toute critique à l'encontre de Bally Bagayoko serait qualifiée de racisme.

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Saint-Denis pour exprimer leur solidarité avec Bally Bagayoko et condamner le racisme. La France insoumise a appelé à une nouvelle mobilisation le 3 mai à Paris, qui pourrait se déployer sur l'ensemble du territoire.

Et maintenant ?

L'enquête judiciaire se poursuit, et les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer les suites données aux propos incriminés. Le climat politique reste tendu, avec des appels à la mobilisation et des débats houleux sur les réseaux sociaux et dans les médias.

En conclusion, l'affaire des propos racistes sur CNews contre Bally Bagayoko soulève des questions fondamentales sur la liberté d'expression, les limites du discours public, et la lutte contre le racisme en France. Les prochaines étapes, tant judiciaires que politiques, seront décisives pour comprendre comment la société française répondra à ces défis.