La cour d’assises de Rennes a rendu son verdict dans l’affaire de la tentative de meurtre en bande organisée visant le blogueur azéri Mahammad Mirzali à Nantes. Emin Gasimov, identifié comme le principal accusé, a été condamné à trente ans de réclusion criminelle le 10 juin 2026, selon Ouest France. Moins de 48 heures après le prononcé du jugement, son avocat a annoncé un appel de la décision, prolongeant ainsi une procédure judiciaire déjà complexe.
Ce qu'il faut retenir
- Emin Gasimov, condamné à 30 ans de prison pour tentative de meurtre en bande organisée, a fait appel de la décision rendue par la cour d’assises de Rennes le 10 juin 2026.
- L’affaire concerne une agression violente visant le blogueur azéri Mahammad Mirzali, survenue à Nantes.
- La condamnation initiale a été prononcée après un procès en cour d’assises, une juridiction compétente pour les crimes les plus graves.
- L’appel de Gasimov pourrait entraîner un nouveau procès, sans garantie de modification de la peine initiale.
- Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions communautaires documentées par le travail de Mirzali.
Un verdict rendu après un procès en cour d’assises
Mercredi dernier, la cour d’assises de Rennes a tranché dans cette affaire délicate. Les jurés ont retenu la qualification de tentative de meurtre en bande organisée, un chef d’accusation qui expose les accusés à des peines particulièrement lourdes. Emin Gasimov, présenté comme l’instigateur présumé, a écopé de la peine maximale prévue pour ce type de crime, soit trente ans de réclusion criminelle. Ouest France souligne que cette décision intervient après plusieurs mois d’enquête et un procès marqué par des débats houleux.
Les faits remontent à une soirée d’automne 2025 à Nantes, où Mahammad Mirzali a été pris pour cible par plusieurs individus. Grièvement blessé, il a survécu à l’agression, ce qui a permis aux enquêteurs de reconstituer les circonstances de l’attaque. Selon les éléments recueillis lors de l’instruction, l’agressions aurait été planifiée en raison des prises de position publiques du blogueur, connu pour ses critiques envers certains groupes politiques et sociaux en Azerbaïdjan.
L’appel de Gasimov : une procédure qui s’allonge
Dès l’annonce du verdict, l’avocat de Emin Gasimov a annoncé faire appel de la condamnation. Cette décision, prévue par le droit français, ouvre la voie à un nouveau procès devant la cour d’assises d’appel. Ouest France précise que l’appel ne suspend pas l’exécution de la peine, mais retarde son application concrète. Gasimov reste donc en détention dans l’attente de la tenue du second procès, dont la date n’a pas encore été fixée.
Pour les parties civiles, dont Mahammad Mirzali, cette nouvelle étape judiciaire représente une source d’incertitude. « Nous espérions une issue définitive, mais nous savons que la justice prend son temps », a déclaré l’un de ses proches à Ouest France. L’affaire, déjà médiatisée, pourrait connaître un regain d’attention avec l’appel, d’autant que les enjeux symboliques restent forts.
Reste à voir si la cour d’assises d’appel confirmera le verdict initial ou, à l’inverse, l’infirmera partiellement. Une chose est certaine : cette procédure judiciaire, déjà longue, pourrait encore s’étendre sur plusieurs années, autant dire que les victimes et les accusés devront faire preuve de patience.
Emin Gasimov a été condamné pour tentative de meurtre en bande organisée sur la personne de Mahammad Mirzali. La cour d’assises a retenu cette qualification en raison de la préméditation et du nombre d’individus impliqués dans l’agression, ce qui aggrave la responsabilité pénale.