Depuis l'ouverture du 79e Festival de Cannes le 12 mai 2026, la Croisette bruisse d'effervescence et de glamour. Comme le rapporte Franceinfo - Culture, la première semaine a déjà offert son lot d'émotions, de surprises et de clichés devenus viraux. Entre rituels immuables, transgressions et hommages, les stars internationales se sont succédé sur le tapis rouge, immortalisées par les objectifs des photographes.
Ce qu'il faut retenir
- 7e jour de festival marqué par des montées des marches spectaculaires, dont celle de Victoria Luengo pour « L'Être aimé » le 16 mai
- Moments de complicité entre stars : Laetitia Casta portée par Vincent Macaigne, Léa Seydoux clin d'œil aux photographes
- Eric Cantona en « champion » face aux objectifs, malgré une interdiction transgressée par Elijah Wood
- Demi Moore en tenue élégante pour son rôle dans le jury, Julianne Moore récompensée aux « Women in Motion »
- Projections variées : « Gentle Monster », « Garance », « Les Matins merveilleux », « Moulin » en compétition
Un festival sous le signe du rituel et de la transgression
Dès les premiers jours, le Festival de Cannes a rappelé que son essence tient à un équilibre fragile entre tradition et audace. Le tapis rouge, les flashs des photographes, les poses calculées ou spontanées, tout concourt à créer une chorégraphie unique où chaque geste compte. Selon Franceinfo - Culture, cette année n'a pas dérogé à la règle : « Sans oublier les séances d'autographes ou de selfies, auxquelles se sont pliés avec bonheur John Travolta, Marion Cotillard ou Gilles Lellouche ». Ces instants, souvent furtifs, capturent l'essence même du festival : un mélange de sérieux artistique et de légèreté mondaine.
Pourtant, certains ont choisi de bousculer les codes. Lors de la remise de la Palme d'or d'honneur à Peter Jackson, Elijah Wood a tenté une photo interdite, rappelant que l'attrait pour l'instantané prime parfois sur les règles. Un geste anodin, mais symptomatique de l'enthousiasme que suscite l'événement.
Les stars et leurs montées des marches : entre émotion et spectacle
Parmi les images les plus marquantes de cette première semaine, celle de Victoria Luengo, qui a gravi les marches du Palais des festivals le 16 mai pour défendre « L'Être aimé » de Rodrigo Sorogoyen. Son arrivée, capturée par les objectifs d'Antonin Thuillier pour l'AFP, incarne l'élégance et la détermination des talents émergents. À ses côtés, Javier Bardem et le réalisateur ont formé un trio enthousiaste, soulignant l'importance des collaborations internationales dans l'industrie cinématographique.
Autre moment fort : la danse improvisée de Vincent Macaigne et Laetitia Casta, invités à annoncer l'adaptation de la série « Dix pour cent » en long-métrage. Capturée par Valery Hache pour l'AFP, cette séquence a révélé une complicité rare entre les deux artistes. « Une montée des marches dans les airs » pour reprendre les mots de Franceinfo, qui a su immortaliser cette parenthèse de joie pure.
Les tenues qui font vibrer la Croisette
Le Festival de Cannes est aussi une vitrine de la mode, où chaque robe raconte une histoire. Demi Moore, membre du jury, a une nouvelle fois fait sensation avec une tenue élégante et sophistiquée, prouvant qu'elle maîtrise l'art du tapis rouge avec une aisance intacte. Plus tôt dans la semaine, Julianne Moore a été mise à l'honneur lors de la cérémonie des « Women in Motion », où son allure majestueuse a été saluée par les photographes, dont Antonin Thuillier pour l'AFP.
Mais la palme de l'originalité revient sans doute à Sandra Hüller, entourée de plumes lors de son passage, évoquant un style à la fois théâtral et avant-gardiste. Une façon de rappeler que Cannes reste un terrain d'expérimentation pour les créateurs.
Des projections qui dessinent le paysage cinématographique
La première semaine a également été rythmée par plusieurs projections en compétition ou hors compétition. Léa Seydoux a défendu « L'Inconnue » d'Arthur Harari le 18 mai, affichant une confiance sans faille devant les photographes. De son côté, Adèle Exarchopoulos et Sara Girardeau ont marqué les esprits pour « Garance » de Jeanne Herry, partageant un moment de tendresse sur le tapis rouge, comme en témoignent les clichés de Sameer Al-Doumy pour l'AFP.
Côté réalisateurs, Laszlo Nemes a présenté « Moulin » en compétition, tandis que Rodrigo Sorogoyen a porté « L'Être aimé », confirmant la diversité des talents à l'affiche cette année. Ces séances, souvent suivies de débats, rappellent que Cannes reste un tremplin essentiel pour les œuvres et leurs auteurs.
Des personnalités qui transcendent les genres
Parmi les figures les plus attendues, Eric Cantona a marqué les esprits par son attitude déterminée, presque combative, face aux photographes. Présent pour « Les Matins merveilleux » – où il tient l'un des rôles principaux – et pour le documentaire « Cantona », l'ancien footballeur a su capter l'attention par son charisme naturel. « Bien déterminé devant les caméras, c'est en curieux mais avec un regard de champion qu'Eric Cantona est venu assister à la projection », note Franceinfo.
Enfin, Gilles Lellouche s'est prêté avec plaisir au jeu des autographes pour « Moulin », confirmant l'engouement du public pour les stars accessibles. Ces interactions, bien que brèves, renforcent l'image d'un festival à la fois glamour et proche de son public.
Alors que la Croisette s'apprête à vivre ses derniers soubresauts, une question persiste : quel film ou quelle performance marquera durablement cette édition 2026 ? Une chose est sûre, Cannes continue de célébrer le cinéma dans ce qu'il a de plus précieux : l'émerveillement.
Parmi les films encore à l'affiche, « Gentle Monster » de Marie Kreutzer et « Garance » de Jeanne Herry figurent parmi les plus commentés. « Moulin » de Laszlo Nemes, en compétition officielle, pourrait également jouer un rôle clé dans les récompenses, tout comme « L'Être aimé » de Rodrigo Sorogoyen, déjà salué par la critique lors de sa projection.