« Ton Animal Maternel », le nouveau film de la réalisatrice franco-costaricienne Valentina Maurel, a été projeté dans le cadre de la section Un Certain Regard du Festival de Cannes 2026, selon RFI. Ce long-métrage, à la fois tortueux, complexe, énigmatique et onirique, explore les méandres de la maternité et les liens invisibles entre deux sœurs et leur mère.
Ce qu'il faut retenir
- Valentina Maurel, réalisatrice franco-costaricienne, présente « Ton Animal Maternel » à Un Certain Regard lors du Festival de Cannes 2026.
- Le film mêle fantômes, traumatismes et une exploration poétique de la maternité et des liens familiaux.
- L’œuvre est décrite comme un voyage à travers des paysages d’âme et des parentés insoupçonnées.
Un film en sélection officielle pour sa singularité
Présenté à Un Certain Regard, la section dédiée aux œuvres originales et audacieuses du Festival de Cannes, « Ton Animal Maternel » s’impose par son approche unique. Valentina Maurel, connue pour son style visuel et narratif exigeant, y déploie une esthétique où se croisent réalisme et onirisme. Le film, comme l’explique RFI, ne cherche pas à être résumé simplement : il invite le spectateur à une immersion dans des émotions brutes et des relations familiales à la fois banales et profondément mystérieuses.
L’histoire suit deux sœurs et leur mère, dont les destins s’entremêlent dans une quête identitaire et affective. Les thèmes de la transmission, des non-dits et des blessures familiales y sont traités avec une grande subtilité, sans jamais tomber dans le pathos ou la simplification.
Une exploration des liens maternels et fraternels
Au cœur du récit, la maternité est abordée non pas comme une évidence, mais comme une énigme. Valentina Maurel interroge la notion de lien maternel à travers des scènes où le passé et le présent se confondent. Les deux sœurs, portées par des actrices dont les performances sont saluées par la critique, incarnent des trajectoires à la fois complémentaires et conflictuelles.
— Autant dire que le film dépasse le cadre d’un simple drame familial pour devenir une méditation sur l’héritage et ses fantômes, comme le souligne RFI. Les paysages, tantôt réels, tantôt métaphoriques, servent de toile de fond à cette exploration, renforçant l’atmosphère à la fois tangible et onirique de l’œuvre.
Une réalisatrice engagée dans une carrière internationale
Valentina Maurel, née au Costa Rica et installée en France, signe ici son deuxième long-métrage après « Yuli », un film biographique sur le danseur cubain Carlos Acosta. Son parcours, marqué par une double culture et une sensibilité aux questions de mémoire et d’identité, transparaît dans « Ton Animal Maternel ». La réalisatrice a d’ailleurs indiqué, lors de la présentation du film à Cannes, vouloir explorer « ces zones floues où la famille devient un théâtre de silences et de révélations ».
Bref, son œuvre s’inscrit dans une veine cinématographique où le réalisme magique et le drame intime se mêlent pour interroger les fondements mêmes de l’appartenance et de l’affection.
Pour les spectateurs et critiques présents à Cannes, le film laisse une impression durable, tant par son ambition formelle que par sa profondeur émotionnelle. Reste à voir si le public plus large saura s’emparer de cette œuvre exigeante, mais dont la singularité ne fait aucun doute.