Victor Campenaerts, rouleur belge de l’équipe Visma-Lease a Bike, a reconnu ce jeudi être à l’origine de la technique consistant à uriner dans les bidons pendant les étapes du Tour d’Italie 2026. Une révélation qui intervient après la décision de l’Union Cycliste Internationale (UCI) d’interdire cette pratique, suscitant de vives réactions dans le peloton. Selon RMC Sport, Campenaerts a détaillé dans un vlog quotidien les raisons de son geste, tout en annonçant qu’il ne le répéterait plus, conformément à la nouvelle réglementation.
Cette affaire, surnommée le « pipi dans le bidon-gate » par certains observateurs, a pris de l’ampleur ces derniers jours. L’UCI a en effet officiellement interdit cette pratique dans son rapport quotidien, sans pour autant désigner de coupable. Pourtant, les soupçons se sont rapidement portés vers Campenaerts, connu pour son approche atypique en quête de gains marginaux. Le Belge, coéquipier de Jonas Vingegaard, n’a pas tardé à prendre la parole pour assumer ses actes et expliquer sa démarche.
Ce qu'il faut retenir
- Victor Campenaerts, rouleur belge de l’équipe Visma-Lease a Bike, assume avoir uriné dans les bidons pendant le Giro 2026, une pratique désormais interdite par l’UCI.
- Le Belge a détaillé sa méthode dans un vlog quotidien, expliquant vouloir éviter d’uriner en public ou sur des spectateurs.
- L’UCI a officiellement interdit cette pratique dans son rapport quotidien, sans nommer de responsable.
- Campenaerts a annoncé qu’il ne répéterait plus ce geste, conformément à la nouvelle réglementation.
- Cette affaire a suscité des réactions dans le peloton, avec des témoignages comme celui de Sepp Kuss évoquant des pratiques similaires lors du Tour de France.
Une pratique controversée et désormais interdite
L’UCI a officiellement interdit, dans son rapport quotidien du Giro 2026, la pratique consistant à uriner dans les bidons pendant les étapes. Cette décision, prise en réponse à des signalements internes, a d’abord suscité l’incompréhension avant de pointer vers des pratiques jugées peu hygiéniques par certains coureurs. « On pédale sur nos vélos à travers de nombreux pays différents, et dans la plupart d’entre eux, la loi nous interdit d’uriner en public », a expliqué Campenaerts dans son vlog. « Avec beaucoup de monde sur le bord de la route, ma solution était d’uriner dans un bidon pour éviter d’uriner devant des habitations ou sur des spectateurs, puis de donner le bidon à la voiture suiveuse. Que de bonnes intentions, mais c’est maintenant interdit. »
Cette explication, bien que justifiant sa démarche par des contraintes logistiques, n’a pas manqué de surprendre. Campenaerts, souvent associé à des techniques originales pour optimiser ses performances – comme l’épilation interne des narines, censée limiter les risques d’infection –, a ici franchi une ligne symbolique dans le cyclisme professionnel. Son aveu intervient après des semaines de spéculations, alimentées par les rapports quotidiens de l’UCI qui mettaient en garde contre cette pratique.
Des réactions contrastées dans le peloton
La révélation de Campenaerts a provoqué des réactions variées au sein du peloton. Si certains coureurs ont apporté leur soutien au Belge, d’autres ont souligné l’aspect peu ragoûtant de la pratique. « Moi, personnellement, je ne le fais pas », a déclaré Jonas Vingegaard, coéquipier de Campenaerts, comme pour marquer une distance avec cette méthode. Quant à Sepp Kuss, il a évoqué avoir déjà observé cette pratique lors d’une étape reine du Tour de France. « Si quelqu’un avait vu ce qui se passait, ils auraient été choqués par l’habileté, la propreté, l’hygiène… C’est mieux que d’uriner devant des gens, je dirais, parce qu’ainsi, ils ne peuvent pas voir… votre truc », a-t-il ironisé, sans pour autant condamner explicitement Campenaerts.
Cette affaire a également mis en lumière les difficultés rencontrées par les coureurs lors des longues étapes, parfois jusqu’à sept heures en selle. Campenaerts a souligné l’absence de « pee zones » ou de toilettes mobiles, comparant la situation à celle du triathlon, où des infrastructures adaptées existent. « Sur les longues courses, 5 ou 6 heures, parfois 7 heures, on doit trouver un endroit où uriner. Parfois, c’est compliqué », a-t-il expliqué, avant de reconnaître que cette solution improvisée n’était plus acceptable.
Campenaerts assume son rôle de « pionnier » malgré les critiques
Dans son vlog, Campenaerts n’a pas nié être à l’origine de cette technique, allant même jusqu’à reconnaître : « J’ai été accusé d’être l’inventeur de la technique, et c’est peut-être vrai. » Une déclaration qui confirme les soupçons pesant sur lui depuis le début du Giro. Le Belge, connu pour son approche pragmatique du cyclisme, a toujours défendu l’idée de chercher des avantages marginaux, quitte à bousculer les conventions. « Ma solution était d’uriner dans un bidon pour ne pas uriner devant le portail de quelqu’un ou sur les gens au bord de la route », a-t-il précisé, insistant sur l’aspect pratique de sa démarche.
Pourtant, cette révélation ne semble pas avoir entaché sa réputation au sein de son équipe. Visma-Lease a Bike, qui aligne également Jonas Vingegaard, l’un des favoris du Giro, n’a pas commenté publiquement les déclarations de son coéquipier. Campenaerts, lui, a choisi la transparence, peut-être pour couper court à toute spéculation ou sanction future de l’UCI. « Vous ne me verrez plus le faire », a-t-il conclu, mettant fin à une pratique qui, bien que controversée, reflétait une réalité du peloton professionnel.
Cette révélation, bien que surprenante, rappelle que le cyclisme professionnel reste un sport où chaque détail compte, même les plus inattendus. L’UCI devra désormais veiller à faire respecter cette nouvelle règle, tandis que les coureurs devront s’adapter à des conditions parfois difficiles. Quant à Campenaerts, il a choisi la franchise, quitte à braver les tabous du peloton.
L’UCI a interdit cette pratique en raison de considérations d’hygiène et de respect des règles fondamentales du cyclisme, selon RMC Sport. L’instance dirigeante a estimé que cette méthode, bien que pratique pour les coureurs, pouvait poser des problèmes sanitaires et éthiques, notamment en cas de contact avec les bidons ou les mains des coureurs.
À ce stade, aucune sanction n’a été annoncée par l’UCI. Victor Campenaerts a reconnu sa pratique et annoncé qu’il cesserait de le faire, ce qui pourrait limiter les conséquences pour lui. L’instance pourrait cependant étudier des mesures disciplinaires en fonction de l’évolution de l’affaire.