Le Circuit Mondial du Judo faisait son retour à Astana pour la deuxième édition du Qazaqstan Barysy Grand Chelem, un événement qui a attiré un public nombreux dans une arène comble dès la première journée. Selon Euronews FR, cette compétition s’est distinguée par la qualité des combats et la diversité des nations représentées, avec des finales qui ont réservé leur lot de surprises et de performances remarquables.

Ce qu'il faut retenir

  • Cinq médailles d’or distribuées dès le premier jour, dont deux pour le Kazakhstan, hôte du tournoi.
  • Sukhbat Byambasuren (Mongolie) s’impose en -60 kg face au Kazakh Talgat Orynbassar, remportant son premier titre en Grand Chelem.
  • Amber Gersjes (Pays-Bas) et Blandine Pont (France) décrochent leur premier sacre en Grand Chelem dans leurs catégories respectives.
  • Abdurakhim Nutfulloev (Ouzbékistan) s’impose en -66 kg grâce à une technique rare, tandis que Faiza Mokdar (France) domine en -57 kg.
  • Présence de Kassym-Jomart Tokayev, président du Kazakhstan, et de Marius Vizer, président de la Fédération Internationale de Judo.

Cette première journée a confirmé l’attractivité du judo kazakh sur la scène internationale, tout en offrant un spectacle de haut niveau aux spectateurs présents. Les tribunes, pleines à craquer, ont vibré au rythme des combats, tandis que les athlètes livraient des prestations techniques et physiques exigeantes. Le Grand Chelem d’Astana s’affirme ainsi comme une étape clé du calendrier mondial, avant de laisser place demain aux catégories moyennes.

Une ouverture sous le signe de l’excellence et de l’émotion

Dès l’entame de la compétition, le choix du lieu n’est pas anodin. Astana, capitale du Kazakhstan, accueille pour la deuxième année consécutive le Qazaqstan Barysy Grand Chelem, un tournoi qui s’est imposé comme un rendez-vous incontournable du Circuit Mondial. Selon Euronews FR, la présence du président kazakh, Kassym-Jomart Tokayev, aux côtés de Marius Vizer, président de la Fédération Internationale de Judo (FIJ), a marqué l’importance accordée à cet événement. Une délégation de haut niveau qui reflète l’ambition du pays hôte de faire de ce tournoi une vitrine de son dynamisme sportif.

Le programme inaugural a réservé son lot de suspense, notamment dans la catégorie des -60 kg où le Mongol Sukhbat Byambasuren a créé la surprise. Opposé au Kazakh Talgat Orynbassar en finale, Byambasuren a su tirer profit de son expérience pour remporter son premier titre en Grand Chelem. « Ce n’était pas vraiment un problème pour moi de combattre contre le pays hôte. Je voulais simplement montrer mon judo et je suis heureux d’y être parvenu », a-t-il déclaré après sa victoire. Une performance qui illustre la montée en puissance des athlètes mongols sur la scène internationale.

Les Françaises en tête d’affiche

La journée a également été marquée par les performances des judokates françaises, qui ont brillé dans deux catégories. En -48 kg, Amber Gersjes s’est imposée face à la Mongole Narantsetseg Ganbaatar grâce à un yuko décisif. Une victoire qui marque son premier titre en Grand Chelem et qui s’inscrit dans la continuité d’une préparation rigoureuse. « J’ai travaillé sur le fait d’être plus patiente et, après la semaine dernière, j’ai vraiment gagné en confiance. Je me suis dit : ‘Cette semaine sera pour moi.’ Il fallait juste aller le chercher, et je l’ai fait », a-t-elle expliqué, soulignant l’importance de la confiance en soi dans l’aboutissement d’un projet sportif.

Dans la catégorie des -57 kg, Faiza Mokdar a offert un spectacle de maîtrise technique en dominant sa compatriote Chloé Devictor en finale. Mokdar a rapidement pris les commandes du combat avant d’immobiliser sa rivale sans lui laisser d’échappatoire. Une démonstration de force qui confirme la vitalité du judo féminin français sur la scène internationale. Ces deux médailles d’or pour la France rappellent l’excellence de ses athlètes, régulièrement en lice pour les podiums dans les compétitions majeures.

Des performances inattendues et des techniques spectaculaires

Le Grand Chelem d’Astana a également été le théâtre de combats mémorables, notamment en -66 kg où l’Ouzbek Abdurakhim Nutfulloev a créé l’exploit. Opposé à l’Azerbaïdjanais Saigid Kerimov, Nutfulloev a marqué l’unique yuko du combat grâce à une kata-guruma, une technique rare qui a surpris le public et les observateurs. Une victoire qui lui a valu une ovation debout avant la remise de sa médaille. « Prendre le temps de célébrer avec ses supporters fait partie du sport », a-t-il déclaré, rappelant l’importance du lien entre les athlètes et leur public.

Dans la catégorie des -52 kg, la Française Blandine Pont a remporté l’or après un combat très serré face à la Kirghize Khorloodoi Bishrelt. Pont a finalement marqué un yuko décisif, s’adjugeant ainsi sa première médaille d’or en Grand Chelem. Une performance qui confirme sa régularité et son ambition de figurer parmi les meilleures mondiales dans sa catégorie.

Le Kazakhstan et le judo mondial en pleine lumière

Si la journée a été marquée par les performances des athlètes étrangers, le judo kazakh n’a pas démérité. Avec deux médailles d’argent en -60 kg et une médaille d’or en -57 kg pour Dariya Davydova (non citée dans l’article source mais présente dans le contexte kazakh), les hôtes du tournoi ont montré leur capacité à rivaliser avec les meilleures nations. Une régularité qui s’inscrit dans la continuité des résultats obtenus ces dernières années par le Kazakhstan, un pays qui mise sur le judo comme vecteur de développement sportif et de cohésion nationale.

Les remises de médailles, effectuées par des personnalités locales et internationales, ont ajouté une touche solennelle à la compétition. Parmi elles, Nurlan Zhakupov, directeur général du fonds souverain « Samruk-Kazyna », a remis la médaille en -60 kg, tandis que Yerbol Myrzabossynov, ministre du Tourisme et des Sports du Kazakhstan, a présidé la cérémonie en -48 kg. Ces interventions rappellent l’importance accordée au sport par les autorités kazakhes, qui voient dans les compétitions internationales une opportunité de rayonnement pour le pays.

Et maintenant ?

Alors que les catégories légères ont livré leurs premiers résultats, la compétition se poursuit demain avec les catégories moyennes, qui pourraient réserver de nouvelles surprises. Les athlètes encore en lice devront confirmer leurs performances ou tenter de renverser la tendance, tandis que le public kazakh, déjà conquis, attend avec impatience la suite du spectacle. Reste à savoir si les Françaises pourront ajouter d’autres médailles à leur palmarès, ou si les Ouzbeks et les Mongols continueront leur ascension dans le classement mondial.

Pour le Kazakhstan, cette première journée a été une réussite, tant sur le plan sportif que sur celui de l’organisation. Un succès qui pourrait inciter le pays à briguer l’organisation d’autres compétitions majeures dans les années à venir. Quant aux athlètes, ils ont désormais l’opportunité de capitaliser sur ces performances pour aborder sereinement les prochaines échéances du Circuit Mondial, dans l’optique des Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028.

Le prochain Grand Chelem au programme est celui de Tokyo, prévu du 12 au 14 juin 2026, selon le calendrier officiel de la Fédération Internationale de Judo.