Le député Rassemblement National du Loiret, Thomas Ménagé, a exprimé ses inquiétudes quant à la préparation de la France face à l’hantavirus, lors de son passage ce 14 mai 2026 dans l’émission « Les 4 Vérités » sur France 2. Stéphanie Rist, ministre déléguée chargée de la Santé et de la Prévention, avait été auditionnée la veille à l’Assemblée nationale sur ce sujet, sans que les députés ne parviennent à obtenir des chiffres précis sur les stocks stratégiques de masques et de blouses. Selon Franceinfo – Politique, cette absence de transparence a renforcé les doutes du parlementaire sur la capacité du gouvernement à gérer une éventuelle crise sanitaire.
Ce qu'il faut retenir
- L’audition de Stéphanie Rist le 13 mai 2026 à l’Assemblée nationale n’a pas permis d’obtenir les chiffres exacts des stocks de masques, blouses et surblouses en France.
- Thomas Ménagé, vice-président de la commission des Affaires sociales, a estimé que « on n’est pas totalement rassurés sur la préparation de la France » face à l’hantavirus.
- Le député RN a critiqué l’absence de transparence du gouvernement, évoquant un « devoir de prévision » et une « nécessité de rassurer la population ».
- Il a souligné que les mesures prises (quarantaine à l’hôpital) étaient « bonnes », mais insuffisantes sans une gestion transparente des ressources.
- Thomas Ménagé a également réaffirmé son soutien à Marine Le Pen pour la présidentielle, tout en préparant Jordan Bardella à un rôle de Premier ministre.
Un échange tendu sur le football et la responsabilité du capitaine de l’équipe de France
L’entretien a également été marqué par des échanges sur la polémique entre Kylian Mbappé et Jordan Bardella. Le député a reconnu que le capitaine de l’équipe de France avait « le droit de s’exprimer », mais a estimé qu’il « aurait pu éviter de diviser » avec ses propos sur le Rassemblement National. Selon lui, Mbappé devrait « utiliser sa popularité pour rassembler », notamment en vue de la Coupe du Monde dans quelques semaines. « On aimerait que la France soit rassemblée autour des valeurs du sport », a-t-il déclaré, tout en insistant sur la liberté d’expression du joueur.
L’hantavirus, symptôme d’une gestion sanitaire jugée opaque par l’opposition
La gestion de l’hantavirus a été au cœur des critiques de Thomas Ménagé. Il a salué les mesures prises par le gouvernement, comme la mise en quarantaine systématique à l’hôpital, mais a pointé du doigt l’absence de transparence sur les stocks stratégiques. « Le gouvernement a refusé de donner le nombre précis de masques en stock, les dates d’opérations ou les lieux de fabrication », a-t-il rappelé, évoquant des « chiffres refusés au prétexte d’une situation géopolitique ». Pour le député, cette opacité est d’autant plus inquiétante qu’elle rappelle les lacunes observées lors de la gestion du Covid-19. « Il n’y a pas d’élément rationnel qui explique ce refus », a-t-il ajouté, soulignant que la transparence est « un gage de confiance pour les Français ».
Marine Le Pen et Jordan Bardella : deux figures complémentaires pour 2027
Sur le plan politique, Thomas Ménagé a réaffirmé son soutien à Marine Le Pen pour la prochaine élection présidentielle, tout en précisant que sa candidature n’était pas encore officiellement actée. « Ce sont les Français qui décideront si Marine Le Pen sera présidente », a-t-il rappelé, ajoutant que « la candidate naturelle du RN s’est préparée » pour ce scrutin. Concernant Jordan Bardella, le député a nuancé les spéculations sur une éventuelle candidature présidentielle, estimant que le RN préparait ses figures « à tous les niveaux ». « Que vous soyez président de la République ou Premier ministre, ces fonctions nécessitent une préparation rigoureuse », a-t-il expliqué, pointant du doigt « la situation catastrophique du pays en matière de santé, de sécurité et d’immigration ».
Le port du voile dans l’espace public : une mesure ciblant l’islamisme radical
Le député a également abordé la question du port du voile dans l’espace public, une mesure phare du programme du RN. Il a précisé que l’interdiction serait progressive, commençant par les mineurs et les universités, avant d’être étendue. « Ce n’est pas les musulmanes que l’on cible, mais les islamistes », a-t-il affirmé, citant des exemples comme l’Iran, où le voile est imposé dans un contexte de répression des minorités. Pour Thomas Ménagé, cette mesure vise à lutter contre « une idéologie qui veut séparer les hommes des femmes et attaquer les minorités ». Il a cependant reconnu que des exceptions pourraient être faites, comme à Mayotte, où le port du voile relève davantage d’une tradition culturelle.
La question de la transparence sanitaire et de la préparation aux crises reste donc un sujet brûlant, à quelques mois de l’élection présidentielle. Les prochaines semaines pourraient voir émerger de nouvelles polémiques, tandis que le gouvernement devra clarifier sa position sur les stocks stratégiques.
L’hantavirus est une maladie rare mais potentiellement grave, transmise par les rongeurs. Thomas Ménagé s’inquiète de la gestion française face à ce virus, notamment en raison de l’absence de transparence sur les stocks stratégiques (masques, blouses) lors de l’audition de la ministre Stéphanie Rist le 13 mai 2026. Pour lui, cette opacité rappelle les lacunes observées pendant le Covid-19 et questionne la capacité du pays à gérer une éventuelle épidémie.
Non. Thomas Ménagé a précisé que l’interdiction serait progressive et ciblerait en premier lieu les mineurs et les étudiantes. Il a insisté sur le fait que la mesure visait à lutter contre l’islamisme radical, et non contre les musulmanes en général. Des exceptions pourraient être faites, comme à Mayotte, où le port du voile relève davantage d’une tradition culturelle.