Une retraitée française, seule personne contaminée par l’hantavirus lors de l’épidémie apparue au printemps à bord du navire de croisière MV Hondius, est sortie jeudi 6 août de l’unité de réanimation d’un hôpital parisien. Selon Le Figaro, elle y avait été admise dans un état grave après son rapatriement en mai, accompagné de quatre autres Français – aucun n’ayant développé la maladie. La patiente a ensuite été « transférée dans un centre de convalescence », a précisé le ministère de la Santé.
Ce qu’il faut retenir
- Une retraitée française, seule contaminée par l’hantavirus lors de l’épidémie sur le MV Hondius, est sortie de réanimation le 6 août 2026 après près de trois mois d’hospitalisation.
- Quatre autres Français rapatriés en mai en même temps qu’elle n’ont pas développé la maladie.
- Un nouveau cas d’hantavirus chez un voyageur franco-argentin ayant transité par la France en juillet a été signalé le même jour, sans lien établi avec l’épidémie du navire.
- L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé la fin officielle de l’épidémie d’hantavirus le 6 août 2026.
Une contamination survenue lors d’une croisière printanière
L’épidémie d’hantavirus sur le MV Hondius, un navire de croisière ayant sillonné les mers au printemps 2026, avait touché plusieurs passagers. Selon les autorités sanitaires, cette retraitée est la seule Française à avoir contracté le virus parmi les cinq Français rapatriés en urgence. Son état, jugé critique à son arrivée en France, a nécessité une prise en charge prolongée en réanimation. Le ministère de la Santé a confirmé sa sortie de l’unité de soins intensifs, sans préciser son état actuel.
Les quatre autres Français rapatriés en même temps qu’elle n’ont pas développé de symptômes, précise Le Figaro. Leur situation médicale reste sous surveillance, bien qu’aucun cas supplémentaire n’ait été signalé parmi eux depuis leur retour en France.
Un nouveau cas détecté en France, sans lien avec l’épidémie du navire
Jeudi 6 août 2026, le ministère de la Santé a annoncé l’identification d’un nouveau cas d’hantavirus chez un voyageur franco-argentin. Cet homme, ayant transité par la France en juillet, a été testé positif à son retour en Amérique du Sud. Les autorités sanitaires ont indiqué qu’« aucun lien n’a été établi » entre ce cas et l’épidémie survenue à bord du MV Hondius. Le patient, dont l’identité n’a pas été révélée, fait l’objet d’un suivi médical.
Cette annonce intervient alors que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a officiellement déclaré la fin de l’épidémie d’hantavirus le même jour. Une décision prise après l’absence de nouveaux cas signalés pendant plusieurs semaines, confirmant ainsi le contrôle de la situation.
L’hantavirus, une maladie rare mais potentiellement grave
L’hantavirus est une infection virale transmise principalement par les rongeurs, notamment via leurs excréments ou leur salive. Selon les spécialistes, les symptômes incluent fièvre, douleurs musculaires et difficultés respiratoires, pouvant évoluer vers une forme sévère chez certaines personnes. La contamination à bord du MV Hondius avait soulevé des questions sur les modes de transmission possibles en milieu confiné, bien que les autorités n’aient pas détaillé les circonstances exactes de l’épidémie.
D’après les données disponibles, Le Figaro rappelle que les cas d’hantavirus restent rares en France, mais que des vigilances particulières sont maintenues lors de retours de voyages dans des zones à risque. Les autorités sanitaires appellent à une surveillance accrue, notamment pour les voyageurs ayant fréquenté des régions où la présence de rongeurs est avérée.
La découverte d’un nouveau cas chez un voyageur transitant par la France rappelle, quant à elle, l’importance d’une vigilance constante. Les services médicaux des aéroports et ports continueront de surveiller les passagers en provenance de zones à risque, tandis que l’OMS pourrait actualiser ses recommandations d’ici la fin du mois d’août.
Cette épidémie aura également soulevé des questions sur la transmission de l’hantavirus en milieu clos. Les experts devraient publier dans les prochaines semaines une analyse détaillée des mécanismes ayant conduit à cette contamination, afin d’éviter de nouveaux cas similaires.
L’hantavirus se manifeste généralement par de la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête et, dans les cas graves, des difficultés respiratoires pouvant mener à une détresse pulmonaire. La transmission se fait principalement par inhalation de particules infectieuses présentes dans les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs. En milieu clos, comme à bord d’un navire, une contamination par aérosols reste possible, bien que rare.