Le ministre de l'économie, Roland Lescure, a souligné vendredi 6 mars que malgré la hausse des prix du carburant, il n'y a pas de menace immédiate sur l'approvisionnement, suite au choc lié aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur les prix de l'énergie. En réaction à cette situation, des augmentations significatives ont été observées sur une semaine, avec une hausse de 5 à 15 centimes d'euro sur le SP95 et de 15 à 20 centimes sur le gazole, comme l'a détaillé M. Lescure.
Ce qu'il faut retenir
- Hausse des prix du carburant suite aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient
- Aucun risque d'approvisionnement immédiat selon le gouvernement
- Augmentation de 5 à 15 centimes sur le SP95 et de 15 à 20 centimes sur le gazole
Demande de contrôles et de mesures raisonnables
Le ministre a insisté sur la nécessité de contrôles quotidiens et a demandé à la DGCCRF de s'assurer que les hausses de prix des carburants restaient raisonnables compte tenu de l'évolution des prix du pétrole. Il a également prévenu que toute pratique abusive serait sévèrement sanctionnée, avec la possibilité de rendre public le nom des entreprises contrevenantes, selon ses déclarations.
Les réactions du syndicat Mobilians
De son côté, le président du syndicat Mobilians, représentant 5 800 stations-service traditionnelles, a affirmé ne pas craindre les contrôles sur les prix des carburants. Il a souligné que la plupart de ses adhérents se conformaient aux règles, tout en rappelant que la liberté des prix du carburant était une réalité, tout comme pour la baguette de pain.
Il est difficile de prédire l'évolution des prix du carburant à long terme, mais le gouvernement surveille la situation de près pour garantir des prix raisonnables.
