Selon Top Santé, la chimiothérapie, traitement lourd et éprouvant pour les patients atteints de cancer, peut être mieux supportée grâce à une alimentation ciblée. Le Dr Jean-Michel Cohen, spécialiste reconnu en nutrition et en santé, détaille dans ses recommandations publiées par le média comment certains aliments aident à réduire les effets indésirables tout en améliorant la qualité de vie des patients. Une approche qui s’inscrit dans une démarche globale de soutien thérapeutique.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Dr Jean-Michel Cohen, expert en nutrition, recommande une alimentation adaptée pour atténuer les effets secondaires de la chimiothérapie.
  • Certains aliments peuvent améliorer la tolérance du traitement et la qualité de vie des patients.
  • Les conseils du médecin visent à compenser les carences et à soutenir l’organisme pendant la thérapie.
  • Une approche nutritionnelle intégrée, mais qui ne remplace pas le suivi médical.

Un traitement éprouvant qui nécessite un accompagnement nutritionnel

La chimiothérapie reste l’un des traitements les plus redoutés en oncologie. Ses effets secondaires – nausées, fatigue intense, perte d’appétit ou encore altérations du goût – sont autant de défis pour les patients. Selon les données de l’Institut national du cancer, près de 70 % des malades sous chimiothérapie déclarent ressentir des difficultés alimentaires. Face à ce constat, le Dr Cohen rappelle que l’alimentation peut jouer un rôle clé pour atténuer ces désagréments. « On peut agir sur plusieurs leviers, notamment en privilégiant des aliments faciles à digérer et riches en nutriments essentiels », explique-t-il.

Côté pratique, le spécialiste insiste sur l’importance d’une hydratation régulière et d’un apport suffisant en protéines. « Les patients perdent souvent du muscle pendant le traitement, ce qui aggrave la fatigue. Une alimentation adaptée permet de limiter cette perte et de maintenir un meilleur état général », précise-t-il. Des recommandations qui s’appuient sur des études récentes en oncologie nutritionnelle.

Quels aliments privilégier pendant la chimiothérapie ?

Le Dr Cohen dresse une liste d’aliments à intégrer pour mieux traverser la chimiothérapie. Parmi eux, les fruits riches en antioxydants, comme les myrtilles ou les grenades, sont mis en avant pour leur capacité à neutraliser les radicaux libres générés par le traitement. « Ces aliments aident à réduire l’inflammation et à soutenir le système immunitaire », souligne-t-il. Les légumes verts, à l’instar des épinards ou du brocoli, sont également recommandés pour leur teneur en vitamines B et en fer, utiles contre la fatigue.

Côté protéines, le médecin conseille les poissons gras – saumon, maquereau –, riches en oméga-3, ou encore les œufs et les légumineuses. « Ces sources apportent des acides aminés essentiels tout en étant bien tolérées », précise-t-il. Pour les patients souffrant de nausées, les aliments froids ou à température ambiante, comme les compotes ou les yaourts, sont souvent mieux acceptés que les plats chauds. Une astuce simple, mais qui peut faire la différence au quotidien.

À éviter : les pièges alimentaires pendant la thérapie

Si certains aliments sont bénéfiques, d’autres peuvent aggraver les effets secondaires. Le Dr Cohen met en garde contre les aliments trop gras, frits ou épicés, qui peuvent irriter le système digestif déjà fragilisé. « Les plats en sauce ou les viandes très grasses sont souvent difficiles à digérer », explique-t-il. Les produits laitiers, selon certains patients, peuvent aussi provoquer des intolérances temporaires, notamment à cause des traitements qui modifient la flore intestinale.

L’alcool et les boissons gazeuses sont également à limiter, voire à éviter. « Ils peuvent déshydrater davantage l’organisme ou irriter la muqueuse digestive », rappelle le spécialiste. Enfin, les aliments très sucrés ou transformés sont déconseillés, car ils favorisent les fluctuations de glycémie, source de fatigue supplémentaire. Autant dire que l’alimentation pendant la chimiothérapie demande une vigilance accrue, mais aussi une bonne dose de pragmatisme.

Et maintenant ?

Ces recommandations, bien que précises, restent des conseils généraux. Chaque patient réagit différemment au traitement et à son alimentation. Les prochaines étapes pourraient inclure une personnalisation accrue des régimes, notamment via des programmes de nutrition clinique en oncologie. D’ici 2027, plusieurs hôpitaux en France pourraient intégrer des diététiciens spécialisés dans leurs équipes soignantes, afin d’accompagner plus étroitement les malades. Une évolution attendue, qui pourrait transformer l’expérience du traitement pour des milliers de patients.

Le Dr Cohen insiste par ailleurs sur l’importance du dialogue avec l’équipe médicale : « L’alimentation est un complément, pas un substitut. Il est essentiel de discuter de ses choix avec son oncologue ou son diététicien pour adapter les conseils à son cas précis. » Une approche globale, où nutrition et médecine se rejoignent pour offrir un soutien optimal aux patients.

Non, l’alimentation doit souvent être adaptée pour éviter les carences et limiter les effets secondaires comme les nausées ou la fatigue. Selon le Dr Cohen, certains aliments sont à privilégier, tandis que d’autres doivent être évités. Il recommande notamment des repas fractionnés et riches en protéines, tout en restant à l’écoute des besoins spécifiques de son corps.