Jeanne Herry, réalisatrice française reconnue pour ses films engagés, aborde pour la première fois la compétition officielle du Festival de Cannes avec « Garance », un long-métrage centré sur les thèmes de l’alcoolisme et de la vulnérabilité. Selon Le Monde, cette œuvre marque une nouvelle étape dans une filmographie déjà saluée par le public et la critique, avec notamment « Pupille » (2018) sur l’adoption et « Je verrai toujours vos visages » (2023), qui explorait les mécanismes de la justice restaurative. Adèle Exarchopoulos incarne le rôle principal de « Garance », un personnage confronté à la dépendance, offrant ainsi à la réalisatrice l’opportunité de traiter un sujet de société sous un angle intimiste.

Ce qu'il faut retenir

  • Jeanne Herry signe son premier film en compétition officielle à Cannes avec « Garance », porté par Adèle Exarchopoulos.
  • La réalisatrice avait déjà marqué les esprits avec « Pupille » (2018) et « Je verrai toujours vos visages » (2023), deux films engagés sur des sujets sociétaux.
  • « Garance » aborde l’alcoolisme à travers le parcours d’une actrice en difficulté, un thème peu exploré au cinéma sous cette forme.
  • Cette sélection à Cannes 2026 confirme l’intérêt croissant pour une œuvre cinématographique ancrée dans des réalités humaines.

Une réalisatrice au service des sujets de société

Jeanne Herry s’est rapidement imposée comme une voix majeure du cinéma français contemporain, grâce à une filmographie qui place l’humain au cœur de ses récits. Selon Le Monde, « Pupille » avait déjà attiré l’attention en 2018 en abordant avec sensibilité et justesse le parcours d’une enfant en quête d’une famille. Le film avait rencontré un succès public et critique, confirmant l’appétence du public pour des histoires qui mêlent émotion et réflexion sociale. « Je verrai toujours vos visages », sorti en 2023, avait quant à lui exploré les mécanismes de la justice restaurative, un sujet rarement traité à l’écran, et avait également séduit par son approche à la fois rigoureuse et accessible.

Avec « Garance », Jeanne Herry poursuit cette exploration des fragilités humaines, cette fois à travers le prisme de l’alcoolisme. Le choix d’Adèle Exarchopoulos pour incarner ce rôle n’est pas anodin : l’actrice, déjà acclamée pour ses performances dans des films comme « La Vie d’Adèle » (2013), apporte une profondeur et une intensité qui devraient marquer les esprits. Autant dire que l’attente autour de ce film est déjà importante, d’autant que Cannes reste un tremplin privilégié pour les œuvres engagées.

Un film en compétition pour incarner une nouvelle forme de récit

Présenté en compétition officielle à Cannes 2026, « Garance » s’inscrit dans une dynamique où le cinéma français cherche à concilier ambition artistique et résonance sociale. Selon Le Monde, le festival a cette année encore mis en avant des œuvres capables de provoquer le débat tout en séduisant un large public. Le film de Jeanne Herry, avec son sujet universel mais traité avec délicatesse, pourrait bien s’inscrire dans cette lignée. Le jury, présidé par Céline Sciamma, a ainsi l’opportunité de récompenser une réalisation qui allie pertinence thématique et maîtrise technique.

Le tournage de « Garance », réalisé dans des conditions exigeantes pour coller à l’authenticité du récit, a nécessité plusieurs mois de préparation. Jeanne Herry a travaillé en étroite collaboration avec des experts en addictologie pour s’assurer que la représentation de l’alcoolisme à l’écran soit à la fois fidèle et respectueuse. Cette attention portée au détail devrait renforcer la crédibilité du film auprès du public et des professionnels.

Et maintenant ?

La projection de « Garance » à Cannes 2026 pourrait marquer un tournant dans la carrière de Jeanne Herry, si le film est bien accueilli. Les prochaines semaines seront déterminantes : une récompense dans une catégorie majeure (meilleur film, réalisation ou interprétation) pourrait lui ouvrir les portes de nouveaux projets à plus grande échelle. Pour Adèle Exarchopoulos, ce rôle pourrait également être un tremplin vers une reconnaissance encore plus large, après des années de collaborations avec des réalisateurs de renom.

Un regard sur les prochaines étapes

Quels que soient les retours lors de la projection cannoise, « Garance » devrait bénéficier d’une sortie en salles en France courant 2026, permettant ainsi au public de découvrir cette œuvre dans son intégralité. Selon Le Monde, les distributeurs français ont déjà montré un vif intérêt pour le film, signe que Jeanne Herry a su créer une œuvre à la fois ambitieuse et accessible. Les débats autour de l’alcoolisme, souvent tabou dans la société, pourraient également trouver un écho particulier grâce à cette sortie cinématographique.

En attendant, la question de la représentation des addictions au cinéma reste plus que jamais d’actualité. « Garance » pourrait bien contribuer à ouvrir le dialogue, à l’image de ce que « Je verrai toujours vos visages » avait fait pour la justice restaurative. Une chose est sûre : Jeanne Herry confirme avec ce nouveau projet son statut de réalisatrice incontournable pour qui cherche à allier cinéma et engagement social.

Adèle Exarchopoulos incarne le personnage principal, Garance, une actrice confrontée à l’alcoolisme. Son interprétation est au cœur du récit, explorant les conséquences de la dépendance sur sa vie professionnelle et personnelle.