Ce lundi 8 juin 2026, l’émission Tout pour investir, diffusée chaque jour de la semaine sur BFM Business, a consacré une partie de son programme à l’engouement persistant pour les cartes Pokémon, un marché de collection qui dépasse désormais le simple cadre du loisir pour s’imposer comme un actif financier à part entière.
Selon BFM Business, l’émission animée par Antoine Larigaudrie a réuni plusieurs experts du monde de la finance et des collectionneurs, dont Pierre-Louis Price, auteur de l’ouvrage Les Pokémon, le guide universel du collectionneur, ainsi que François Thierry, expert en cartes de collection chez Aguttes. Leur objectif ? Analyser les mécanismes de ce marché, ses opportunités et ses risques dans un contexte où les prix des cartes les plus rares atteignent des sommets.
Ce qu'il faut retenir
- L’émission Tout pour investir sur BFM Business a consacré une partie de son édition du 8 juin 2026 à la folie des cartes Pokémon, un marché en pleine expansion.
- Plusieurs experts, dont Pierre-Louis Price (auteur) et François Thierry (expert chez Aguttes), ont été invités pour en discuter.
- Les cartes Pokémon, autrefois simples objets de collection, sont désormais considérées comme des actifs financiers, avec des prix pouvant dépasser plusieurs milliers d’euros pour les pièces les plus rares.
- Cette émission s’inscrit dans une tendance plus large où les médias financiers s’intéressent de près aux marchés de niche et aux actifs alternatifs.
- L’émission est disponible en podcast et peut être réécoutée en ligne sur le site de BFM Business.
Un phénomène économique et culturel
Le marché des cartes Pokémon n’est plus l’apanage des enfants ou des adolescents. Autant dire que les collectionneurs adultes, voire les investisseurs, y voient désormais une opportunité de diversification de leur portefeuille. Pierre-Louis Price, dont l’ouvrage fait référence dans le domaine, a rappelé lors de l’émission que certaines cartes atteignent des cotes comparables à celles des œuvres d’art ou des montres de luxe. « Certaines cartes, comme la Charizard holographique de 1999, se vendent à plus de 500 000 dollars sur le marché secondaire », a-t-il précisé, soulignant l’ampleur prise par ce phénomène.
L’émission a également mis en lumière les mécanismes spéculatifs à l’œuvre. Les acheteurs, souvent des adultes, misent sur la rareté des cartes pour réaliser des plus-values. François Thierry, expert chez Aguttes, a expliqué que les salles de vente aux enchères spécialisées dans les cartes Pokémon enregistrent une hausse de 30 % de leur chiffre d’affaires depuis 2023. « Nous voyons des clients qui viennent avec des stratégies d’investissement, parfois même des fonds dédiés à ce type d’actifs », a-t-il déclaré.
Un sujet abordé au cœur de l’actualité financière
Cette édition de *Tout pour investir* n’était pas un simple divertissement, mais une analyse sérieuse des opportunités et des risques associés à ce marché. D’autres intervenants, comme Gustav Sonden, cofondateur de Colbr, et Vincent Grard, directeur France de Trade Republic, ont d’ailleurs abordé des sujets connexes, comme l’impact des méga-IPO à Wall Street ou les stratégies d’arbitrage sur les marchés actions. Autant dire que la question des cartes Pokémon s’est imposée comme un symbole de la financiarisation de la culture pop.
L’émission a aussi rappelé que ce marché reste très volatil. Les prix peuvent chuter aussi rapidement qu’ils montent, en fonction de la demande ou de la découverte de nouvelles cartes. Isabelle Le Bot, directrice générale de La France Mutualiste, a tenu à rappeler que, comme tout actif spéculatif, les cartes Pokémon comportent des risques. « Il faut bien comprendre que derrière l’engouement se cachent des mécanismes de bulle, et que les gains ne sont jamais garantis », a-t-elle averti.
Les collectionneurs et les experts face à l’engouement
Les collectionneurs, eux, sont divisés entre passion et calcul. Certains, comme Michel Delobel, gérant de portefeuille sous mandat chez MW Gestion, ont choisi d’intégrer ces actifs dans leur stratégie d’investissement, tandis que d’autres, plus sceptiques, y voient une mode passagère. Lors de l’émission, Delobel a comparé les cartes Pokémon à des « actifs tangibles, comme l’or ou les vins rares », tout en reconnaissant leur caractère hautement spéculatif.
Les experts ont également pointé du doigt les dérives possibles, comme la contrefaçon ou les arnaques en ligne. Christophe Vielpeau, notaire à Meaux, a insisté sur l’importance de sécuriser ses achats, notamment via des contrats ou des expertises certifiées. « Quand on investit dans une carte à plusieurs milliers d’euros, mieux vaut s’assurer de son authenticité », a-t-il conseillé.
L’intégralité de l’émission du 8 juin 2026 est disponible en podcast sur le site de BFM Business, permettant aux auditeurs de revenir sur les échanges avec les experts et d’approfondir les sujets abordés.
Leur valeur s’explique par leur rareté, leur demande constante et leur statut d’objet culturel emblématique. Certaines cartes, produites en quantités limitées dans les années 1990 et 2000, sont devenues des pièces de collection convoitées, comparables à des œuvres d’art ou à des montres de luxe. Leur prix sur le marché secondaire a explosé, attirant des investisseurs en quête de diversification.
Comme tout actif spéculatif, les cartes Pokémon comportent plusieurs risques : volatilité des prix, bulles spéculatives, contrefaçons, et manque de liquidité. Les experts rappellent qu’il est difficile de revendre rapidement une carte à son prix d’achat, et que leur valeur peut chuter en cas de perte d’intérêt ou de saturation du marché.