Le scénariste et réalisateur israélien Hagai Levi, connu pour la série « BeTipul » diffusée en France sous le titre « En Thérapie », propose depuis le 13 mai 2026 une œuvre aussi exigeante que poétique sur Arte. Cette série, intitulée « Etty », s’inspire librement des écrits intimes de la jeune femme juive néerlandaise Etty Hillesum, déportée et assassinée à Auschwitz en 1943. Selon Ouest France, ce récit visuel, à la fois historique et philosophique, s’impose comme un hommage nécessaire à une figure dont la pensée résonne avec une actualité troublante.

Ce qu'il faut retenir

  • Hagai Levi, créateur de « BeTipul » et de « En Thérapie », réalise « Etty », une série diffusée sur Arte depuis le 13 mai 2026.
  • L’œuvre s’inspire des journaux intimes d’Etty Hillesum, jeune femme juive d’Amsterdam, écrivaine en devenir, déportée et tuée à Auschwitz en 1943.
  • La série est présentée comme un hommage cinématographique à une figure dont l’introspection et la résilience offrent une perspective unique sur l’horreur nazie.

Une œuvre entre mémoire et introspection

Adaptée des journaux tenus par Etty Hillesum entre 1941 et 1943, la série « Etty » plonge le spectateur dans l’univers mental d’une femme de 27 ans confrontée à la montée du nazisme. Selon Ouest France, Hagai Levi a choisi de mêler fiction et réalité pour restituer le cheminement existentiel de cette figure littéraire méconnue. Ses écrits, découverts après sa mort, sont aujourd’hui considérés comme l’un des témoignages les plus profonds de la Shoah, au même titre que ceux d’Anne Frank. — Le choix de Levi de s’emparer de ce matériau brut souligne l’universalité de son message, bien au-delà du contexte historique.

Un récit qui dialogue avec l’époque contemporaine

Ouest France souligne que la diffusion de « Etty » intervient à un moment où les questions de mémoire et de résilience prennent une résonance particulière. Les journaux d’Hillesum, mêlant lucidité et espoir malgré l’oppression, offrent une lecture qui dépasse le cadre de la Seconde Guerre mondiale. — Le scénariste israélien a expliqué vouloir montrer comment cette jeune femme, à travers l’écriture, a transformé sa souffrance en une forme de résistance spirituelle. Un écho qui interroge, autant qu’il fascine, dans un monde marqué par de nouvelles fractures.

Une réalisation ambitieuse et sobre

Hagai Levi, qui a coécrit la série avec Nirit Yaron, s’est attaché à respecter l’esprit des écrits originaux tout en les transcendant par une mise en scène épurée. Selon Ouest France, la production a privilégié une approche intimiste, avec des plans serrés et une bande-son minimaliste, pour mettre en valeur la profondeur psychologique des personnages. — La série, tournée en partie aux Pays-Bas, bénéficie aussi du concours de conseillers historiques pour garantir une fidélité aux événements décrits dans les journaux d’Hillesum.

Et maintenant ?

La série « Etty » est diffusée en six épisodes sur Arte jusqu’au 20 mai 2026. Une version intégrale sera disponible en replay sur la plateforme Arte+7 jusqu’au 13 juin 2026. Si la réception critique s’annonce positive, une diffusion internationale pourrait être envisagée, notamment dans les pays où les écrits d’Hillesum sont étudiés dans les programmes scolaires. Reste à voir si ce récit, à la fois intime et universel, trouvera un écho durable auprès du public.

Pour découvrir « Etty », les téléspectateurs peuvent se rendre sur le site d’Arte ou consulter le programme de leur box internet. La série est accessible sans abonnement supplémentaire.

Etty Hillesum (1914-1943) était une jeune femme juive néerlandaise, connue pour ses journaux intimes écrits entre 1941 et 1943. Ces textes, publiés après sa mort, offrent un témoignage unique sur la vie sous l’occupation nazie et sur la quête de sens d’une femme confrontée à l’horreur. Elle fut déportée à Auschwitz, où elle fut assassinée en novembre 1943.