Le prochain rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) prévu pour juin 2026 révélera des changements majeurs. En effet, le COR a décidé de revoir ses hypothèses démographiques, impactant ainsi les estimations des déficits à venir pour les retraites. Ces ajustements sont le résultat d'une baisse du taux de natalité, d'une diminution du solde migratoire et d'une légère hausse de l'espérance de vie.
Ce qu'il faut retenir
- Le taux de fécondité revu à la baisse à 1,45 enfant par femme
- Augmentation du solde migratoire à 150 000 personnes par an
- Prévision d'une espérance de vie en hausse mais à un rythme plus lent
Révisions démographiques majeures
Le COR, composé de 41 représentants des partenaires sociaux et d'experts, a entériné ces ajustements conséquents. En se basant sur les données de l'Insee, le taux de fécondité a été révisé à la baisse, passant à 1,45 enfant par femme contre 1,8 précédemment. Cette révision devrait impacter négativement les déficits des retraites à partir de 2040.
Effets inverses sur le solde migratoire et l'espérance de vie
Parallèlement, le COR a revu à la hausse ses prévisions du solde migratoire, tablant désormais sur un solde positif de 150 000 personnes annuellement, contre 70 000 précédemment. De plus, l'estimation de l'espérance de vie a été légèrement revue à la hausse, avec une progression plus modérée qu'initialement prévue. Ainsi, les femmes pourraient vivre en moyenne jusqu'à 89,5 ans en 2070, contre 86,7 ans pour les hommes.
En conclusion, les révisions démographiques du COR reflètent les évolutions de la société et auront un impact significatif sur les projections financières des régimes de retraite à l'avenir.
