Le fonds d'investissement Andreessen Horowitz (a16z), l'un des acteurs majeurs du capital-risque dans les cryptomonnaies, souhaite faire évoluer la terminologie du secteur. Selon Journal du Coin, a116z propose d'abandonner le terme « stablecoin » pour le remplacer par celui de « low-volatility asset-backed crypto » (actif cryptographique adossé à faible volatilité). Cette initiative s'inscrit dans un contexte de recherche d'une plus grande précision sémantique pour décrire les mécanismes économiques sous-jacents à ces actifs numériques.
Ce qu'il faut retenir
- Remplacement terminologique : a16z suggère de substituer « stablecoin » par « low-volatility asset-backed crypto » pour refléter plus fidèlement la nature des actifs.
- Précision économique : cette proposition vise à éviter toute confusion quant à la garantie de stabilité absolue, souvent associée à tort au terme actuel.
- Contexte sectoriel : le débat s'inscrit dans un environnement où la régulation des cryptomonnaies devient de plus en plus stricte, notamment en Europe et aux États-Unis.
- Acteurs impliqués : Andreessen Horowitz, dirigé par Chris Dixon, est l'un des principaux promoteurs de cette évolution conceptuelle.
- Enjeu de crédibilité : la nouvelle terminologie pourrait renforcer la confiance des investisseurs en clarifiant les risques réels liés à ces actifs.
Cette initiative s'appuie sur une analyse critique du terme « stablecoin », jugé trop réducteur par certains experts du secteur. Selon Journal du Coin, a16z considère que ce vocable suggère une stabilité absolue, alors que ces actifs restent soumis à des fluctuations de marché et à des risques de contrepartie. « Le terme ‘stablecoin’ est devenu un anachronisme », a déclaré Chris Dixon, associé chez a16z, dans une interview accordée au Journal du Coin. « Il ne reflète pas la réalité économique de ces actifs, qui, bien qu'ils soient moins volatils que les cryptomonnaies traditionnelles, ne sont pas exempts de risques. »
L'initiative de a16z s'inscrit dans une dynamique plus large de normalisation du secteur des cryptomonnaies. Depuis plusieurs années, les régulateurs internationaux, notamment la Banque centrale européenne (BCE) et la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine, appellent à une clarification des terminologies utilisées pour décrire ces actifs. En Europe, le règlement MiCA (Markets in Crypto-Assets), entré en vigueur en juin 2024, a déjà introduit une classification plus stricte des cryptomonnaies, incluant les stablecoins. Aux États-Unis, la SEC a multiplié les mises en garde contre les promesses de stabilité absolue des stablecoins, rappelant que ces actifs restent des instruments spéculatifs.
Cette proposition de changement terminologique intervient alors que le marché des stablecoins a connu une croissance exponentielle ces dernières années. Selon les données de CoinGecko, les stablecoins représentaient en mai 2026 plus de 180 milliards de dollars en capitalisation boursière, soit près de 10 % de l'ensemble du marché des cryptomonnaies. Parmi les plus connus, on retrouve le Tether (USDT), l'USDC de Circle, ou encore le DAI, un stablecoin décentralisé. Pourtant, ces actifs restent régulièrement critiqués pour leur opacité, notamment en ce qui concerne les réserves qui les soutiennent. Le scandale des stablecoins non adossés à des actifs liquides, révélé en 2023, a encore fragilisé la confiance des investisseurs dans ces instruments.
Cette évolution terminologique soulève également des questions sur la réaction des autres acteurs du marché. Les émetteurs de stablecoins traditionnels, comme Tether ou Circle, pourraient-ils accepter cette nouvelle nomenclature, ou bien la considérer comme une remise en cause de leur modèle économique ? Pour l'heure, aucune réponse officielle n'a été formulée, mais le secteur reste attentif aux développements futurs. Quoi qu'il en soit, cette proposition reflète une volonté croissante de clarifier les mécanismes sous-jacents aux actifs cryptographiques, dans un contexte où la régulation devient de plus en plus exigeante.
Selon le fonds, le terme « stablecoin » est trompeur car il suggère une stabilité absolue, alors que ces actifs restent soumis à des fluctuations et à des risques de contrepartie. a16z propose donc de le remplacer par « low-volatility asset-backed crypto » pour refléter plus fidèlement leur nature économique.
Les principaux stablecoins, comme le Tether (USDT), l'USDC de Circle ou le DAI, pourraient être directement impactés par cette nouvelle terminologie. Leur capitalisation cumulée dépasse les 180 milliards de dollars, selon les données de CoinGecko en mai 2026.