Une étude menée aux États-Unis sur plus de 10 500 échantillons sanguins a révélé la présence massive de PFAS, des polluants éternels, dans le sang de la quasi-totalité des personnes testées, selon Futura Sciences. Les PFAS, ou polluants éternels, sont des substances chimiques de synthèse extrêmement persistantes qui peuvent s'accumuler dans l'environnement et dans l'organisme humain.
Ces polluants sont présents dans l'eau que nous buvons, les aliments que nous ingérons et les poussières que nous respirons. Les résultats de l'étude montrent que la plupart des personnes testées ne présentent pas un seul composé chimique, mais plusieurs simultanément. La combinaison la plus fréquente associait cinq composés, dont des PFAS historiques comme le PFOS et le PFOA, mais aussi certains substituts.
Ce qu'il faut retenir
- La présence de PFAS a été détectée dans le sang de la quasi-totalité des personnes testées.
- Les PFAS sont des substances chimiques de synthèse extrêmement persistantes qui peuvent s'accumuler dans l'environnement et dans l'organisme humain.
- La combinaison la plus fréquente de PFAS associait cinq composés, dont des PFAS historiques comme le PFOS et le PFOA.
Les résultats de l'étude
Les chercheurs ont analysé 10 566 échantillons de sérum et de plasma et ont détecté la présence de PFAS chez la quasi-totalité des personnes testées. Seuls 19 échantillons ne contenaient qu'un seul PFAS, à la limite inférieure du seuil de détection. La Dre Laura Labay, toxicologue principale chez NMS Labs et auteure principale de l'étude, a souligné que « ce vaste ensemble de données offre un aperçu concret de la fréquence de la présence simultanée de plusieurs PFAS chez l'être humain ».
Les résultats de l'étude montrent également que l'exposition aux PFAS se produit rarement sous forme de composés isolés. La Dre Labay estime que la prévalence élevée de certaines combinaisons impose une lecture « basée sur les mélanges » dans la biosurveillance. Cette approche rejoint d'autres travaux récents qui ont observé une corrélation entre des concentrations élevées de PFAS dans le sérum et certaines modifications lipidiques.
Les conséquences pour la santé
Les liens entre PFAS et santé dépendent des composés, des doses, de la durée d'exposition, de l'âge, du terrain individuel et des autres facteurs environnementaux. Cependant, plusieurs PFAS ont déjà été associés à des effets sur le cholestérol, le foie, la thyroïde, l’immunité, la fertilité ou certains cancers.
La nouvelle étude américaine apporte donc une pièce de plus à un dossier déjà lourd : les PFAS ne sont pas seulement présents dans l'environnement, ils circulent aussi dans le sang de la quasi-totalité des personnes testées. Et surtout, ils y circulent rarement seuls. C'est cette exposition multiple, persistante et encore mal mesurée qui constitue aujourd'hui l'un des grands défis de la santé environnementale.
En conclusion, les résultats de l'étude montrent que les PFAS sont présents dans le sang de la quasi-totalité des personnes testées et que l'exposition multiple, persistante et encore mal mesurée constitue un grand défi pour la santé environnementale. Il est essentiel de prendre des mesures pour réduire l'exposition aux PFAS et pour protéger la santé publique.