Douze ans après la mort de son fils, une mère ne renonce pas. Depuis 2014, la disparition de Louis Greth, 17 ans, battu à mort dans la nuit du 7 au 8 juillet à Carcassonne, hante toujours sa famille. Aujourd’hui, sa mère mène un combat judiciaire pour que le dossier, jamais classé, soit enfin examiné par le pôle national des cold cases. Une démarche qui s’inscrit dans la continuité des hommages rendus au jeune homme ce week-end, où près de 600 personnes ont défilé lors d’une marche blanche.
Selon BFM - Faits Divers, cette mobilisation citoyenne et familiale coïncide avec la relance des démarches pour une réouverture du dossier. Le 6 juillet 2026, la mère de Louis a déposé une nouvelle demande auprès du parquet de Carcassonne, espérant que les éléments manquants ou les incohérences relevées au fil des années puissent enfin être réexaminés par des enquêteurs spécialisés.
Ce qu'il faut retenir
- Louis Greth, 17 ans, a été battu à mort dans la nuit du 7 au 8 juillet 2014 à Carcassonne.
- Près de 600 personnes ont participé à une marche blanche en son hommage ce week-end.
- Sa mère demande depuis 2014 la réouverture du dossier, aujourd’hui transmise au pôle national des cold cases.
- Le père de Louis, également victime de violences lors de l’agression, avait témoigné après la marche blanche de 2014.
- Deux marches blanches ont été organisées à Carcassonne pour honorer sa mémoire.
Un drame qui a marqué la ville de Carcassonne
Dans la nuit du 7 au 8 juillet 2014, Louis Greth et son père, Jean Greth, étaient violemment agressés près de leur domicile à Carcassonne. Le jeune homme de 17 ans succombait à ses blessures, tandis que son père, grièvement blessé, survivait à l’agression. L’affaire, marquée par l’absence de condamnation malgré plusieurs pistes explorées, reste l’une des plus médiatisées de l’Aude.
Dès le lendemain, une première marche blanche réunissait des centaines de personnes dans les rues de la ville. Selon BFM - Faits Divers, l’émotion était palpable : « À Carcassonne, des centaines de personnes réunies pour rendre hommage à Louis, battu à mort ». Ce geste symbolique s’est répété ce week-end, douze ans plus tard, confirmant que l’affaire n’a jamais été oubliée.
Le combat judiciaire de la famille Greth
Depuis 2014, la mère de Louis, Claudine Greth, mène un combat solitaire pour obtenir justice. Après des années de démarches infructueuses auprès des juridictions locales, elle a décidé de saisir le pôle national des cold cases, une unité spécialisée dans les affaires non élucidées. Son objectif : faire réexaminer les éléments du dossier par des enquêteurs expérimentés, capables d’identifier de nouvelles pistes.
« Dès que le téléphone sonne, j’ai peur », a-t-elle confié à plusieurs reprises. Selon BFM - Faits Divers, cette crainte reflète l’angoisse persistante d’une mère qui refuse d’accepter l’impunité des responsables de la mort de son fils. Son combat s’appuie sur des éléments restés sans réponse, notamment l’identité des agresseurs et les motivations de l’agression.
Les hommages, un devoir de mémoire
Ce week-end, Carcassonne a rendu un dernier hommage à Louis Greth. Une première marche blanche s’est tenue samedi après-midi, suivie d’un lâcher de ballons en fin de cortège. Les amies du jeune homme, présentes dans le défilé, ont rappelé à quel point sa mémoire reste vivante. « Les amies de Louis, lynché à mort, sont présentes dans le cortège de la marche blanche à Carcassonne », précise BFM - Faits Divers.
Bref, ces hommages ne sont pas de simples gestes symboliques. Ils rappellent aussi que l’affaire reste ouverte aux yeux de nombreux habitants, qui continuent de suivre son évolution. « Une première marche blanche a lieu ce samedi après-midi à Carcassonne, à la mémoire de Louis, 17 ans, battu à mort », souligne la chaîne.
Cette affaire, comme tant d’autres, pose une question récurrente dans le traitement des cold cases : jusqu’où peut-on aller pour obtenir justice, des années après les faits ? Alors que le parquet de Carcassonne examine désormais la demande, les proches de Louis attendent une réponse qui, pour eux, ne saurait tarder davantage.
Le dossier n’a jamais été classé faute de preuves suffisantes pour identifier et condamner les agresseurs. Malgré plusieurs pistes explorées, dont des témoignages et des indices matériels, aucune arrestation n’a abouti. La famille et les autorités locales ont toujours considéré que l’enquête initiale présentait des lacunes, justifiant une réouverture du dossier.