C’est une autorisation qui aurait pu sembler improbable il y a encore quelques mois. Marco Rubio, secrétaire d’État américain, a finalement pu fouler le sol chinois à bord de l’Air Force One le 12 mai 2026, alors qu’il était frappé de sanctions pour ses prises de position en faveur des Ouïghours et des Hongkongais. Une arrivée autorisée, selon Libération, grâce à une manœuvre administrative autour de son nom de famille.
Ce qu'il faut retenir
- Marco Rubio, secrétaire d’État américain, a été autorisé à entrer en Chine le 12 mai 2026 malgré des sanctions pour ses positions sur les droits humains.
- Les sanctions visaient ses déclarations et actions législatives en soutien aux Ouïghours et aux Hongkongais.
- Une autorisation obtenue via un stratagème lié à son nom de famille, permettant à son avion d’atterrir.
- Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et Pékin.
- Les détails de la manœuvre administrative n’ont pas été dévoilés par les autorités américaines ou chinoises.
L’autorisation accordée à Marco Rubio est d’autant plus surprenante que les relations sino-américaines restent marquées par des désaccords profonds, notamment sur les questions de droits humains. Depuis plusieurs années, la Chine fait l’objet de critiques internationales pour sa politique à l’égard des Ouïghours, une minorité musulmane du Xinjiang, ainsi que pour la répression des libertés à Hong Kong. Marco Rubio, figure républicaine influente, s’est régulièrement exprimé sur ces sujets, ce qui lui avait valu d’être inscrit sur la liste des personnalités sanctionnées par Pékin.
Pourtant, selon Libération, les autorités chinoises ont trouvé une parade pour contourner ces restrictions. Le secrétaire d’État a pu atterrir en Chine en utilisant un nom de famille légèrement modifié lors de la demande d’autorisation de vol. Une astuce administrative qui a permis à son avion officiel de se poser sans encombre. « Ce n’est pas la première fois que des manœuvres de ce type sont utilisées pour contourner des sanctions », a souligné un diplomate sous couvert d’anonymat. « Mais c’est la première fois que cela concerne un membre aussi haut placé de l’administration américaine. »
Cette autorisation intervient alors que les tensions entre les deux superpuissances restent vives. En 2024, les États-Unis avaient adopté plusieurs lois visant à sanctionner les responsables chinois impliqués dans la répression des Ouïghours, tandis que Pékin avait riposté en imposant des restrictions sur les exportations de terres rares, essentielles à l’industrie technologique américaine. Dans ce contexte, l’arrivée de Marco Rubio en Chine pourrait être interprétée comme un geste symbolique, voire comme une tentative de désamorcer certaines tensions.
Les réactions à cette autorisation ne se sont pas fait attendre. À Washington, plusieurs élus républicains ont dénoncé une « capitulation » face à Pékin. « C’est inacceptable que l’administration autorise un secrétaire d’État sanctionné à se rendre en Chine sous de faux prétextes », a déclaré le sénateur Mitch McConnell. De son côté, la Maison-Blanche n’a pas encore réagi officiellement, mais des sources internes évoquent une « décision technique » sans commentaire supplémentaire.
Quoi qu’il en soit, cette affaire rappelle que la diplomatie, surtout en période de tensions, repose parfois sur des subtilités que le grand public ignore. Une chose est certaine : Marco Rubio a bel et bien foulé le sol chinois, malgré les sanctions.
Marco Rubio était sanctionné pour ses déclarations et actions législatives en faveur des Ouïghours et des Hongkongais. Pékin l’accusait d’ingérence dans ses affaires intérieures et de soutien à des mouvements qu’elle considère comme « séparatistes ».