L’investisseur légendaire Michael Burry, connu pour avoir anticipé la crise des subprimes de 2008, multiplie les mises en garde concernant une possible crise économique d’ampleur dans les mois à venir. Selon Journal du Coin, ses récentes déclarations, relayées via ses réseaux sociaux, laissent entrevoir une tempête financière susceptible d’affecter durablement les marchés, y compris les cryptomonnaies comme le Bitcoin. Burry, qui gère le fonds Scion Asset Management, a déjà pris des positions défensives pour protéger ses actifs, suscitant l’inquiétude des observateurs.
Ce qu'il faut retenir
- Michael Burry, investisseur ayant prédit la crise de 2008, met en garde contre une crise économique majeure.
- Ses déclarations, publiées sur les réseaux sociaux, évoquent des risques systémique pour les marchés financiers.
- Il a déjà ajusté ses portefeuilles pour limiter l’exposition aux actifs risqués, dont les cryptomonnaies.
- Le Bitcoin, souvent perçu comme une valeur refuge, pourrait subir une forte volatilité en cas de crise.
- Scion Asset Management, son fonds, adopte une stratégie de protection depuis plusieurs mois.
Des signaux inquiétants dans l’économie mondiale
Michael Burry n’est pas le seul à tirer la sonnette d’alarme. Les indicateurs économiques récents, notamment aux États-Unis, montrent des signes de fragilité. L’inflation reste élevée, les taux d’intérêt peinent à stabiliser les prix, et la dette publique atteint des niveaux records. « Les marchés actions et obligataires sont surévalués », a-t-il déclaré sur X (ex-Twitter), avant d’ajouter que « le système financier est plus fragile qu’il n’y paraît ». Ces propos interviennent alors que les banques centrales, comme la Réserve fédérale américaine, peinent à trouver un équilibre entre relance et lutte contre l’inflation.
Le Bitcoin dans le viseur des investisseurs prudents
Contrairement à l’idée reçue selon laquelle le Bitcoin serait une valeur refuge en période de crise, Michael Burry semble sceptique. « Le Bitcoin n’est pas une couverture contre les crises », a-t-il souligné, rappelant que la cryptomonnaie a déjà connu des chutes brutales lors de précédents krachs boursiers. En 2022, par exemple, le Bitcoin avait perdu plus de 60 % de sa valeur lors de la crise des marchés crypto, aggravée par l’effondrement de FTX. Selon Journal du Coin, Burry estime que les investisseurs institutionnels pourraient se tourner massivement vers des actifs plus sûrs, comme l’or ou les obligations d’État, en cas de tempête financière.
Scion Asset Management adapte sa stratégie
Depuis le début de l’année 2026, le fonds Scion Asset Management a réduit sa exposición aux actifs spéculatifs, dont les cryptomonnaies, pour privilégier des positions défensives. Les données disponibles indiquent que Burry a augmenté ses avoirs en obligations d’État américaines et en métaux précieux, tandis que ses investissements dans les actions technologiques et les crypto-actifs ont été drastiquement revus à la baisse. Cette stratégie rappelle celle qu’il avait adoptée avant la crise de 2008, où il avait parié contre les produits financiers toxiques liés aux prêts immobiliers.
— Le fonds a également diversifié ses placements dans des secteurs moins sensibles aux cycles économiques, comme les utilities (services publics) et les obligations de qualité investment grade. —
Réactions des marchés et des experts
Les déclarations de Michael Burry ont provoqué des réactions contrastées parmi les analystes. Certains, comme ceux du Financial Times, soulignent que ses alertes doivent être prises au sérieux, compte tenu de son historique. D’autres, plus sceptiques, estiment que ses prédictions pourraient s’avérer trop alarmistes. « Burry a déjà alerté sur des bulles par le passé, mais certaines de ses craintes ne se sont pas matérialisées », a tempéré un économiste interrogé par Journal du Coin. Quoi qu’il en soit, ses prises de position ont relancé le débat sur la préparation des investisseurs face à un éventuel retournement de conjoncture.
Quant à Michael Burry, il a indiqué qu’il continuerait à ajuster ses positions en fonction de l’évolution des données économiques. « Je ne prédis pas l’avenir, je me prépare aux risques », a-t-il conclu. Une prudence qui pourrait bien inspirer d’autres acteurs du marché dans les semaines à venir.
