Ce mercredi 13 mai 2026, l'émission BFM Bourse, présentée par Guillaume Sommerer, a consacré une partie de son programme à l’analyse des perspectives boursières de Microsoft. Invités par les spécialistes de la finance, les analystes ont notamment évoqué la possibilité pour le géant technologique de suivre la trajectoire d’Alphabet, maison mère de Google, en devenant une société mère structurant plusieurs activités indépendantes. Selon BFM Business, cette séance a permis d’éclairer les stratégies d’investissement et les enjeux économiques liés à cette hypothèse.

Parmi les intervenants figuraient des figures reconnues du secteur, dont Franck Morel, président de Zonebourse, Thibault François, co-fondateur et associé de Fastea Capital, ainsi que Charles Monot, advisor de Monocle Asset Management, et Alain Bokobza, responsable de la stratégie d’allocation d’actifs chez Société Générale CIB. L’émission, diffusée quotidiennement sur BFM Business, a également abordé d’autres thématiques clés, comme l’intelligence artificielle, les performances des banques européennes ou encore les seuils techniques des marchés.

Ce qu'il faut retenir

  • L’émission BFM Bourse du 13 mai 2026 a réuni 13 experts et journalistes pour analyser les marchés financiers.
  • Microsoft a été au cœur des débats, certains analystes évoquant son potentiel à devenir le « prochain Alphabet ».
  • 500 camions équipés de conduite autonome seront déployés par Aurora Innovation aux États-Unis à partir de 2027, selon un accord avec Hirschbach Motor Lines.
  • Les prix à la production aux États-Unis ont progressé davantage que prévu en avril, mettant la Fed sous pression.
  • Le CAC 40 a franchi les 8 000 points, tandis que l’indice S&P 500 a été analysé pour ses dynamiques récentes.
  • Charles Monot a démenti une affirmation sur Intel, qualifiant d’infondée l’idée que l’entreprise était « formidable ».

Microsoft et Alphabet : un modèle à suivre pour les géants de la tech ?

L’hypothèse d’un Microsoft se transformant en une structure similaire à Alphabet a été au centre des échanges. Franck Morel, président de Zonebourse, a souligné que la diversification croissante des activités de Microsoft dans l’intelligence artificielle, le cloud ou encore les services numériques pourrait justifier une telle évolution. Thibault François, de Fastea Capital, a pour sa part rappelé que cette stratégie permettrait à Microsoft de mieux valoriser ses différentes filiales, à l’image de ce qu’a réalisé Google avec la création d’Alphabet en 2015.

Selon BFM Business, cette restructuration hypothétique s’inscrirait dans une logique de clarification pour les investisseurs. Alain Bokobza, de Société Générale CIB, a précisé que cette approche pourrait aussi faciliter la gestion des actifs à long terme, tout en optimisant la transparence financière. Les analystes ont toutefois nuancé cette perspective, estimant que Microsoft devrait encore prouver sa capacité à innover dans des secteurs variés.

L’intelligence artificielle et les nouvelles opportunités boursières

Lors du « Club » de l’émission, Alain Bokobza et Charles Monot ont évoqué l’émergence de nouveaux produits financiers indexés sur la puissance de calcul de l’IA. BFM Business rapporte que ces options boursières pourraient bientôt être accessibles aux investisseurs, reflétant ainsi l’importance croissante de l’IA dans l’économie. Cette innovation s’ajoute aux débats récurrents sur la valorisation des entreprises technologiques.

Charles Monot a également commenté les récentes annonces d’Intel, qualifiant d’« infondé » l’enthousiasme autour de la firme, lors d’une séquence baptisée « Bullshitomètre ». Pour lui, les défis structurels de l’entreprise, notamment face à la concurrence de Nvidia et AMD, rendent toute déclaration euphorique prématurée.

Les banques européennes en pleine recomposition

David Benamou, gérant associé chez Axiom Alternative Investments, a analysé les opérations en cours dans le secteur bancaire européen. Selon BFM Business, ces mouvements stratégiques pourraient redessiner le paysage financier du continent. Parmi les tendances observées figurent les consolidations, les rachats ciblés et les recentrages sur des métiers spécifiques. Benoît Ramaix, gérant de portefeuilles chez Tiepolo, a confirmé cette dynamique, soulignant que les banques tentent de renforcer leur résilience face à un environnement réglementaire de plus en plus exigeant.

Les experts ont également pointé du doigt les opportunités liées aux fusions transfrontalières, notamment entre institutions françaises et allemandes, dans un contexte de taux d’intérêt toujours bas en zone euro.

Marchés actions : le CAC 40 franchit un cap symbolique

Gilles Santacreu, trader algorithmique et administrateur de Boursikoter.com, a détaillé les seuils techniques à surveiller sur les principaux indices boursiers. BFM Business indique que le CAC 40 a dépassé les 8 000 points, un niveau qui pourrait servir de support psychologique pour les investisseurs. Santacreu a également analysé la dynamique de l’S&P 500, dont les performances restent influencées par les anticipations de politique monétaire de la Fed.

Dans le même temps, l’expert a rappelé l’importance des points bas des indices dividendes réinvestis, un indicateur clé pour les gestionnaires de fonds. Ces seuils, souvent moins médiatisés, jouent pourtant un rôle majeur dans la stratégie des investisseurs à long terme.

Inflation et politique monétaire : la Fed sous pression

François Cabau, économiste senior au Groupe AXA, a détaillé l’évolution des prix à la production aux États-Unis, qui ont connu une hausse bien supérieure aux attentes en avril. Selon BFM Business, cette surprise statistique a relancé les spéculations sur un possible durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale. Cabau a précisé que cette situation pourrait contraindre la BCE à revoir ses propres anticipations pour juin, alors que l’inflation en zone euro reste un sujet de préoccupation.

Les intervenants ont rappelé que la Fed, après plusieurs baisses de taux en 2024 et 2025, pourrait être contrainte de reporter ou d’annuler ses plans de détente monétaire en cas de persistance des tensions inflationnistes.

Et maintenant ?

Plusieurs échéances pourraient marquer les prochaines semaines sur les marchés. D’une part, les décisions de la Fed et de la BCE en juin seront scrutées de près, alors que l’inflation reste un sujet central. D’autre part, les résultats trimestriels de Microsoft, attendus fin juillet, pourraient apporter des éléments concrets sur la stratégie de diversification de l’entreprise. Enfin, l’avancée des projets de conduite autonome, comme celui d’Aurora Innovation, devrait continuer à alimenter les débats sur l’innovation technologique et ses implications économiques.

Reste à voir si Microsoft confirmera, ou non, les attentes des analystes en matière de restructuration. Une chose est sûre : la dynamique des marchés technologiques et financiers continuera de faire l’objet d’une attention soutenue dans les mois à venir.

Selon les analystes de l’émission BFM Bourse, une telle restructuration permettrait à Microsoft de mieux valoriser ses différentes filiales, notamment dans l’intelligence artificielle, le cloud et les services numériques. Cela pourrait aussi clarifier la communication financière pour les investisseurs et faciliter la gestion des actifs à long terme, à l’image de ce qu’a fait Google avec la création d’Alphabet en 2015.