Dix-huit bûcherons ont été tués dans une attaque attribuée au groupe djihadiste Boko Haram, dans le nord-est du Nigeria. L’incident s’est produit ce vendredi 8 mai 2026 dans une zone forestière proche de la ville de Maiduguri, dans l’État de Borno, épicentre de l’insurrection depuis 2009. Selon Le Monde, les assaillants ont ouvert le feu sur un groupe d’ouvriers en pleine activité, avant de prendre la fuite.
Ce qu'il faut retenir
- **Dix-huit bûcherons tués** lors d’une attaque attribuée à Boko Haram dans l’État de Borno, au Nigeria.
- L’incident s’est produit **ce 8 mai 2026** dans une zone forestière près de Maiduguri.
- Depuis 2009, l’insurrection djihadiste a causé **plus de 40 000 morts** et déplacé **2 millions de personnes**, selon l’ONU.
- Boko Haram, actif dans la région, multiplie les attaques malgré les opérations militaires en cours.
Les autorités locales n’ont pas encore confirmé officiellement le bilan ou l’identité des assaillants, mais des sources locales et des ONG présentes sur place ont évoqué une attaque typique des combattants de Boko Haram. Ces derniers ciblient régulièrement les civils, les forces de sécurité et les travailleurs isolés dans cette région du Nigeria. Maiduguri, chef-lieu de l’État de Borno, est l’une des villes les plus touchées par l’insurrection depuis son déclenchement en 2009.
L’attaque survient alors que les tensions restent vives dans le nord-est du pays, où Boko Haram et son rival, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), mènent des opérations régulières. Selon des rapports des Nations unies, plus de **2 millions de personnes** ont été déplacées depuis le début du conflit, et la situation humanitaire reste critique dans de nombreuses zones rurales.
Les bûcherons, souvent des travailleurs journaliers ou des petits entrepreneurs locaux, étaient en train d’abattre des arbres dans une forêt située à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Maiduguri. Les survivants, interrogés par des journalistes sur place, ont décrit une attaque éclair : « Les hommes armés sont arrivés à moto et ont commencé à tirer sans sommation », a raconté un témoin sous couvert d’anonymat. « Ils ont pris tout ce qu’ils pouvaient et sont partis en moins de dix minutes. »
« Ces attaques montrent que Boko Haram conserve une capacité opérationnelle malgré les pressions militaires. Les populations civiles paient le prix fort. »
— Un responsable d’ONG local, sous anonymat
Cette attaque rappelle l’ampleur des défis sécuritaires dans le nord-est du Nigeria, où la population civile reste en première ligne face à l’insurrection. Malgré les victoires militaires enregistrées ces dernières années, Boko Haram et l’ISWAP continuent de mener des attaques ciblées, exploitant parfois les failles de la chaîne de commandement ou les rivalités locales.
Les Nations unies ont récemment rappelé que la crise humanitaire dans la région nécessite une réponse urgente, avec plus de **7,9 millions de personnes** ayant besoin d’assistance en 2026, selon leurs estimations.
Boko Haram et l’ISWAP attaquent régulièrement les civils et les travailleurs isolés pour semer la terreur, affaiblir l’économie locale et recruter de force. Les forêts et les zones rurales, peu surveillées par l’armée, sont des terrains propices à ce type d’attaques, comme l’a souligné un rapport de l’International Crisis Group en 2025.