« Ce supercalculateur est une infrastructure stratégique pour la France », a souligné Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, lors de l’inauguration du Jules Verne, le nouveau supercalculateur installé à l’Université de Nantes. Selon Franceinfo - Sciences, cette machine, l’une des plus puissantes d’Europe, marque une étape clé pour la recherche française et les industries innovantes.
Ce qu'il faut retenir
- Puissance : 45 pétaflops, soit 45 millions de milliards d’opérations par seconde.
- Localisation : hébergé au Centre de calcul scientifique de l’Ouest (CCSO) à Nantes.
- Coût : un investissement de 50 millions d’euros, financé en partie par l’État et l’Europe.
- Objectifs : accélérer la recherche en climatologie, médecine et intelligence artificielle.
- Collaborations : accessible aux universités, laboratoires et entreprises partenaires.
Développé par la société Atos, Jules Verne s’inscrit dans le cadre du Grand équipement national de calcul intensif (Genci). D’après Franceinfo - Sciences, cette machine permettra de traiter des simulations complexes, comme les modèles climatiques à haute résolution ou les analyses génomiques pour la médecine personnalisée. « Nous allons pouvoir réaliser des calculs en quelques heures là où il fallait auparavant des semaines », a précisé le directeur du CCSO, Jean-Yves Berthou.
Parmi ses applications concrètes, le supercalculateur sera mis au service de projets comme l’étude des interactions océan-atmosphère dans le cadre du programme Copernicus, ou encore l’optimisation des traitements contre le cancer via la modélisation moléculaire. Autant dire que son impact dépasse largement le cadre académique, en touchant aussi des secteurs industriels comme l’aéronautique ou l’énergie.
« Jules Verne représente une avancée majeure pour la souveraineté numérique de la France. Il renforce notre capacité à rivaliser avec les meilleures infrastructures mondiales », a déclaré Sylvie Retailleau lors de la cérémonie d’inauguration.
Installé dans un bâtiment spécialement conçu pour accueillir sa consommation énergétique élevée, le supercalculateur s’appuie sur des technologies de refroidissement innovantes, réduisant de 30 % son empreinte carbone par rapport aux machines précédentes. Franceinfo - Sciences souligne que cette performance s’inscrit dans une logique de transition écologique, avec un objectif de neutralité carbone d’ici 2030 pour l’ensemble des centres de calcul français.
Accessible à une communauté élargie, Jules Verne sera géré en partenariat avec des acteurs comme le CEA, le CNRS et l’INRIA. Les chercheurs pourront soumettre leurs projets via une plateforme dédiée, avec des critères de sélection basés sur l’excellence scientifique et l’innovation. « L’idée est de démocratiser l’accès à ces ressources, tout en garantissant une utilisation optimale », a expliqué un responsable du Genci.
Les observateurs s’interrogent cependant sur l’avenir du financement de ces infrastructures, alors que les budgets publics restent sous tension. Une question qui pourrait resurgir lors des prochaines discussions sur la loi de programmation de la recherche, prévue pour l’automne 2026.